Fées à la chaîne de Philippe H. Besancenet


  • Edition: Editions  P’tit Golem
  • Nombre de pages: 230 pages
  • 4ème de couverture: Lyse est di-fée-rente. Elle préfère les dragons aux licornes, rêve à des endroits sombres fuis par ses semblables et s’enthousiasme pour bien pire encore. Aussi quand elle reçoit une lettre de l’Ambassade l’invitant à rejoindre ses rangs, la surprise pour les siens est de taille. Car l’Ambassade se trouve dans l’autre monde, celui des hommes. Elle regroupe l’excellence du monde magique… Pourtant tout n’est pas rose (sa couleur préférée) pour Lyse. Celle-ci espérait retrouver Aryse dans la vénérable institution, mais sa sœur aînée a disparu.

    Le mot de l’éditeur :
    Fées à la chaîne, de Philippe H. Besancenet, s’adresse plus particulièrement à un public de jeunes adultes. Ce roman entraîne ses lecteurs dans une fantasy urbaine et féerique aux accents steampunk, où toute ressemblance avec notre propre monde serait très certainement voulue. L’humour de l’auteur vient graisser les rouages de son histoire pour parler de « fées à la Maude », de règlements « de compte de fées » et de licornes pétomanes.

Mon avis:

Fées à la chaîne, c’est un conte un peu spécial. En effet, il garde les codes classiques du genre, mais il est présenté de façon très moderne par l’histoire atypique qu’il raconte.

C’est l’histoire de trois soeurs fées, Aryse, Miryse et Lyse. Elles vivaient ensemble paisiblement dans un arbre, dans le monde des fées, jusqu’au jour où l’aînée, Aryse, a été appelée pour travailler à l’Ambassade. Peu de temps après, ce fut au tour de la benjamine Lyse d’y obtenir un emploi. Elle n’a qu’une hâte, retrouver sa sœur et découvrir un monde tant désiré, tant rêvé. Sauf que ce qui lui tenait tant à cœur ne va pas se passer comme elle l’aurait voulu. En effet, sa sœur a disparu et ce nouveau « monde » n’est pas du tout comme elle l’attendait. Comment cette fée va-t-elle gérer tout ça ?

Ce monde est assez étrange mais amusant, notamment grâce à certains animaux connus de tous qui sont transformés pour l’occasion, et qui portent des noms imagés à partir de jeux de mots. A titre d’exemple, nous avons les « blucioles » qui ressemblent aux lucioles mais propagent une lumière bleue.
Cet univers est aussi pathétique, en donnant une image peu reluisante de la société, qui va plus loin encore, avec la création d’un véritable monde des fées parodiée pour répondre aux attentes les plus farfelues, les plus stupides des humains.

Ce livre est vraiment surprenant, surtout parce que le contenu peut être pris autant au premier qu’au second degré. En effet, derrière la description des univers féeriques que l’on connaît depuis l’enfance, se trouvent des critiques propres à la société d’aujourd’hui. Ce récit est l’occasion de se faire une réelle image de ce que serait notre société de consommation dans un conte. L’auteur montre du doigt les standards que ce « tout le monde » veut imposer en ne laissant aucune place à la différence, tant sur le plan physique que psychologique. Ainsi, notre héroïne Lyse, cette fée accro à la couleur rose, aux gourmandises, au comportement assez libéré, ne rentre pas dans le schéma du personnel de l’ambassade. Sa manière d’être ne plait pas à tout le monde, très vite, avec son tempérament expansif, elle se fait remarquer, on ne sait pas où la caser… Et malheureusement, elle n’est pas la seule à ne pas rentrer dans le moule de cette Ambassade.

Cette lecture à double sens a été véritablement plaisante. Elle m’a fait voyager comme jamais, dans un monde loufoque et bizarrement, elle a su me faire réfléchir à propos de cette société contemporaine : qui s’y serait attendu ? J’aurais un seul reproche concernant certaines descriptions sur la fin qui m’ont paru complexifier le récit et lui faire perdre en cohérence. C’est un léger bémol qui, je vous rassure, n’enlève rien au charme de ce livre.

Pour finir, je remercie les Editions du P’tit Golem et le forum Accros et Mordus pour m’avoir permis de faire cette sympathique découverte.

 

Lu dans le cadre du Challenge A&M Maisons Partenaires

 

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4 réflexions sur “Fées à la chaîne de Philippe H. Besancenet

  1. Première chose que je ne peux m’empêcher de voir, c’est que le couverture est superbe, ensuite le résumé et alléchant et pour finir ton avis me donne vraiment envie de lire ce livre.

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