Continent, livre 2 : Guerre civile de Franck Wagrez


Continent livre 2

Guerre Civile est le second tome de la saga Continent écrite par Franck Wagrez dont j’avais eu l’occasion de lire le premier opus, Un Complot en début de premier année. A l’issue de cette découverte, j’avais marqué mon intérêt pour lire la suite et Franck Wagrez m’a très gentiment proposé de poursuivre dans cette série. Je le remercie encore une fois pour sa confiance.

Guerre Civile est un titre adapté pour ce deuxième livre puisqu’il va se démarquer par son orientation plus prononcée autour d’attaques belliqueuses. Baudouin veut récupérer son duché, Arhmarel, le roi décide le rappel du ban, appelle son ost à Aélénia pour marcher sur le Valfortin où s’est retranché Béatrix suite à la menace d’un embastillement. En parallèle, nous suivrons aussi les pérégrinations d’Isabella d’Halgedad dans la diplomatie mais aussi les machinations d’Alphon et Guillaume…

Après le calme, la tempête, tel est le constat qu’on peut se faire et l’auteur clôt d’emblée ainsi avec son premier tome introducteur. La direction prise permet une nouvelle illustration des complots du royaume mais renouvelle avec ingéniosité la narration, l’action…
Le ton de l’auteur est toujours atypique, franc, rude. Les batailles sont ainsi racontées sur un ton « pince sans rire » avec des attaques en plein hiver entraînant des ascensions en pleine montagne, des conséquences sans équivoques comme les maladies, la famine. Wagrez s’en donne à cœur joie et noircit atrocement le tableau avec des exagérations dont on finit par s’amuser. Guerre Civile nous fait osciller ainsi entre des stratégies grotesques que l’auteur moque au travers des entêtements d’un roi mais aussi des questions sur les jeux de pouvoir totalement pertinentes, nous orientant sur des sujets plus sérieux autour de la question du sacrifice, de l’image, du paraître.

Ce livre est aussi nourri de passages remettant en question les protagonistes imaginés par son auteur. Ainsi, le Roi est le sujet de propos autour de sa politique contestée, des interrogations des subalternes concernant ses choix ou encore la conduite du Fou du Roi, ses piques sont critiquées… Cette série prouve ainsi qu’elle ne se fige pas sur la seule évolution de ses protagonistes par l’action et dans le seul objectif de les rendre plus beau, plus fort. Elle propose ainsi des parties sur des questions sociétales, philosophiques, religieuses.

L’écriture est toujours aussi bien maîtrisée avec un récit prenant, bien calculé. Mais cependant, il reste une première limite pour cette deuxième partie. J’attendais beaucoup de découvrir un territoire celui de Continent, et avec une saga au nom éponyme, cela semblait incontournable d’entrevoir des passages réguliers le concernant. Raté, l’intrigue y renvoie régulièrement mais de manière indirecte, les personnages y font référence de temps en temps mais de manière induite et j’aurais préféré retrouver quelques intermèdes sur Continent comme dans le premier tome.
Ma seconde limite revient sur la complexité de l’intrigue qui pourrait rebuter plus d’un notamment autour de la difficulté de repérer les prétentions et les pouvoirs de chacun surtout sur les aspects religieux où le système semble plutôt complexe et peu explicité.

En conclusion, j’ai encore passé un très bon moment dans cette série, il y a du mystère à revendre, le plaisir de lire une série très étayée et complexe. A l’issue de Guerre Civile, je suis curieuse de savoir comment l’auteur va réussir à se tenir à 4 livres tellement il me semble qu’il y a encore à dire.

  • Maison d’édition : Auto-édité
  • Nombre de pages : 374 (version PDF)
  • 4ème de couverture : Le complot ourdi par Guillaume, avec la complicité d’Alphon a fonctionné. Alors que l »armée royale avance dans le Valfortin pour aider Baudouin à récupérer son duché, Isabella  d’Halgedad fait la connaissance de l’Amazone et l’Harmoniste progresse dans son enquête. Mais rien ne va se passer comme prévu. le jeunes chevaliers d’Helgor vont être confrontés à l’horreur de la guerre, Isabella va découvrir les charmes cachés de la diplomatie et l’Harmoniste bouleversera l’institution qu’il est venu défendre. De leur coté, Guillaume et Alphon poursuivent leur patient travail de sape et en récolteront les premiers fruits.
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Les Neiges de l’éternel de Claire Krust


Les neiges de l'éternel de Claire Krust

 

Les neiges de l’éternel est un ouvrage écrit par Claire Krust. Un roman dans le genre de la fantasy qui se démarque déjà par son lieu. Une véritable tentation pour une passionnée de ce genre, une occasion pour lire mon premier roman fantasy dans un Japon médiéval.

Les neiges de l’éternel est un livre qui met en avant 5 destins donc 5 histoires ou parties. La première partie conte l’histoire de la riche famille du Daimyô qui est en train de vivre un drame familial. Le fils aîné, Akira est gravement malade, l’espoir de le voir survivre s’amenuise au fil des jours. Sa sœur, Yuki très proche de lui, fait le choix presque insensé pour une jeune fille de s’échapper du nid familial pour trouver un remède auprès d’un guérisseur de renom. Les parties qui suivront s’accorderont autour de cette intrigue originelle puisqu’elles nous permettront de suivre d’autres protagonistes qui ont croisé ou eu un lien avec ce frère ou cette sœur.

Avec ce roman, le schéma choisi par l’auteur pour construire son récit est totalement pertinent et appréciable. Il permet d’assurer une multitude de détails pour cette histoire qui gagne en profondeur au fil des pages, un attachement suffisant à chaque protagoniste mais surtout à la sœur d’Akira.
La relation fraternelle est très bien mise en perspective, pas un instant la lassitude l’emporte autour de ce point de départ et des retentissements ou des à-côtés en lien. J’aurais tellement adoré que « cet instant d’éternité » dure encore un peu (ou beaucoup). A la lecture de la dernière partie j’ai enfin appréhendé cet ouvrage comme un recueil de nouvelles et non comme le roman que j’attendais.

Finalement, au travers de ce point de vue et surtout avec le recul (je ne le cache pas cette lecture m’a retournée et beaucoup questionnée), je me suis accommodée plus facilement de cette lecture car les recueils de nouvelles ou novelas me rebutent bien souvent mais ici avec l’agencement pensé par Claire Krust j’y ai trouvé plus que mon compte. Comme quoi, il suffit de faire de belle découverte comme celle-ci pour se consoler un peu avec un format qui tournait à l’abandon depuis quelques années dans le choix de mes lectures. Il reste que j’en aurai demandé encore un peu plus car la puissance du personnage d’Akira est telle qu’elle laisserait place encore à des pages et des pages. C’est la limite dans l’écriture d’un auteur, le savoir « quand s’arrêter ? » qui se pose et où les avis et les réponses à la question vont être totalement subjectifs.

Pour les aspects plus globaux, l’univers nippon est agréable à découvrir au travers d’un lexique adapté, d’un contexte qui semble se tenir et sous entend un certain nombre de recherches pour la crédibilité. La plume est simple et fluide, l’auteur sait aborder des thèmes intéressants notamment autour de la mort et du deuil en développant différents points de vue (famille, etc), de l’identité familiale, de la puissance et de ses limites, de l’amour. C’est un roman très riche, qui se révèle au fil des chapitres avec des sujets de plus en plus sérieux et développés.

En conclusion, j’ai fait une très bonne découverte avec de belles surprises notamment grâce à la construction des Neiges de l’éternel mais aussi au travers des sujets abordés de manière très pertinente.

 

  • Maison d’édition : Editions ActuSF
  • Nombre de pages : 359 pages
  • 4ème de couverture : Dans un Japon féodal fantasmé, cinq personnages racontent à leur manière la déchéance d’une famille noble. Cinq récits brutaux qui voient éclore le désespoir d’une jeune fille, la folie d’un fantôme centenaire, les rêves d’une jolie courtisane, l’intrépidité d’un garçon inconscient et le désir de liberté d’un guérisseur.Le tout sous l’égide de l’hiver qui s’en revient encore.

     

Continent, livre 1 : Un Complot de Franck Wagrez


continent tome 1 un complot franck wagrez

 

Un complot est le premier tome de Continent écrit par Franck Wagrez. Un Complot a fait l’objet de l’ouverture d’un financement participatif sur Ulule ces derniers jours. Vous pouvez suivre le lien qui vous permet d’apprendre plusieurs choses sur cette saga fantasy notamment les origines de sa création, les éléments de l’intrigue, les visuels des personnages… Ma chronique arrive un peu après l’évènement puisque le financement du projet s’est clos hier, plus que positivement puisque les fonds collectés ont dépassé l’objectif fixé par Franck Wagrez. Pour ma part, j’ai été contacté par l’auteur il y a un bon mois pour donner mon avis sur ledit ouvrage. Et je remercie au passage Franck Wagrez pour sa confiance.

Un Complot est un premier tome dans la droite lignée du Trône de Fer de G.R.R Martin avec une intrigue plutôt complexe dans un univers moyenâgeux totalement imaginaire, avec sa multitude de personnages, d’aventures à foison.

Dès l’ouverture des premières pages, vous aurez le droit à un à-propos, à la liste des protagonistes (comme ça vous êtes déjà prévenus qu’il y en a un petit nombre), puis à un prélude intitulé « Genèse ». C’est la première occasion de découvrir les premiers personnages, la première occasion de constater que l’auteur n’y va pas de mains mortes pour donner du caractère à certains comme Guillaume d’Arrimatie et pour toute dire j’ai eu la première appréhension de me demander si j’allais apprécier au moins un seul protagoniste dans ce livre ? Guillaume est l’élève d’une école de magie, il est en pleine comparution devant un conseil de discipline pour avoir outrepassé plus d’une limite et sa sanction est le renvoi pur et dur.

La suite nous permettra de découvrir Alphon, premier né de messire Sigismond d’Halgedad de nature jalouse, colérique, ambitieuse… encore un autre qui m’a fait grincer des dents mais dont la destinée va être prometteuse ou pas. Il est le départ d’une intrigue autour de la personne de sa sœur nommée Isabella qu’il souhaite marier avec un vieux bonhomme. Une histoire de redorer un nom, de faire une bonne alliance… Les mariages arrangés, la bonne vieille habitude mais parfois tout ne se passe pas comme prévu. Ce premier plan de l’histoire est l’illustration des premières aventures, des premières machinations de protagonistes recherchant pouvoir et gloire. Ce n’est qu’un début et il y en aura d’autres si le voyage au cœur des contrées du royaume d’Ominados vous tente.

Pour ma part, j’ai découvert un univers crédible, foisonnant d’informations avec un lexique totalement adapté, pas rebutant pour le lecteur qui a l’habitude de lire de la fantasy dans un univers médiéviste. Il faut s’attendre à des phrases longues, un lexique crédible pour garder un contexte vraisemblable. Personnellement, la plume de Franck Wagrez se cadre si bien avec l’histoire que j’ai parfois oublié l’espace de quelques pages que je n’étais pas rendue dans notre Moyen-Age. Une autre impression qui a été de plus en plus marquante – et c’est une grande première pour moi quand je lis un roman de fantasy- c’est d’avoir été à la limite d’une pièce de théâtre. Probablement car le style est très tranché, les scènes sont incisives tellement qu’on pourrait penser que nous sommes tombés dans un ou plusieurs actes d’une pièce de théâtre ou bien encore car les machinations sont telles dans ce récit qu’il en devient facile de croire que tous les personnages jouent un rôle ?

La narration est assez simple, les chapitres alternent entre plusieurs plans. Il est encore difficile de savoir vers quel horizon nous sommes portés mais j’ai envie de dire que c’est le jeu et que dès le premier tome avec un ouvrage intitulé Un Complot, il fallait s’y attendre. Pour ma part, j’apprécie les romans longs qui prennent le temps de poser le décor et je suis satisfaite dans l’ensemble mis à part pour une ellipse qui m’a laissée sur ma faim pour un passage qui selon moi avait toute son importance.

Les personnages sont nombreux sans pour autant avoir l’impression de se perdre avec une foule de noms non plus. Chacun a des caractères très « aboutis, », tous ne sont pas aussi imbuvables que Guillaume et Alphon. Triboulet le bouffon du roi par exemple a une langue plutôt acérée par plus d’une pointe d’humour et une légère couardise plutôt humaine qui m’a bien plu. Philippe et Isabella m’ont paru un couple un peu terne et banal, plus manipulé qu’autre chose et où je demande à voir des caractères plus tangibles. Orléane de Trémisande, quant à elle est une femme avec plus de personnalité mais surtout une joueuse… Le roi Arhmarel, un puissant parmi les puissants mais qui me semble trop compter sur ses conseillers par instant dont je suis curieuse de connaître le vrai jeu sur du plus long terme. Vous constaterez, il y en a pour tous les goûts et vous trouverez des personnages bien noirs, d’autres plus creux, des gentils, des ambigus…

Quant à Continent, le nom de la série, il reste encore bien mystérieux durant ce premier opus. Le lecteur a pu apprendre que c’était une contrée lointaine, territoire d’exploration pour le compte du roi Arhmarel. Des explorations houleuses et coûteuses mais où Franck Wagrez ne nous a pas encore permis d’y mettre les pieds et de nous rendre compte nous-même mis à part les propos rapportés devant le roi.

La suite devrait apporter des réponses prometteuses sur cette question et sur les évolutions de l’intrigue notamment avec une fin qui risque d’amener des aventures belliqueuses et bouleverser probablement quelques cartes dans ce monde des puissants.

En conclusion, avec cet ouvrage, j’ai découvert l’origine d’un jeu nommé Continent que je ne connaissais pas mais qui a permis d’amener la création du contexte de cet ouvrage, ce qui reste une très bonne chose puisque j’ai agréablement apprécié cet virée dans cet univers. Pour ma part, j’ai découvert une lecture fluide avec les ingrédients que j’apprécie retrouver dans mes lectures : aventures, univers fouillé, des personnages qui tiennent la route tout en apportant un petit quelque chose en plus par rapport aux séries fantasy habituelles notamment cette pointe théâtrale que j’ai pu relever. A conseiller aux lectrices et lecteurs de fantasy. Et en attendant, je ne vais pas tarder à continuer avec la suite.

  • Maison d’édition : Autoédition
  • Nombre de pages : 320 pages
  • 4ème de couverture : Un mage, chassé de son institution vingt ans auparavant alors qu’il était étudiant et travaillait sur une hypothèse scientifique iconoclaste, et un jeune courtisan ambitieux, dont la carrière prometteuse se brise par la faute d’une demi-sœur qu’il hait au plus profond de son âme, s’allient dans une quête folle pour la conquête du pouvoir dans le royaume protecteur de la magie. Une terre nouvelle, baptisée Continent, où abonde la plante dont les mages ont besoin, devient l’objet d’une concurrence âpre entre royaumes humains et colonies aliens au point de déclencher une guerre meurtrière. Un roi atrabilaire, un recteur d’études aux abois, un archimage aveugle détenteur de secrets inavouables, un trésorier sans scrupules, un bouffon nain aux couplets assassins, un espion de genre incertain, un marquis benêt et gentilhomme, un chevalier fraichement adoubé, parangon de l’honneur, un assassin aussi noir à l’intérieur qu’à l’extérieur, tous ces personnages vont mêler intrigues politiques et amoureuses dans une farandole tragique qui les poussera les uns contre les autres. Ils imagineront toujours contrôler leurs vies et rester maîtres de leurs actes, alors qu’ils ne feront que réagir à des évènements qui les dépassent et qui les amèneront inexorablement jusqu’à la confrontation finale.

La forêt des araignées tristes de Colin Heine


la forêt des araignées tristes colin heine

 

La forêt des araignées tristes de Colin Heine est un roman atypique classé fantasy mais plus précisément c’est un mélange de steampunk, de roman d’horreur et d’aventures… Un inclassable finalement si l’on veut faire simple et je tire mon chapeau à l’auteur qui s’est lancé dans ce pari avec ce premier roman.

Bastien de Corville, paléontologue et chercheur à ses heures perdues, se trouve sur la Grande Place où une manifestation s’y déroule. Bastien dont le désir est de s’éloigner quelques minutes de la foule présente, profite d’une démonstration publique, c’est l’occasion de survoler la ville différemment qu’en treum ou en gargouille. Mais la montée s’engage à peine qu’une gargouille se heurte à l’engin et c’est l’accident. Un accident déjà, la suite va promettre ? Notre héros serait-il légèrement malchanceux ? Et cet évènement cache-t-il finalement des faits plus importants ?

En parallèle, nous allons faire la connaissance d’Ernest, l’explorateur qui est engagé pour s’aventurer vers de nouvelles contrées mais cette fois-ci l’exploration sera différente qu’à l’accoutumée car la société qui l’engage lui demande d’embarquer un passager exceptionnel. Décidément, dans cet ouvrage, tout est vocation à l’inhabituel, l’insolite ?

La forêt des araignées tristes de Colin Heine est un roman assez dense, avec de multiples protagonistes. La difficulté dès les premières pages est de repérer ces personnages qui évoluent en parallèle les uns des autres sur différents plans et sur des intrigues diverses. Cela peut être assez perturbant pour le lecteur même si l’action démarre rapidement, voire confus de ne pas voir le lien entre chaque scène. Cependant, le mystère et le suspens se distillent et suffisent pour que les pages se tournent seules.

Ce roman est d’une richesse par son contexte et la qualité de détails sur les différents protagonistes. L’univers est orienté sur des aspects steampunk en pleine révolution industrielle mais pas telle que notre Histoire l’a vécue. Dans son roman, Colin Heine revisite les industries à sa sauce avec des automates, des ballons, cette mystérieuse vape produisant l’ignium pour leur fonctionnement et surtout avec l’introduction des gargouilles qui a aussi bien fait évoluer les déplacements dans cette société et notamment l’organisation des zones urbaines. En découlent des descriptions assez grandioses et magiques sur les conséquences liées à cette industrialisation étonnante mais pas seulement car pour l’auteur c’est aussi un prétexte pour aborder les impacts sur la société qui y vit, des plus pauvres comme des plus puissants. Au-delà, ces machines permettent de relever de nombreux défis dans les contrées inconnues masquées par la vape. J’ai beaucoup apprécié ces passages qui promettent de belles et effrayantes aventures en compagnie de l’explorateur de l’histoire, Ernest.

En conclusion, ce roman est dense au travers de ces intrigues politiques, de ces réflexions sociétales, et de ces découvertes nous plongeant parfois à la limite de l’horreur. Colin Heine à l’identique des contrées qu’il décrit est tout aussi un virtuose pour nous faire frissonner avec des créatures de cauchemar.

  • Maison d’édition : Editions Actu SF
  • Nombre de pages : 400 pages
  • 4ème de couverture : Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l’engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d’un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d’un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu’à un fil, il voit son destin basculer. Le voilà pris dans l’engrenage d’une affaire d’espionnage d’envergure internationale, sous les feux croisés d’une société secrète d’assassins, de brutes armées et d’une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu’une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau…