La Vérité de la Déesse de Lia Vilorë


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La Vérité de la Déesse de Lia Vilorë est le dernier né de l’auteur. Lia Vilorë au préalable a déjà écrit deux séries, celles de Vampires, parue aux Editions du Petit Caveau – dont j’avais lu le premier opus il y a quelques années-, La Louve de Brocéliande édité dans un premier temps chez Lune Écarlate et qui recherche une nouvelle maison d’édition depuis. La Vérité de la Déesse est dans le même univers que La Louve de Brocéliande mais soyez rassurés, il est possible de les lire indépendamment. Au passage, je remercie Lia pour sa confiance en me faisant découvrir son dernier livre dont la date de parution est programmée au 20 juillet. Vous pourrez le trouver au format numérique chez votre libraire numérique habituel ou sur la page Iggybook de Lia.

Nathan, détective privé, un maladroit qui s’assume, fait la rencontre inopinée d’une jeune fille, Lily lors de son footing un matin. Le jeune homme réussit à s’écorcher le crâne contre un arbre qui avait aussi eu la grande délicatesse d’être présent ce jour-là. La demoiselle se porte à son secours pour lui offrir un mouchoir pour nettoyer sa plaie et lui propose de venir boire un chocolat dans l’auberge familiale. Suite à cet incident, une veuve au travers d’une entrevue, embauche Nathan en tant que détective pour retrouver la piste d’un orgue de Barbarie disparu.

Des événements qui vont vite faire resurgir les souvenirs brumeux, des cauchemars étranges pour notre héros mais aussi un fait divers vieux de 10 ans, l’affaire Hamelin, des parallèles étranges avec la famille de la jeune fille aux yeux mauves rencontrée par hasard…Par hasard ? Est-ce que cela est vraiment un concours de circonstance? Et pourquoi lui semble-t-il connaître Lily Kendall depuis toujours ?

Lia Vilorë nous emporte dans ce qui semble être une enquête dans un premier temps. Mais vous le comprendrez vite avec cette auteur les apparences deviennent vite trompeuses. Et quand surgit une bonne dose de fantastique, il suffit de s’attendre à d’autres surprises du même genre pour plonger les yeux fermés dans un univers fouillé, où les aventures apparaissent dans un rythme de plus en plus effréné. La Vérité de la Déesse est une proposition littéraire déconcertante oscillant entre le policier, le fantastique, jouant avec la mythologie, s’envolant vers des contrées dystopiques. C’est inattendu et cela m’a laissé sans voix quand au fil des pages, j’ai découvert l’écheveau de cette intrigue où tout s’emboîtait au fil des révélations.

La construction de l’histoire est à l’image de l’intrigue très calculée ainsi chaque partie démarre par son prologue, par différents chapitres puis se clôt par un épilogue. Cela en facilite grandement la lecture notamment pour faire des interruptions.

Concernant les personnages, ils sont nombreux, peut être un peu trop par instant pour s’y retrouver notamment quand ils apparaissent sous plusieurs noms. Eux aussi, ont été crées sous la plume malicieuse de leur auteur puisque dans un premier temps, ils apparaissent plutôt sous des formes manichéennes. Les gentils sont presque des anges et les méchants sont impossibles à vivre, incontrôlables… Ainsi Lily est la jeune fille orpheline, innocente, Nathan, le gentil privé qui veut résoudre les problèmes des autres, le voleur de l’orgue de Barbarie est un méchant sans pitié, prêt à faire souffrir et tuer pour arriver à ses fins. Mais de fil en aiguille, les protagonistes apparaissant de manière récurrente dans ce livre sont décrits sous des aspects plus mitigés, plus gris… Les gentils ne sont peut être pas toujours les plus agréables au monde et il faut parfois faire certains concessions qui ne peuvent contenter tout le monde. Et à l’inverse, les méchants peuvent aussi tourner leur veste et leurs intentions paraître plus bonnes que prévues. Toujours se méfier des apparences une fois de plus.

Cependant, la construction de Nathan m’a paru assez surprenante avec une évolution légèrement rapide. Les compétences qu’il acquièrent dans ce livre se développent précipitamment. L’intrigue s’est accélérée aussi, ceci expliquant peut être cela mais pour ma part, j’ai fait un léger blocage là-dessus.

Concernant les thématiques développées, elles sont très riches notamment autour des questions de pouvoir, d’identité, de famille, des classiques vous me direz mais suffisamment revisitées pour être très pertinentes. Quelques semaines plus tard, je suis encore en train de digérer ce livre qui ne m’a pas laissé insensible, c’est pour vous dire.

En conclusion, vous trouverez avec La Vérité de la Déesse, un roman inclassable à la narration calculée avec plus d’un faux semblant qui devraient titiller votre curiosité jusqu’à la dernière page.

  • Maison d’édition : Auto-édition
  • Nombre de pages : 473 pages
  • 4ème  de couverture :Il y a dix ans, une vague de disparitions d’enfants secouait la ville galloise de Cardiff. On la nomme l’Affaire Hamelin. Nathan Pryce, détective privé maladroit accro aux sucette, est doué d’un sixième sens pour détecter le mensonge. Or, tous les ans, il se réveille d’un cauchemar à la date anniversaire de l’Affaire Hamelin et devine y avoir joué un rôle lorsqu’il était encore étudiant, mais lequel ? Quand il croise la route d’une jeune fille dont les yeux violets lui rappellent ceux de son cauchemar, le temps est venu pour lui de déterrer la vérité.

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