Chroniques d’une stagiaire à l’opéra d’Emi Ferrelli


 

chroniques d'une stagiaire à l'opéra

Chroniques d’une stagiaire à l’opéra est le premier roman d’Emi Ferrelli, ouvrage paru aux éditions L’Harmattan. Au vu du titre sans équivoque, je me suis souvenue d’une histoire de stagiaires que j’avais eu l’occasion de lire il y a quelques temps avec Les Stagiaires de Samantha Bailly, pour lequel mon avis avait été mitigé même si la lecture s’était réalisée de manière sympathique au travers d’une lecture commune. Pour le livre qui nous intéresse aujourd’hui, pas de binomette à l’horizon, des appréhensions à gérer seule. Et puis un univers à découvrir, celui de l’opéra et cet aspect-ci était très motivant car j’adore découvrir de nouveaux horizons.

Estelle est une jeune femme à la recherche d’un stage en tant qu’assistante à la mise en scène. Les places sont chères, Estelle en a conscience, elle sait qu’elle se réduit à un CV au travers de compétences, de diplômes et pourtant elle espère avoir ce stage. Ce serait l’occasion de sortir de son quotidien, de sa vie à Bordeaux, de ses amitiés qui l’embarrassent un peu, de sa rupture amoureuse… pour enfin penser à elle, à sa carrière professionnelle à ce qui la passionne. Victoire, elle décroche le stage… enfin pas seule. Et oui, étrangement, il n’y avait qu’une offre de stage mais deux personnes sont recrutées : Charles-Henri et Estelle. C’est incongru, est-ce que ça ne sentirait pas la compétition, la pression ? De prime abord, aucun doute est permis, il est certain que ces semaines en stage ne seront pas un long fleuve tranquille.

Au travers de chapitres courts, rythmée par des lieux, par le temps, l’histoire d’Estelle et de son stage en tant qu’assistante à la mise en scène à l’opéra prend vie. La plume est fluide, le tempo saccadé par ses chapitres se succédant. Ainsi, la lecture ne semble pas longue. Pour autant, l’intrigue va beaucoup plus s’orienter autour des relations avec les personnes qu’Estelle rencontre et ses amis que sur des propos étayés et techniques concernant l’opéra ou encore des aléas des stages. Finalement, Estelle aurait pu évoluer dans un tout autre milieu que nous nous en serions à peine aperçus ! Dommage. Il aurait été si agréable que ce roman autour des stagiaires soit différent d’un autre roman, la perche était tendue avec cette question de l’opéra. Mais la porte ne s’est pas ouverte bien longtemps et je me suis même questionnée sur les raisons d’Estelle pour faire ce stage précisément. Je n’ai ressenti aucune passion pour ce milieu de la part de l’héroïne. Simplement le besoin de lier des relations, le besoin d’observer les autres, de réfléchir sur de multiples sujets. Le récit ne sonne pas creux non mais cela reste plat et souvent décousu. Une multitude de faits surgisse, une vie se déroule sous nos yeux.

Heureusement Jean existe, Jean est merveilleusement bienvenu dans ce récit. La jeune fille (et moi-même) sommes tombées sous le charme de cet homme, le chef costumier. Il est vivant et bon vivant si bien que durant de nombreux chapitres je l’ai cru dans la fleur de l’âge. Mais finalement non, c’est déjà un monsieur qui a déjà vu plus de la moitié de sa vie. Cette amitié naissante est magnifique, elle est assez surprenante mêlant deux générations et pourtant elle existe. Pour moi, finalement l’histoire a été ici et j’aurai réellement apprécié en découvrir plus avec quelques ingrédients en plus autour de cette amitié. Le reste finalement était un contexte à mon goût.

En conclusion, je ressors assez mitigée de cet ouvrage car j’attendais d’apprendre, de découvrir des éléments autour de l’opéra. Perdu, j’ai découvert à la place, la description, l’incarnation de l’amitié au travers de deux personnages, celui de Jean et d’Estelle. A mon sens, le curseur a été mal placé, le cadre de la rencontre de ces deux êtres a été mis en avant maladroitement. C’est malgré tout la découverte d’une jolie plume, d’une auteur qui sait créer des personnages, des sentiments et qui doit juste se recentrer sur ce qu’elle sait faire.

  • Maison d’édition : Editions L’Harmattan
  • Nombre de pages : 280 pages
  • 4ème de couverture : « Dans chaque rencontre, il y a toujours une raison, une expérience, une leçon qu’il faut savoir cueillir. Que celle-ci soit heureuse ou non, elle nous permet toujours d’avancer. »
    Plongés dans l’univers de l’opéra, nous suivons Estelle, jeune stagiaire-assistante propulsée aux côtés d’un prestigieux metteur en scène allemand, Karl Hoffmann.
    L’héroïne relate avec beaucoup d’humour les chroniques de ses déboires, professionnels, amicaux et sentimentaux.
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