Miserere de Jean Christophe Grangé


Lecture faite dans le cadre du Challenge Policier/Thriller/Horreur

  • Nombre de pages: 528 pages

  • Editions:  Albin Michel
  • 4ème de couverture: « Ce sont des enfants.
    Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
    Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
    Mais leur pureté est celle du Mal. »
    Étrange assassinat d’un chef de chorale d’origine chilienne dans l’église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de choeur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d’Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36…
    Pour mener l’enquête, deux flics border line comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.
  • Y-a-t-il une suite? Non

Mon avis: 

Miserere est la 1ère lecture que j’ai faite d’un roman de Grangé, cette histoire débute dès les 1ères pages par un premier meurtre, celui du chef de chorale d’un lieu de culte, un chilien. Meurtre dont les causes de la mort demeurent d’abord mystérieuses, mais aussi un hasard qui fait que Kasdan se trouve parmi les premiers au courant du terrible méfait, le lieu de crime étant une église qu’il côtoie, c’est un commencement très prometteur dont l’ambiance est vite installée qui nous permettra de suivre l’enquête pas à pas. Cet ancien flic culotté prendra l’affaire de manière « informelle », il s’y tiendra malgré les menaces pour qu’il lâche une affaire qui est plus dangereuse qu’elle n’y parait. Il sera rapidement aidé d’un jeune policier Volo, toxico, en pleine cure de désintox, un personnage tout aussi mystérieux que notre vieux flic. Tout pourrait faire d’eux des personnages totalement éloignés cependant l’intrigue nous révèlera de nombreux détails, secrets de leur vie qui nous démontrera qu’il en est tout autre. Deux flics débrouillards, insensibles mais au-delà des apparences existent des points faibles pour chacun d’eux. Outre ces deux personnages principaux que l’auteur prend grand soin de détailler d’autres apparaitront au gré de l’enquête autant dans le camp des méchants que dans le camp des personnes pouvant aider à y voir clair dans cette enquête. Il prendra encore un soin particulier pour chacun à les présenter comme il se doit même s’ils n’y font qu’un passage éphémère dans l’intrigue.

D’autres meurtres suivront bien sûr mettant à rude épreuve les nerfs de nos personnages pour qui l’enquête a l’air de piétiner et d’être beaucoup plus complexe qu’elle n’y paraît. Cela se voit rien que sur le plan de l’ambiance, le début reste bon enfant, l’auteur se permet des traits d’humour mais très vite la plume devient plus noire quoique poétique et métaphorique. J’ai trouvé que sa plume est charmante, agréable avec ses expressions créées de toute pièce pour décrire certains faits mais totalement paradoxale avec ce qu’il nous raconte.

Par contre malgré les points positifs que j’ai évoqué il y a quand même des choses qui m’ont beaucoup moins plu et qui ont un peu gâché ma lecture, d’une part ses personnages quoique bien travaillés sont trop sombres, l’intrigue l’était bien assez sans qu’on ait besoin d’en rajouter encore. Cela m’a rendu la lecture plus difficile malheureusement car j’ai fini par trouver l’ambiance pesante. D’autre part, autre point négatif concernant ses personnages où quelques passages m’ont paru crée juste pour que l’intrigue et ses personnages s’emboitent et je n’ai pas été emballé du tout par le résultat. A croire que c’est son point faible, à trop en faire on en gâche la chose puisque ce sont les deux points qui m’ont vraiment gêné.

Mais vraiment on ne peut rien lui reprocher pour l’intrigue, elle est très originale avec ses thèmes totalement étonnant avec l’importance des enfants, des chorales, de la musique, de la manière dont est donné la mort dans les assassinats. Un très bon fond, un très bon dénouement malgré ses personnages principaux trop clichés du flic au fond du trou qui ne peut avoir qu’une vie malsaine à cause de ce qu’il voit au quotidien du moins c’est comme ça que je l’ai perçu et j’ai trouvé que ça sonnait vraiment trop faux.

Je découvrirais malgré avec tout avec plaisir d’autres romans de l’auteur car l’amatrice de thriller qui est en moi a été comblé.

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9 réflexions sur “Miserere de Jean Christophe Grangé

  1. Contente de voir que tu as appréciée.
    Dans les livres de JC Grangé, ses « héros » sont toujours à l’opposé de cela. Ce sont toujours des personnages sombres, anti-héros, violents et qui n’ont que faire de la loi.
    Pour ma part, c’est ce que j’aime particulièrement. lol. « petit côté bad boy » ( sauf qu’eux sont vraiment des bad boys avec qui il ne faut pas plaisanter. »

    PS : je t’ai mis en partenariat sur mon blog, vu qu’on fait bientôt une lecture commune. ^^

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    • Ils peuvent être anti-héros mais bon quand même je trouvais que ça forçait trop le trait. Dans les thrillers, les personnages ont de toute manière toujours des soucis personnels mais c’est la première fois que j’en lis un où les problèmes de chacun sont si grossis en fait, ça fait de l’ombre à l’enquête en plus alors qu’elle était bien comme ça sans qu’on en rajoute…

      PS: ok je vais faire de même alors :D.

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  2. Ahhh je dois l’avoir quelque part 🙂 j’avais voulu le lire, mais je n’étais pas en phase « thriller » à ce moment là… faudrait que je le ressorte 🙂 merci 🙂

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  3. Oui, noisette a raison c’est un des traits typiques des héros de Grangé – d’ailleurs il y a d’autres livres où il pousse également le bouchon assez loin ! J’avais lu une édition de Miserere où l’éditeur avait spoilé en 4e la première partie de l’intrigue, ce qui m’a un peu pourri les 150 premières pages, mais dans l’ensemble je l’ai trouvé plutôt très bon, comparé aux autres titres.

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      • Pardon mon commentaire est ambigu, j’aurais du dire : un très bon Grangé, parmi ceux que j’ai préférés ! 😉 J’ai eu peu de déceptions (en fait une seule car j’avais trouvé l’assassin très vite, et une demi-déception sur un dont le thème ne m’avait pas du tout enchantée) avec cet auteur, et beaucoup de très bonnes surprises. Les Rivières pourpres en fait partie. 🙂

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      • Je comprends mieux alors. Merci pour ces précisions. Dans tous les cas, ça change peu de choses si l’auteur adore créer des personnages torturées et en rajoute à chaque fois. A voir si ça passe mieux dans Les Rivières Pourpres que Miserere.

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  4. J’ai préféré « Les Rivières Pourpres » du même auteur. Plus sombre, plus sanglant, plus captivant 🙂
    Mais j’ai quand même passé un bon moment avec cette lecture.

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    • J’ai aussi préféré Les Rivières Pourpres, sans ce livre, je ne pense pas que j’aurais tenté de nouveau de lire du Grangé car comme tu l’as vu Miserere ne m’avait pas laissé une bonne impression.

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