La Belgariade, tome 1: Le Pion blanc des présages de David Eddings


  • Titre VO: The Belgariad, book 1 : Pawn of Prophecy
  • Edition: Editions France Loisirs
  • Nombre de pages: 444 pages
  • 4ème de couverture: Et les Dieux créèrent l’homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d’un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu’aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s’éveiller. Et justement l’Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d’échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l’Orbe, désigné par les présages, mais qui n’est encore qu’un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d’automne. Un simple pion, et si vulnérable…

Mon avis:

Depuis quelques mois avec Valérie du blog La vie telle quelle me passionne, nous avions décidé d’organiser une lecture commune du premier tome de La Belgariade. C’est chose faite puisque nous l’avons lu la semaine dernière toutes deux.

Dans un premier temps, il convient de vous préciser que  j’ai déjà lu il a quelques années La Rédemption d’Althalus de David & Leigh Eddings et de mémoire, je peux  vous dire que la seule similitude dont je suis certaine c’est que ce livre se démarque encore par la fluidité de son écriture.

Les premières pages, me feront peut être dire le contraire quand même car le prologue est assez ardu à comprendre, il est même assez effrayant avec l’énumération en à peine une dizaine de pages d’un nombre incroyable de personnes, de régions … Ce prologue résume rapidement la genèse sur laquelle se basera l’histoire du livre. Enfin dans un premier temps ce n’est pas si évident car les premières pages du récit nous emmènent dans un tout autre endroit qui n’est rien d’autre qu’une cuisine.

Dans celle-ci, nous y découvrons Garion, un jeune enfant qui vit au sein d’une ferme sous la garde de sa tante, que tout le monde appelle Tante Pol. Sa tante est la cuisinière de cette maisonnée, une femme dépeinte avec les yeux d’enfant du petit Garion qui la croit presque magicienne tellement sa cuisine est bonne, tellement sa cuisine est organisée, on la croirait presque parfaite enfin pas tout à fait car elle a la fâcheuse manie de donner des corvées quand notre héros pose un peu trop de questions ou quand il ne devrait pas être là où il se trouve. Il a raison sur un point elle est juste unique, sa façon d’être m’a beaucoup fait sourire dès les premières pages et ce n’est que le début…  Ces deux personnages vivent une vie paisible, Garion grandissant tranquillement au sein de cette communauté autonome. En apparence, on se demande de suite quel rapport peut-on faire avec le prologue qui nous parlait de Dieux, de l’Orbe d’Aldur… Eh bien patience car l’histoire ne nous en apprendra pas beaucoup, nous ne saurons que le strict nécessaire parsemé au gré de l’intrigue.

Sire Loup un conteur, un bien drôle de personnage porté sur les bonnes choses qui forme un duo explosif avec Tante Pol dans un premier temps, sera un des premiers personnages étrangers à la communauté faisant son apparition. Je le considère un peu comme un des éléments déclencheurs qui fera sortir Garion et sa tante de leur petite vie tranquille pour les emmener sur les routes à la recherche de quelque chose ??? Mais quoi donc ??? Je pense que vous aurez vite votre petite idée si vous le lisez mais bon rien ne sera dit car les mots ont un certain pouvoir, on ne sait jamais et puis Garion doit rester ignare, il est jeune et on le prend encore énormément pour un bébé… alors ça n’aide pas non plus à attiser toute la curiosité du lecteur. Au gré des routes et grâce à ses compagnons de route Silk et Barak, deux comiques qui ont plus d’un atout dans leur manche, il finira par apprendre, découvrir mais pas trop rapidement non plus.

Concernant leurs aventures sur les routes, on aurait pu penser que cela aurait ajouté un petit plus à toute la routine qu’il connaissait à la ferme mais non malheureusement à la routine de la ferme lui succède celle des voyages. Les différents cadres qui apparaissent sont peu exploités et l’auteur a l’air de changer de lieu de temps en temps en faisant le minimum pour que le lecteur ne s’ennuie pas au gré des légères révélations. J’ai trouvé cela dommage pour cette 1ère partie heureusement la seconde partie devient largement plus intéressante. On en apprend plus, on tomberait presque des nues même, pour certains de nos personnages seulement, pour certains, nous devinions qui ils pouvaient être mais pas tous. Garion sera stupéfait bien sûr mais il sera vite évincé d’autres informations potentielles. Dans un château cette- fois ci,  se passera l’ensemble de l’action. Il sera encore tenu à l’écart car il est bien trop jeune pour participer aux discussions des adultes mais heureusement David Eddings a su lui réserver quelques petites aventures houleuses nous permettant de nous amuser un peu.

Il permet aussi à Garion de former un duo superbe avec Silk et cette évolution est vraiment agréable dans le sens où Silk lui soumet des informations utiles pour évoluer dans une contrée où il n’a jamais mis les pieds, dans une cour de Roi, où il ne connaît personne, encore moins les manières à avoir… De manière générale, de toute façon, le fait de côtoyer des hommes permet à Garion de trouver la maturité et l’autonomie dont il a besoin car ce n’est pas avec Tante Pol qu’il trouvera tout ça… Sire Loup lui sera utile de plus dans sa quête d’identité car ce voyage remet beaucoup d’idées préconçues du petit en place. Il ne sait plus qui il est, la crise d’adolescence n’est pas loin aussi. Je pense qu’il a vraiment le plus mauvais rôle pour l’instant surtout avec le lot d’ennemis qu’il a en plus sur le dos dont il apprend « l’existence » au cours ce premier chant.

Le contexte de l’histoire est bien sympathique, peut être un peu complexe par moment car les régions sont diverses tout comme leurs habitants. Chaque peuple a ses Dieux, ses activités spécifiques, sa culture, sa langue… Cela fait beaucoup à enregistrer et on peut compter sur certains personnages comme Durnik, le forgeron de la ferme qui les accompagne par exemple pour poser des questions car il ne s’y retrouve pas bien souvent, une jolie manière détournée pour faire le point pour le lecteur. Les légendes ont aussi beaucoup de place mais d’une manière générale on se tait encore beaucoup sur le chapitre, on préfère parler de l’Histoire des rois de ces contrées par exemple.

Pour moi, La Belgariade est une série qui me plaît déjà bien, on peut lui reproche son manque d’action pour le moment mais l’originalité de l’intrigue est présente. J’ai quelques remontrances aussi à faire concernant l’exploitation des personnages qui paraissent plus peu travaillés qu’autre chose pour le moment mais j’ai bon espoir que cela s’arrange.

Pour les amateurs de fantasy, si vous n’avez pas lu la série, vous pouvez vous y lancer les yeux fermés sans souci.

L’avis de Valérie se trouve par ici, si vous voulez savoir ce qu’elle en a pensé n’hésitez pas.

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16 réflexions sur “La Belgariade, tome 1: Le Pion blanc des présages de David Eddings

  1. Je suis vraiment ravie qu’on ai toutes les deux aimé notre lecture. Je pense que le deuxième tome sera encore plus passionnant et j’ai hâte de voir l’évolution des personnages, notamment Garion qui n’a pas encore conscience je pense de toute l’ampleur de ce qui l’attend. J’espère qu’on apprendra à connaître encore mieux les personnages.

    Je te remercie infiniment pour cette lecture commune 🙂

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  2. Je ne veux pas dire, mais c’est raté 😉 Leigh a bien travaillé avec David sur la Belgariade. C’est juste que les éditeurs ne l’indiquaient pas : tu comprends, un homme ça fait vendre, une femme en fantasy, bof.
    Héhé, j’aime bien l’humour de Sire Loup pour ma part 😉 J’ai lu les préquelles avant de m’attaquer à la saga (oui, pas bien) du coup, avec ou sans ces données, j’ai trouvé la saga très classico-fantasyienne. Un mal pour un bien car c’est très bien écrit 😉 J’ai eu du mal à la terminer – la lectrice que je suis étant devenue un peu plus exigeante – et il m’a fallu une lecture commune pour la terminer.

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    • Ok, j’aurais du vérifier j’avoues mais je pensais que cette série il l’avait écrit seul comparé à d’autres où leur deux noms sont indiqués ^^. Merci de me l’avoir précisé. J’espère que la lecture ne me paraîtra pas trop « fade » au fur et à mesure de mon avancée.

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