Drood de Dan Simmons


  • Edition: Editions Pocket
  • Nombre de pages: 1213 pages
  • 4ème de couverture: 9 juin 1865. Charles Dickens, alors âgé de 53 ans et au faîte de son art et de sa gloire, regagne Londres en secret en compagnie de sa maîtresse à bord du train de marée. Soudain, à Staplehurst, l’Express déraille. Tous les wagons de première classe s’écrasent en contrebas du pont, à l’exception de celui de Dickens. Indemne, « l’écrivain le plus célèbre du monde », comme on le surnomme, tente de se porter au secours des survivants. Au fond du ravin, sa route croise celle d’un personnage à l’allure spectrale qui va désormais l’obséder : Drood. De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à son ami Wilkie Collins, écrivain lui aussi, à qui il reviendra de relater les dernières années de la vie de celui qu’il appelle, avec autant d’admiration que d’ironie, l’Inimitable. À la poursuite de Dickens, qui a cessé d’écrire pour hanter les bas-fonds – cryptes, cimetières et catacombes – de Londres, Collins cherche à comprendre quels rapports unissent désormais l’Inimitable et l’inquiétant Drood. Mais peut-on vraiment porter foi au récit halluciné de Collins, opiomane en proie à la paranoïa ? Inspiré par Le Mystère d’Edwin Drood, le roman mythique que Dickens laissa inachevé à sa mort en 1870 – cinq ans jour pour jour après son accident de train -, Drood nous entraîne dans le Londres interlope de Jack l’Éventreur et des sciences occultes. Huit cents pages de frisson et d’envoûtement garantis. Haletant, complexe et étourdissant, le nouveau chef-d’oeuvre de Dan Simmons fera bientôt l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Hellboy).

Mon avis:

Cela faisait des lustres que je voulais lire ce livre. Sa taille et le manque de temps m’ont rebutée à plusieurs reprises et à regret. Je ne sais combien de fois, j’ai hésité à l’attraper pour le débuter. Tous les jours, je passais devant ma bibliothèque et  il me narguait. Et puis, je l’ai pris un matin et je l’ai enfin commencé.

J’ai fait la rencontre de Wilkie Collins, un auteur du XIXème que je ne connaissais pas. Enfin, je rectifie je connaissais de nom son titre le plus célèbre La Dame en Blanc mais le nom de son auteur ne m’avait pas marquée. Mon manque de culture a donc légèrement diminué en entrant dans l’intimité de ce cher Wilkie et de son célèbre ami Charles Dickens.
Rapidement, je me suis demandée qui était Drood que mentionnait le titre. Au bout de quelques pages, on finit par le découvrir fugitivement. Mais ensuite, ce personnage restera un mystère de bout en bout. C’est ma déception dans ce livre car je m’attendais à autre chose. Je voyais un tout autre objectif à ce livre et je ne l’ai pas trouvé.

Cependant, Drood fut une lecture dans l’ensemble plaisante où j’ai pu admirer le talent de Dan Simmons pour retranscrire de manière merveilleuse les dernières années de vie de Charles Dickens et surtout de cet auteur qui est resté dans son ombre, Wilkie W. Collins. Je me suis cru en leur compagnie, j’ai eu l’impression de vivre quelques temps dans leur intimité.
J’ai eu la grande chance de découvrir le Londres de l’époque. Une ville décrite en toute franchise avec ses désagréments, ses réalités, des quartiers plus prestigieux à ses bas-fonds.

Malgré tout, il convient de vous préciser que Wilkie Collins n’est pas non plus le narrateur parfait. Il a de nombreux défauts dont la jalousie, une humeur bien trop souvent fluctuante qui rend la lecture réelle mais aussi barbante malheureusement. J’ai eu un peu de mal à m’engager par moment dans un livre qui n’était pas toujours gai à lire. Heureusement, le mystère entourant ce Drood m’a permis de poursuivre. Ah la curiosité, quelle bonne affaire pour les auteurs!
Deuxième point qui m’a aussi décontenancée c’est la part fantastique de cet ouvrage. Là aussi, cela ne faisait pas partie de ce que mon imaginaire aurait pu supposer et j’ai fait quelques petits blocages.
Et enfin, les longs passages de citations des ouvrages de ces messieurs sont devenus au fil des 1200 pages composant ce livre bien pesantes. Je n’ai pas encore lu ceux-ci alors les spoilers incessants devenaient bien longuets. Cependant, ce n’est pas pour autant que ça a attiré ma curiosité.

En conclusion, si vous cherchez à mieux connaitre Charles Dickens ou encore Wilkie Collins, ce livre est fait pour vous. N’en attendez pas trop après ce Drood même si cette histoire peu commune mérite sa lecture, elle peut aussi décevoir avec son narrateur un peu spécial.
Dan Simmons a du talent, ce livre le prouve une fois de plus, n’hésitez pas non plus à le découvrir. 1200 pages suite à des années (j’imagine) de documentations, de recherches pour écrire un récit de cette qualité c’est magnifique. Et l’adaptation doit valoir le coup d’oeil je suis juste curieuse de découvrir les passages les plus mystérieux de l’histoire.

Lu dans le cadre du challenge A&M Le Tour du Monde des Livres

France>Canada>Italie>Jamaïque>Etats-Unis>Royaume-Uni

Lu dans le cadre des challenge Mort Sûre

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6 réflexions sur “Drood de Dan Simmons

    • Je l’ai vu après coup mais dans ce roman-ci c’est sur ce point de vue que se base Dan Simmons. L’idée c’est que Wilkie Collins aurait laissé ses mémoires à des générations futures. Et il suppose qu’il ne serait plus forcément connu à l’époque où on lirait ces textes et que Charles Dickens lui le serait au contraire. Dan Simmons a voulu écrire quelque chose qui parlait au plus grand nombre même s’il a aussi démontré que Wilkie Collins avait du talent et qu’il méritait d’être lu. Enfin pour ma part, je suis convaincue de le découvrir. Merci pour ton passage Elodie :).

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  1. Ah j’avais repérée ce livre depuis pas mal de temps, mais je pense que je vais d’abord me renseigner sur Dickens et notamment lire Le mystère d’Edwin Drood avant celui-ci afin de savoir qui est qui et le contexte.
    Merci pour cet avis =)

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  2. C’est un auteur qui m’intrigue beaucoup ! Je ne savais pas de quoi parler ce livre, grâce à ton article, j’en sais un peu plus… j’essaierais de le lire à l’occasion mais avant il faut que je découvre un roman de Wilkie Colllins

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    • Je suis ravie d’avoir pu te donner quelques informations utiles. Lis La Dame Blanche, je pense c’est le livre qui revient fréquemment dans un premier temps dans Drood.

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