Le vase rose d’Éric Oliva


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Le Vase Rose d’Éric Oliva est un roman policier dont le point de départ va être la disparition d’un être cher, celui d’un petit garçon, Tao, l’enfant de Luan et Frédéric. Un terrible drame qui va bouleverser la vie de ce couple. Ce décès comme l’annonce déjà le synopsis bouscule Frédéric tout comme Luan.

Ce roman est un vrai livre à suspens avec un leitmotiv incessant pour ce père, chercher à survivre à ce deuil en trouvant des explications. Les démarches de ce père sont totalement entendables. Ce roman est aussi une belle illustration du rapport au deuil de deux parents.

La construction est bancale dans l’avancement de ce couple face à ce drame, ainsi l’auteur nous embarque plus facilement au côté de Frédéric, le héros du Vase Rose. J’aurais parfois apprécié de jeter un coup d’œil plus appuyé sur Luan. Mais leurs réactions à tous les deux sont très réalistes et l’auteur nous apporte suffisamment de détails pour chacun d’eux pour que nous lisions une histoire cohérente et précise pour un court ouvrage.

Ce récit se lit presque d’une traite, comme ses deux parents, nous voulons aussi savoir la cause du décès de ce petit garçon. L’auteur maîtrise très bien ce rythme et apporte à petites doses les éléments nécessaires pour l’évolution de l’enquête. En parallèle, l’auteur agrément des passages un peu plus secondaires qui renforcent la curiosité du lecteur au travers des alternances entre chaque chapitre.

Cependant, ce livre m’a tellement bouleversée que la fin m’a véritablement désarçonnée. J’ai eu une impression que l’auteur souhaitait une fin plutôt positive pour cet ouvrage et cela m’a déplu. Un grand sentiment d’avoir été flouée comme si je n’aurai pas dû lire ce livre. Le soufflet est bel et bien retombé pour moi et c’est avec une grande déception car ce roman m’a fait vivre des émotions intenses pour autant. En conséquence, ma chronique ne paraît qu’aujourd’hui car je suis restée très sceptique et je le suis encore. Pendant plusieurs semaines, je ne savais pas comment la rédiger, amener ce qui m’a gênée et je ne suis même pas sûre que j’arrive à exprimer clairement mon ressenti.

Merci néanmoins aux Éditions Taurnada et à Éric Oliva pour leur confiance.

 

  • Maison d’édition : Editions Taurnada
  • Nombre de pages : 232 pages
  • 4ème de couverture : Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
    Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
    Frédéric Caussois a choisi.
    Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.
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Shalom de David Dall


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Shalom de David Dall est une enquête autour de la disparition d’un chercheur et inventeur d’une technologie, gratuite destinée à devenir incontournable pour le futur tout en étant associée à la notion de paix mondiale. Après la lecture de la quatrième de couverture, le lecteur s’attend à entrer dans le vif du sujet et pourtant David Dall décide de planter son décor en nous offrant la découverte de Lamech, un mystérieux protagoniste, auteur de machinations sombres notamment auprès de Wallace, notre premier héros en virée nautique pour disperser les cendres de ses deux plus proches parentes récemment décédées. Une surprise qui a titillé immédiatement ma curiosité puisque de prime abord, il est logique de se demander quel va être l’objectif de cette entrée en matière. Quand allons-nous obtenir nous lecteurs, les explications autour de cette mystérieuse disparition, sur ses raisons et quels liens pouvons-nous d’ores et déjà faire avec cet homme nommé Wallace, si lien il y a ?

Autant de questions qui ne seront pas résolues dans l’immédiat mais juste une certitude vu le temps que le lecteur passe auprès de Wallace, il a forcément un rôle à jouer dans cette intrigue qui ressemble de plus en plus à un complot de grande ampleur.

En complément, le synopsis nous indique aussi un découpage en deux volumes, information notamment intéressante puisque le résumé du second opus nous laisse présumer que nous ferons forcément la connaissance de ce Davidstein, personnage d’emblée déjà très mystérieux aussi. Pour ma part, j’imaginais dès la lecture une 2ème partie où le chercheur serait notre narrateur.

L’ouvrage se démarque par une intrigue complexe, avec un scénario crédible et grandiose. L’imagination de l’auteur est à mon sens impressionnante et on en prend vraiment toute la mesure quand on ferme la dernière page tant le récit est abouti, fouillé et d’une justesse malgré l’étendue que va prendre cette disparition. La plume de David Dall est riche, y transparait un écrivain très cultivé, maitrisant de nombreux sujets dont la plupart sont techniques et ont probablement mérité plusieurs recherches pour parvenir à ce degré de précision. Je cite entre autres, les passages faisant référence à tous les aspects associés à la technologie imaginée créée par Davidstein, reliée à des notions de physique… ou encore les mentions et explications données autour des religions.

L’action est présente à foison dès les premières pages, le lecteur a à peine le temps de se demander quand il va enfin avoir des précisions sur le déroulement de la disparition citée dans la 4ème de couverture. Le lecteur doit être présent à 100% avec Wallace qui va passer plus d’un sale quart d’heure ou avec Catherina, une journaliste, en vacances mais qui suit les actualités assidûment avec lesquels nous alternons les différents chapitres de cette première partie. A plus d’une reprise, j’ai eu l’impression d’être munie d’une caméra et de suivre pas à pas nos deux protagonistes dans leurs pérégrinations. Nous sommes à la limite d’un film d’action qui s’accorderait très bien vu l’ambiance décrite. Mon seul regret c’est que j’ai trouvé très peu d’éléments nous laissant penser à un monde à bout de souffle. Je m’attendais à des catastrophes naturelles, des populations méfiantes et vivant dans la peur face à un avenir incertain et je n’en ai rien vu.

Cependant, après cette lecture, je regrette vraiment le découpage réalisé par l’auteur pour ces deux tomes recoupés dans l’ouvrage. En effet, de mon point de vue, l’organisation en est décousue et cela pour plusieurs raisons. D’une part, le récit est repris selon deux points de vue différents, dans le premier tome, Wallace est notre héros principal, dans le second tome c’est à Davidstein de prendre cette place. Ainsi, mis à part des passages différents entourant les évènements relatifs à la vie privée, professionnelle etc propres à chaque personnage, nous retrouvons le même récit donc de nombreuses redondances.

Le récit aurait pu alterner les points de vue dans le même ouvrage à mon avis, le rendre plus vivant tout en évitant des passages longs avec une suite d’informations successives sur Davidstein ou Wallace et leurs entourages- à assimiler rapidement forcément- qui auraient peut-être pu être disséminées au fil de l’ouvrage pour rendre la lecture encore plus fluide. Forcément, ces parties quoique intéressantes alourdissent le récit et ma lecture a parfois trainé un peu en longueur avec cette construction.

Les personnages sont assez nombreux mais les plus récurrents pour un ouvrage de cette taille sont vraisemblablement un petit comité. L’auteur en profite et nous apporte une profusion d’éléments les concernant. Par contre, ils représentent assez bien les dualités bien/mal sans juste milieu. Ainsi Lamech est un vrai méchant, persécuteur, calculateur, cynique alors que Davistein et Wallace sont vraiment des gentils et veulent faire le bien par opposition. Encore une fois, dans son organisation, l’auteur ne nous propose pas de compromis, soit c’est noir, soit c’est blanc… C’est son fonctionnement et cela se comprend assez vite finalement, il faut réussir à l’appréhender ensuite et pour ma part, j’ai eu bien des difficultés.

En conclusion, j’ai des sentiments assez partagés sur ma lecture. Je regrette d’avoir lu cet ouvrage par petits bouts car je suppose que cela a pu influer sur mon avis surtout quand j’ai constaté que pour les moments où je lui ai accordé de nombreuses heures, je ne décrochais plus de ma lecture. Et pourtant, même en me disant que je n’ai pas toujours opté pour les meilleures conditions de lecture, des passages restent lents, suite au découpage en deux tomes et aux redondances et blocs d’informations à assimiler trop rapidement. Pour autant, j’ai découvert une très belle plume autour de sujets ardus que David Dall a su rendre intéressants avec des personnages très bien construits auxquels on peut s’attacher.

Merci aux Editions Bergame pour leur confiance et pour cette découverte.

 

  • Maison d’édition : Editions Bergame
  • Nombre de pages : 624 pages
  • 4ème de couverture : L’histoire de l’humanité se situe à une époque charnière. La planète bleue montre des signes d’agonie précoce. L’équipe dirigée par Salomon Davidstein a réussi une percée dans le domaine de la fusion de l’hydrogène à froid. Elle a développé un générateur d’énergie verte qui recourt à l’eau lourde comme carburant. Salomon Davidstein annonce son intention d’offrir cette technologie au monde entier. Il établit un partenariat avec l’ONU, et ce faisant, il contraint chaque pays à vivre en paix avec tous ses voisins. Lors de la conférence sur les changements climatiques à la ville de Québec, un coup de théâtre survient. À quelques heures de la clôture de cette réunion historique, Salomon Davidstein devient introuvable. Dès la disparition du savant, les espoirs du monde entier sont remis en question et un compte à rebours est amorcé.
    Durant l’enquête, la police découvre le portefeuille de Joshua Wallace, un officier haut gradé de l’armée canadienne, et elle confi rme sa présence sur les lieux du crime. Toutes les preuves recueillies indiquent qu’il serait un agent dormant à la solde du Mossad.
    Shalom décrit ce drame à travers le point de vue de Joshua Wallace et de Salomon Davidstein. Les tomes I et II constituent deux angles de vue différents du même récit.
    Dans le premier livre, intitulé Terreur à Sion, Lamech brise les urnes funéraires des deux êtres les plus importants dans la vie de Wallace et il disperse leurs cendres en mer. La route sera longue avant que Wallace puisse assouvir sa soif de vengeance puisque Lamech l’enlève et lui fait porter le chapeau du meurtre de vingt-sept personnes et du kidnapping de Salomon Davidstein. Lamech sabote les efforts du scientifique pour niveler les différends entre les pays et il élabore un complot visant à détruire Israël. Wallace réussira-t-il à s’extirper des griffes de Lamech ? Wallace parviendra-t-il à s’innocenter des crimes pour lesquels les forces constabulaires cherchent à l’appréhender ? Enfin, Wallace saura-t-il tirer Israël du danger avant la fi n du décompte ?
    Dans le second livre, intitulé Le duel des Balances, Salomon Davidstein s’apprête à célébrer en famille la réalisation du rêve de son père, soit de créer un pacte de paix durable entre Israël et ses ennemis. Cette même journée, sa fi lle, son gendre et ses petits-enfants sont victimes d’un terrible accident routier et son fi ls meurt à la suite d’un saut en parachute. Salomon cherche à sauver les apparences devant les siens, mais au-dedans de lui, il vit une révolte contre Dieu au point de le mettre au banc des accusés. Salomon sera-t-il capable de pardonner à Dieu son absence dans les moments importants de sa vie ? Salomon arrivera-t-il à croire que son père ne se sentirait pas trahi par l’abjuration de sa foi dans le judaïsme ? Enfi n, Salomon pourra-t-il faire face à ses engagements envers l’humanité avant la fi n de l’ultimatum lancé par une organisation criminelle pro-israélienne ?

 

 

Vices – 2e enquête : Zabulu de Gipsy Paladini


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Zabulu la 2ème enquête de Vices de Gipsy Paladini est une série dont les tomes peuvent se lire indépendamment. Je n’ai pas lu la 1ère enquête et je n’ai pas ressenti de difficultés particulières à appréhender l’intrigue ni ses personnages. Certaines histoires personnelles pour quelques personnages pourraient nécessiter d’avoir lu le premier tome pour comprendre l’ensemble des tenants et aboutissants mais il est aussi possible de faire sans.

L’intrigue est incisive, elle nous prend aux tripes dès les premiers chapitres avec une plume franche et directe. Gipsy Paladini est très directive et va à l’essentiel.

Le corps d’une Africaine est découvert brûlée au cœur d’une cité, qui a pu commettre un tel crime et surtout pour quelles raisons ? Zolan, Marie et les membres de leur équipe vont chercher, fureter, interroger, s’intéresser à la vie, à certaines anecdotes pour comprendre et trouver le ou les coupables.

En parallèle, l’histoire alterne certains chapitres avec des enquêtes un peu plus secondaires ou bien avec la vie privée des personnages ou les relations au sein de l’équipe.

De manière générale, l’auteur noie ce récit dans un contexte très raide en pleine banlieue avec une population multi-ethnique avec de nombreux personnages apparaissant en second plan qui trainent leurs problèmes, vivent dans des tours insalubres, de petits boulots voire de larcins et autres inventions pour s’en sortir. L’ambiance est donnée, il ne faut pas chercher une histoire gaie si vous souhaitez lire cette enquête.

Les enquêteurs pour la majorité trainent aussi leurs casseroles mais nous apportent aussi le sourire avec des scènes parfois totalement délirantes et ironiques. Les plaisanteries m’ont parfois paru un peu lourdes et décalées mais semblent plutôt vraisemblables avec une équipe majoritairement masculine avec un humour parfois gras et grinçant qu’on peut très bien imaginer que cela pourrait être la réalité d’un commissariat…

L’enquête avance par petits bouts et le lecteur a la possibilité de raisonner au même rythme. Rien ne sort du chapeau pour la résolution de cette enquête et j’ai apprécié. La psychologie est souvent mise en avant, elle est même souvent au cœur des raisonnements ou des discussions avec les personnes interrogées. Cette enquête policière nous invite à réviser nos a-prioris, à chercher à penser comme les potentiels suspects, à prendre en considération leurs cultures, leurs histoires, leurs vécus avant de tirer des conclusions hâtives.

En conclusion, Zabulu est une intrigue policière à lire si vous cherchez un polar à la plume singulière où les aspects sociologiques et psychologiques sont fortement mis en avant dans les réflexions et explications apportées aux différents passages à l’acte.

  • Maison d’édition : Editions 12/21
  • 4ème de couverture : Le temps ou Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes ou elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif. Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’ou vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien…Dans cette nouvelle enquête, la Brigade des Jeunes Victimes est appelée à la cité des 608 : le jeune Djibril a disparu et une vieille femme, Adolphine, a été retrouvée brûlée vive dans son appartement. Ces deux événement sont-ils liés ? Les enquêteurs se retrouvent confrontés aux croyances des habitants et aux rumeurs du quartier. Démêler le vrai du faux va se révéler bien délicat.

    Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l’obscurité.

Le manoir de l’écureuil, 2ème partie de Serge Brussolo


Le manoir de l'écureuil, PARTIE2 de Serge Brussolo

La fin de la première partie nous laissait sur notre faim, pantelant, curieux de découvrir la suite de l’histoire. C’est avec une reprise de la narration étonnante que nous reprenons le fil de l’intrigue. Mickie l’héroïne reçoit le journal intime de sa mère. Une belle perspective pour la lecture puisque nous avons l’assurance de découvrir un témoignage vrai (si la source est sure bien évidemment) sur le passé de la mère de l’héroïne et de son étrange relation avec Savannah Warlock.

C’est inattendu, bien trouvé même si j’ai trouvé dommage de perdre de vue Mickie durant une grande partie de cette suite. Pour la découvrir un peu plus, je n’ai pas commencé par le bon tome et je vais devoir reprendre les autres titres parus de l’Agence 13 pour me faire une meilleure idée sur cette jeune femme.

J’ai eu l’impression que l’histoire s’essoufflait puisque nous perdions l’ambiance de terreur avec ce climat « pourri » avec son désert, sa population déjantée et toutes les menaces présentes.

D’un autre côté, avec ce témoignage de première main, nous avons l’ensemble des réponses à nos questions et nous découvrons tout un personnage au travers d’Anna Katz, l’illustratrice personnelle de Savannah Warlock. Mickie quant à elle découvre une grande partie de son histoire familiale, ce qui n’est pas négligeable dans l’évolution d’un personnage.

Après la lecture du journal intime, le rythme devient plus intense avec un dénouement rapide et survoltée. Par un tour de passe-passe, Serge Brussolo aborde une fin toute aussi curieuse que l’ensemble du récit mais qui fonctionne.

En conclusion, Le Manoir de l’écureuil dans cette seconde partie m’a surtout déçue par la perte de son ambiance originelle même si le contenu restait relativement intéressant. Je conseille ce récit pour se changer les idées et pour découvrir une plume singulière.

  • Maison d’édition : Edition 12-21
  • Nombre de pages : 91 pages
  • 4ème de couverture : A Salton Sea, Mickie Katz, décoratrice d’intérieur au sein de l’Agence 13, est en plein travail : elle s’occupe du manoir de Savannah Warlock, célèbre romancière disparue dix ans auparavant dans des conditions demeurées obscures.
    Suite à plusieurs événements (voir Le manoir de l’écureuil, 1re partie), Mickie entre en possession d’un journal intime tenu autrefois par sa mère morte des années plus tôt dans l’incendie de sa maison. La lecture de ce journal va plonger Mickie dans la perplexité et l’incompréhension. Sa vie serait-elle fondée sur des mensonges ?