Loupo de Jacques-Olivier Bosco


  • Edition: Editions Jigal
  • Nombre de pages: 193 pages
  • 4ème de couverture: Loupo, Kangou et Le Chat se sont rencontrés dans l’antichambre de l’enfer, à l’Assistance Publique. Orphelin, fugueur ou petit voyou, leur galère ne faisait alors que commencer… Vingt ans plus tard, la vie, ils ont décidé de la cramer… Ils sont devenus voleurs, braqueurs et délinquants. Les casses, les flingues, le fric, l’adrénaline, la révolte, la nuit… Ils sont comme l’orage, sombres et déchaînés… Sur les tuyaux du Chat, Loupo et Kangou, son ami, son frère, écument les bureaux de poste et les banques de la région parisienne.
    Pour l’argent, pour le plaisir, pour le frisson glacé… Jusqu’au jour où lors d’un braquage, Loupo tire par erreur sur un môme et le blesse grièvement. Après, c’est comme dans un rêve, plus la fin approche, plus les images s’effilochent… Les flics lancés à leurs trousses, une meute des cités qui leur colle aux basques, ils deviennent des loups… Disparaître, se livrer, tuer ou être tués… L’étau se resserre, mais avant, il leur faut solder les comptes et régler définitivement l’addition… Sombre et brutal, un roman noir et désespéré, avec ses paumés, ses filles amoureuses, ses turbulences et la mort qui guette au coin d’une rue mal pavée.

Mon avis:

J’ai repéré ce livre grâce à sa 4ème de couverture. Elle m’a attirée comme un aimant avec ses noms de personnages originaux, cet univers décrit comme très noir. J’avais envie d’un thriller, d’un roman poignant, avec de la violence. Et je l’ai trouvé.

A la lecture, l’histoire s’est trouvée à l’identique de ce qu’en racontait la 4ème de couverture. Pas de surprise sur ce point. De suite, on entre dans un univers sombre, stressant, violent. A mon goût, c’est le point fort de ce livre. C’est grâce à elle qu’on se sent dans l’ambiance. Elle est efficace. Les phrases ne sont pas très longues, le vocabulaire est populaire, typique des quartiers chauds. L’effet est réussi, c’est ce que j’attendais pour un livre dans ce registre. Un autre avantage que je mettrais en avant c’est que cela permet d’en faire une lecture rapide.

Loupo est un livre d’action, on suit ce que vit le personnage du même nom. On apprend les événements de sa vie passée quand c’est nécessaire. On connaît son entourage au fur et à mesure, on les découvre au passé et au présent eux-aussi. On se sent dans la peau de Loupo, on vit l’action avec lui, avec eux. Sentiment contradictoire, tout ce que le personnage principal fait, n’est pas bien mais l’auteur arrive à nous montrer que ce n’est pas un mauvais bougre. On se prend de compassion pour lui assez facilement. Outre l’aspect du polar noir, on voit une histoire de vie se dérouler sous nos yeux, celle d’un petit groupe de jeunes qui n’a pas toujours pris le mauvais chemin. C’est intéressant de suivre leur parcours, de voir l’évolution dans leurs activités.

Cependant, dans ce livre tout ne m’a pas plu. Le lexique très particulier, les opérations menées concernant le banditisme ne sont pas si simples à suivre. Certains termes ne sont pas forcément explicites et cela a su me perturber par moment. De manière générale, c’est peut être un point qui peut gêner un certain type de lectorat. Des annotations auraient été parfois sympathiques à mon avis.

De plus, ce roman est présenté comme « noir » et « désespéré ». Je m’y attendais quand je l’ai lu mais je ne pensais pas non plus me retrouver avec une fin qui m’a véritablement laissée perplexe. On arrive à des actes poussés à l’extrême et cela m’a déplu malheureusement. Pour ce point, c’est une question de goût à vous de juger par vous même.

Malgré ces deux bémols, Loupo m’a plu. J’ai passé un bon moment de lecture, peut être un peu court. Pour finir, je peux juste vous dire,que je tenterais à l’avenir de lire les autres romans signés JOB.

Merci aux Editions Jigal et à Masse Critique pour m’avoir permis de lire Loupo.

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4 réflexions sur “Loupo de Jacques-Olivier Bosco

    • La fin ne m’a pas plu mais dans l’ensemble si c’est un livre vraiment sympa. Je ne saurais pas te dire, je peux juste insister sur le fait qu’il est assez noir surtout par les humeurs et ressentis du personnage principal.

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