Les Aventuriers de la Mer, tome 2: Le Navire aux esclaves de Robin Hobb


Couverture Les Aventuriers de la Mer, tome 2 : Le Navire aux esclaves

  • Edition: Editions France Loisirs
  • Nombre de pages: 449 pages
  • 4ème de couverture: Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l’utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain À travailler à bord de l’embarcation et à abandonner l’apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-soeur Althéa, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir, Elle doit prouver à Kyle qu’elle est un véritable marin pour récupérer Vivacia…
  • Y-a-t-il une suite?: la saga comporte 9 tomes au total

Mon avis:

Les aventures se poursuivent pour la foule de personnages découverte dans le tome 2. Il y a des rebondissements à n’en plus finir et j’ai adoré.

Althéa et Brashen remportent encore la palme. L’action qui concerne les protagonistes est unique. Althéa doit camoufler son identité et Brashen doit faire comme si de rien n’était. Qu’est- ce qu’il ne faut pas faire pour atteindre ses objectifs. Cette situation cocasse m’a beaucoup amusée mais aussi inquiétée. La peur qu’on découvre le pot aux roses, que Brashen vende la mèche. Que d’émotions! Brashen peut reprendre du poil de la bête dans ce tome. Ses mauvais jours sont dans l’ensemble finis et on lui refait même confiance, quelle chance par comparaison à certains.

Malheureusement, certaines choses ne changent pas en bien. Notamment Kyle, l’homme qui dirige maintenant la famille Vestrit, aussi capitaine de Vivacia qui fait ses premiers pas dans sa relation avec son fils, Hiémain. Des rôles qui ne lui conviennent pas totalement, des gestes qu’il va commettre qui m’ont relativement énervés. Robin Hobb sait se lâcher avec les protagonistes qu’elle ne veut pas qu’on aime. Elle l’écrase de défauts comme l’égoïsme, la cruauté, une ambition démesurée qui déborde sur de l’intransigeance. Elle n’y va pas non plus de main morte avec Malta, la fille de Kyle et Keffria. Il y a de l’eau dans le gaz dans cette famille, entre problèmes conjugaux, l’adolescence à gérer, un commerce à renflouer… surtout quand la grand-mère se trouve prise à partie et doit gérer tant bien que mal.

Hiémain quant à lui, ne vit pas une partie de plaisir. Il me fait penser à Fitz, le héros des Aventuriers de la Mer par certains côtés même s’il est beaucoup plus couard et qu’il n’a pas le physique pour se dresser contre son entourage. Cependant, sa relation avec le bateau est magnifique. Ah Vivacia ! C’est du grand art de l’avoir imaginée.

Et alors, là, première surprise sur le plan des personnages que Robin Hobb nous a concoctés avec l’évolution de Kennit et de son compagnon Sorcor. On ne pouvait que se faire une mauvaise idée de Kennit dans le premier tome et finalement, il a peut être un bon fond.

Bref pour résumer, la saga -en grande partie- familiale se poursuit. Certains faits sont prévisibles comme la relation entre Kyle et Hiémain pour d’autres on était loin de s’y attendre. Ce tome 2 confirme que le tome 1 mettait le contexte en place. Et ici, on a la possibilité de découvrir des détails croustillants comme la tradition marchande et enfin je profite de voyages en mers. Robin Hobb a vraiment un don pour planter un décor et construire des intrigues qui emportent les lecteurs.

A mon sens, c’est une saga fantasy à lire, c’est une petite merveille bien prenante qui change les idées.

Lu dans le cadre du challenge A&M Sagas

Publicités

3 réflexions sur “Les Aventuriers de la Mer, tome 2: Le Navire aux esclaves de Robin Hobb

  1. J’aime beaucoup la manière dont tu présentes et chroniques ce second tome, cela fait pour moi ressortir à merveille le fait que cette série soit conçue autour de ses personnages et que ce sont eux qui font l’histoire, et non l’inverse. J’aime le côté « drame familial » que peut prendre le récit et comment cela s’incorpore avec le côté fantaisiste. Du grand art ^^

    J'aime

    • Merci c’est gentil. Comme je t’ai dit sur ton blog, j’aime aussi beaucoup l’angle que tu prends pour ton avis. Les personnages c’est le point fort de la fantasy de Hobb. J’ai peut être pas trop insisté par contre sur les rites, les pratiques qui ont aussi une part essentielle et que j’apprécie énormément.

      J'aime

Un petit commentaire me ferait plaisir, n'hésitez pas

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s