La mort du cheval fou de François-Xavier Marquis


La mort du cheval fou de François-Xavier Marquis est un ouvrage que l’auteur présente comme une histoire fictive traitant d’un sujet lui tenant particulièrement à cœur. Combiné à une 4ème de couverture évocatrice d’une intrigue autour d’une enquête sur la culpabilité de François tout en étant désigné comme un roman à suspens par ses premiers lecteurs, il ne m’en fallait pas plus pour me donner envie de découvrir ce livre.

François est arrêté, suspecté d’avoir tué son ami d’enfance, lors d’un week – end qui se voulait celui de leurs retrouvailles. Il se plonge dans un profond mutisme et ne permet pas de comprendre le déroulement des faits durant de nombreuses pages. C’est par ses amis dans un premier temps que nous allons découvrir François au travers de témoignages remontant le fil de sa vie et de sa personnalité. Puis le héros osera enfin parler et livrera sa version.

La mort du cheval fou est un roman choral, où le personnage principal se construit au travers des déclarations de son entourage, de son entrée dans sa vie d’adulte, de ses casseroles, de ses réussites. Sans tabou, le personnage se dévoile et de manière fine, l’auteur nous amène sur la psychologie particulière de ce héros malmené par son cheval fou. Mais qu’est-ce ce cheval fou ? Cette question, vous vous la poserez un petit moment, ami lecteur mais le récit finira par vous mettre à votre tour dans la confidence de ce mal qui ronge François.

Pour tout vous avouer, je n’ai pas trouvé le roman à suspens attendu. Dans un sens, c’est l’idéal car nous ne sommes pas dans une enquête policière habituelle qui aurait pu se prêter davantage à un rythme effréné. Le début est un peu lent, le temps de s’adapter à un héros atypique, grinçant, dérangeant si bien que l’on se demande même comment sa famille et ses amis peuvent le supporter.

Dans un premier temps, j’ai perdu le fil rouge du « Qui a tué Gérard ? » car je n’avais absolument aucun doute sur la question. Le fait était acquis dans ma tête et le déclic s’est fait bien plus tard, à la fin de la première partie où j’ai fini par m’interroger moi. J’ai posé cette lecture durant quelques jours pour prendre du recul. La poursuite de ma lecture ne s’est pas fait de la même manière peut être car le côté témoignages d’amis renforçait un côté impersonnel alors que la seconde est bien plus vivante car c’est François qui tient la plume. La magie des mots a fini par nous le rendre attachant, humain.

Pour un roman court, il est complexe et semble bien plus long qu’il n’y paraît. Il est dense, amène beaucoup de matière et prolonge la réflexion même au-delà de la lecture.

En conclusion, La mort du cheval fou de François-Xavier Marquis est une histoire vivante, avec une chute glaçante, des réflexions qui ne nous lassent pas et densifient sans cesse l’intrigue.

  • Maison d’édition : Editions L’Harmattan
  • Nombre de pages : 140 pages
  • 4ème de couverture : Octobre 1991, François est arrêté, l’arme à la main, aux côtés du cadavre de son ami Gérard. Au fil des témoignages de ses proches et de sa propre confession va se dessiner progressivement le profil d’un homme déchiré entre la simplicité de ses aspirations et une addiction dévorante : une déchirure qui aboutira à l’irréparable. Le lecteur assiste, tout au long du récit, à leur combat incessant contre la force qui les entraîne vers le drame.Jusqu’au dénouement, il se posera la question : qui a tué Gérard ?

Un petit commentaire me ferait plaisir, n'hésitez pas

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s