Un souffle, une ombre de Christian Carayon


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  • Maison d’édition: Editions Fleuve Noir
  • Nombre de pages: 542 pages
  • 4ème de couverture: Été 1980. Le lac de Basse-Misère, dans le sud du Massif central. Un groupe d’adolescents de bonne famille est massacré sur l’ îlot où il était parti camper, en marge de la fête du club nautique local. Dans toute la région, l’onde est sismique. Comme un point de bascule irréversible, qui signe la fin d’une époque d’insouciance, et le début du déclin de la vallée.
    À Valdérieu, principale agglomération du pays, quelque chose s’est brisé pour toujours. Trente-quatre ans plus tard, le meurtrier supposé croupit derrière les barreaux. Mais à l’université de Toulouse, le chercheur en histoire Marc-Édouard Peiresoles ne croit pas en sa culpabilité. Originaire de Valdérieu, et témoin impuissant du cataclysme alors qu’il n’était que collégien, il décide de retourner sur place, et de reprendre toute l’enquête. Comme on replonge dans ses propres traumatismes. Comme on lève le voile sur trois décennies de non-dits, en grattant le vernis d’une communauté beaucoup moins lisse qu’il n’y paraît. Derrière les fantômes des adolescents disparus, c’est bientôt le lac de Basse-Misère qui se réveille, tel un prédateur endormi. Déjà prêt à engloutir ses
    prochaines victimes…

Mon avis:

Un souffle, une ombre est un thriller intriguant dès les premières descriptions du drame qui a lieu dans le Massif central à côté du lac de Basse-Misère. Un groupe d’adolescents a été victime d’un massacre le temps d’une nuit de fête. Ce moment devait être inoubliable, un théâtre d’amusement entre amis, collègues, frères, sœurs, oncles, tantes… et pourtant quelqu’un a décidé de bouleverser la vie de plusieurs familles et de toute une population en s’attaquant aux plus faibles d’entre eux de la plus ignoble des façons : 4 enfants dont 3 morts et 1 victime qui ne s’en remettra jamais.

Marc-Edouard, le héros de cette investigation ne s’en est pas remis non plus de cette tragédie. Il avait 10 ans au moment des faits, il ne connaissait pas vraiment les victimes et pourtant quelque chose est resté gravé en lui. Cette peur qui lui fait craindre que ce démon puisse recommencer.

Ce thriller sur la forme est assez commun. Il démarre en nous expliquant les raisons qui amènent notre professeur d’Histoire contemporaine, Marc-Edouard à reprendre l’enquête tout en nous introduisant au sein de sa vie aux passages compliquées. En effet, ce personnage principal a besoin d’avancer, de changer d’air. Sa carrière, ses histoires d’amour lui font penser que sa vie est un désastre. Il a besoin de repartir du bon pied tout en changeant d’air. Il a aussi un but, reprendre confiance en lui et vaincre ses peurs dont ce fameux Konitz, ce criminel de Basse-Misère qu’il a surnommé ainsi.

Le récit se poursuit en nous décrivant aussi les diverses manières au travers desquelles il recherche l’information. Sur le terrain, il découvrira plusieurs aides non négligeables pour avancer dans ses découvertes. Cette enquête sera une façon de remonter le temps et de croiser la vie de plusieurs familles.  Au-delà de cet aspect, nous avons la possibilité de rester dans un contexte totalement réaliste en côtoyant le héros dans sa vie de tous les jours.

En parallèle, l’auteur nous confie certains pans du drame qui s’est déroulé cette fameuse nuit d’été. Au travers de ces confidences, il commettra à mon sens un faux pas en nous révélant la solution de l’énigme bien avant que les recherches de Marc-Edouard ne soient terminées. J’ai été déçue de cette façon de mal gérer le suspense et de ne pas avoir pu chercher jusqu’au bout le criminel en compagnie du héros.

Cependant, j’ai globalement apprécié l’ensemble de l’histoire. Quoique classique sur la forme, le meurtre reste original, la psychologie et l’évolution du héros ainsi que de plusieurs personnages sont bien mis en avant. Le récit est vivant avec des investigations effectuées à plusieurs endroits et insuffle du suspense par à coup. Le seul bémol repose sur une révélation trop précoce lors de la prise de parole de l’auteur. Sans cela, je pense que j’aurais beaucoup plus apprécié de jouer les détectives jusqu’à la fin du livre. Une belle découverte malgré tout que je n’attendais pas!

 

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6 réflexions sur “Un souffle, une ombre de Christian Carayon

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