Vampires d’une nuit de printemps de Lia Vilorë


  • Edition: Editions du Petit Caveau
  • Nombre de pages: 250 pages
  • 4ème de couverture: Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses !
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ?
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !
Bourré de références cinématographiques, de traits d’humour et de rebondissements, l’auteur nous propose de suivre les pas de son héroïne, Lia Fáil, dans une enquête qui lui permet de vivre maintes péripéties. un récit moderne et original, teinté d’humour pour le moins mordant!

Mon avis:

Tout d’abord, merci aux éditions du Petit Caveau et au Forum Accros & Mordus pour m’avoir permis de lire ce livre.

Vampire d’une nuit de printemps m’a attiré immédiatement par sa quatrième de couverture accrocheuse. Le style surtout m’a fait tilt : j’aime lire ces livres qui ne ressemblent à aucun autre car l’auteur a « cette plume » qui fait sa signature et qu’on ne pourra jamais confondre avec une autre. Et le l’histoire, en second lieu, me laissait penser à une enquête ou une argumentation sous une autre forme pour clamer son innocence, ça me plaisait beaucoup et je n’ai pas été déçue car la lecture me l’a confirmée.

Cependant, je vous préviens immédiatement quoiqu’insolite et avec plus d’une qualité que je vous présenterai ensuite, je n’ai pas accroché totalement à ce roman. Pourquoi ? La raison est simple, ce n’est pas un genre que j’affectionne de manière générale, je pensais sortir des sentiers battus de la bit-lit, c’est-à-dire trouver quelque chose de moins léger et malheureusement non. Je pense que ce fait-là explique déjà beaucoup ma déception. Ensuite, le manque d’action afin de poser les premières pierres du récit m’a gênée, plus des cent premières pages décrivent, expliquent comment vivent, fonctionnent les vampires mais peu d’événements importants qui en auraient fait une lecture intense. J’ai soufflé enfin quand l’assassinat a été commis car l’histoire a repris plus de saveurs. J’adore les enquêtes donc cela a participé à faire remonter l’intrigue dans mon estime. Elle a été à mon goût, cependant j’ai trouvé que des choses étaient conclues rapidement sans qu’on comprenne exactement pourquoi. Pas tout le temps mais au début, a contrario j’ai aimé les explications bien détaillées de Lia, c’était plus clair et probablement l’effet voulu. J’ai aussi trouvé du plaisir à lire le développement fait autour du vampire élaboré par Lia Vilorë. Elle le construit de manière très surprenante qui nous fait sortir de l’habituel cliché vampirique dont elle en lance quelques piques dans le récit. Celui-ci n’est pas un monstre à proprement parler, il a des manières d’agir digne d’un gentleman, il est solidaire avec ses congénères, il s’adapte à la vie du XXIème siècle en fait. Chaque convent, sous-entendu famille de vampires a son fonctionnement très protecteur à l’encontre de ses membres, ses rituels, son organisation parfois un peu grotesque mais très bien travaillée. Deux convents seront mis en avant : le convent Orfhlaith et l’autre nommé Ailill, l’un protégeant l’autre ce qui entraîne des liens complexes entre les convents. Outre ce fait, ces deux familles disposent aussi d’une Histoire commune qui fonde la base de nombreux éléments du récit. J’ai apprécié ce pilier fondateur donnant du cachet à l’intrigue. De plus, l’auteur ne survole pas le sujet, on a les informations au compte-goutte parfois trop peu nous laissant planer le doute mais je crois qu’à la fin l’ensemble était suffisamment clair pour ne laisser aucun lecteur sur sa faim.

Ce livre est une véritable plongée dans leur univers où la sur-vie dans le monde comme un humain normal est l’essentiel, on suit leur vie routinière, les premiers pas de Lia dans cette nouvelle peau, ses relations avec ses semblables. Le récit se base beaucoup sur le côté psychologique des personnages, on est beaucoup dans les pensées de notre héroïne mais aussi dans l’étude comportemental des autres membres des convents. C’est une manière d’aborder les choses très intéressantes mais aussi un des éléments qui m’a le plus ennuyé dans les premières pages, comme je vous l’ai dit ce n’est pas mon genre de prédilection alors je me suis accrochée pour lire tout ça. Ça a tendance à me déprimer de manière générale, pas ce livre en particulier bien sûr, mais globalement car j’ai besoin d’action dans les livres, de me faire emporter surtout dans les livres où le fantastique est présenté.
Heureusement, l’auteur a su agrémenter son œuvre de nombreuses pointes d’humour – parfois un peu pesant je tiens à le dire surtout quand on manque un peu de culture pour comprendre le trait d’humour- complété avec le don de Lia Fail qui donnait un effet détonnant et très agréable. Il participe en plus à donner un atout à l’enquête qui occupe la seconde partie du livre, c’était très bien trouvé.

Les personnages étaient aussi un des points forts de Vampire d’une nuit de printemps. Comme je l’ai dit, l’histoire est façonnée surtout autour de la psychologie de chacun, des faits et gestes de tous. D’une logique implacable bien sûr car dans une grande famille, chaque chose prend son ampleur particulière. Amaël, le partenaire colocataire de Lia est mon préféré, il fait son entrée dans le récit d’une manière grotesque me laissant stupéfaite. Cependant cela ne dure pas et il sera un vampire prévenant donnant un apprentissage parfait à son élève. Il est un peu l’homme rêvé, Lia Fail a beaucoup de chance. Je suis tombée sous le charme aussi de son côté plus sombre, plus réservé mais j’ai moins accroché au fait qu’il se dévoile parfois assez facilement. C’est une bonne pâte parfois un peu trop. Lia, elle est tout le contraire, cette ancienne étudiante qui aurait du mourir dans un accident a un caractère de chien. Elle en a toutes les raisons entre sa transformation en vampire comme échappatoire à la mort, cette nouvelle vie qui change de sa vie pépère de célibataire il y a de quoi péter un câble quand on se retrouve en colocation du jour au lendemain avec un pouvoir très étrange … Elle évoluera très vite et bien. Cependant, j’ai peut être trouvé un peu irréaliste que ça se passe comme ça si vite malgré les événements.
J’ai été moins emballé par le reste des personnages, on les rencontre vraiment plus après l’assassinat et ce temps en moins pour les découvrir a sûrement joué. Mes préférences ont penché pour les individus les plus proches de notre duo infernal comme Brian, l’ami le plus proche d’Amaël ou bien Rose, une vampire dynamique, réconfortante.

Pour ma part, j’ai ressenti une grande frustration en le lisant car l’auteur n’a pas su me donner l’action que je recherchais, ça a été trop terre à terre et ne m’a pas transportée. Mais malgré tout, cette lecture bien qu’elle ne m’ait pas passionnée, mérite d’être connue pour l’humour et la plume de son auteur lui donnant du piquant et un ton léger très agréable. Elle dispose à mon goût de tous les ingrédients nécessaires pour plaire au plus grand nombre.

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3 réflexions sur “Vampires d’une nuit de printemps de Lia Vilorë

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