Dune, tome 1, partie 1 de Frank Herbert


dune, tome 1 partie 1 frank herbert

Honte à moi, je ne publie ma chronique que maintenant. Notre LC s’est faite dans les temps malheureusement, je me suis persuadée que nous étions sur une session juin/ juillet. Toutes mes excuses ma binomette pour ce contretemps.

Dune est une saga que nous avons décidé de sortir d’un accord commun avec Mina, ma binôme du défi Minérine. Pour cette session, après la réussite de notre 1ère LC sur le tome 1 des Cités des Anciens de Robin Hobb, nous avons décidé toutes les deux de relancer le pari.
Avant de faire notre choix, Mina et moi avons tâtonné un peu avant de nous décider pour nos lectures de cette session. Quelques hésitations car cette série nous a été décrite comme complexe mais vite balayées à mon goût.

Dune est une saga qui mise avant tout sur Paul, le personnage principal. Il occupe déjà le centre de l’intrigue dès les premiers chapitres. Ce jeune garçon doit aller sur Dune avec ses parents, planète que son père le Duc Leto vient de recevoir en fief. Mais avant leur départ, il rencontre une Révérende Mère des Bene Gesserit, ordre dont a fait partie sa mère par le passé. Cette congrégation est surprenante et orchestre tout un programme pour la procréation des enfants. On s’interroge vite sur la naissance de Paul et on comprend vite qu’il est une « surprise » puisque Jessica sa mère avait reçu l’ordre d’engendrer une fille. La Révérende Mère veut ainsi rencontrer Paul et lui édicte les grandes lignes d’une prophétie autour de la naissance du Kwisatz Haderach, un homme capable de voir ce qu’elles ne peuvent voir. Ses propos sont presque une mise en garde et éveille les soupçons sur une importance future.

Très vite de nombreux termes étranges apparaissent. Tous sont loin d’être explicites, le contexte ou l’intrigue ne nous aident pas forcément à trouver des explications claires immédiatement.
Cette lecture requiert patience et attention. Le cadre change vite avec l’arrivée sur Dune, une planète recouverte de sable où l’eau est une denrée rare et où la célèbre « épice » est récupérée. La découverte de la population locale, de leur mode de vie et de leur coutume, les nombreux peuples cités pas forcément alliés, certains sous la domination des autres impliquent une mémorisation intensive. Il faut démêler tout un écheveau pour assimiler le contexte politique et économique.

Les complots et les stratégies sont aussi constantes, les protagonistes sont sans cesse sur le qui-vive. La vigilance est de mise pour eux mais aussi pour nous en tant que lecteurs afin de suivre le cheminement du récit.

J’ai apprécié de trouver une lecture où je dois me concentrer un minimum par contre un cadre aussi changeant n’aide pas pour cibler son attention sur un ou plusieurs protagonistes. A l’issue de ce premier tome, j’ai l’impression de ne connaître personne réellement et de mon avis, ce n’est pas un aspect essentiel pour Frank Herbert qui n’a pas tant insisté durant ce premier opus.

Je me suis trouvée une passion pour les dialogues. A mon sens, ce sont les passages les plus intéressants sur le choix des mots prononcés notamment et à qui ils sont adressés. Petit bonus pour les lecteurs, nous avons des passages en italique qui nous signalent les pensées des personnages. Cela n’est pas négligeable pour comprendre les intentions, les sous-entendus exprimés au travers des dialogues.

Dune est une série très vivante où le facteur humain est souvent balayé au profit des complots, des prises de pouvoir dans un contexte politique mouvant. La religion semble prendre aussi une position importante et finalement nous découvrons un contexte travaillé avec minutie.
Au final, je ne dirais pas que cette lecture est complexe mais qu’elle est pleine de subtilités dans un environnement riche où il reste encore beaucoup à découvrir.

  • Maison d’édition : Editions Pocket
  • Nombre de pages : 348 pages
  • 4ème de couverture : Sur Dune, la planète des sables, germe l’épice qui donne longévité et prescience. A cause de l’épice, tout l’empire galactique du Padishah Shaddam IV tourne autour de Dune, âprement convoitée par les nobles maisons du Landsraad et la Guilde des Navigateurs.
    Leto Atreides, Duc et Cousin de l’Empereur, a reçu Dune en fief. Pour peu de temps. En 10191, il meurt assassiné. Mais son fils Paul, avec sa mère, trouve asile dans les repaires du peuple Fremen, indompté, invaincu, la lie de Dune pour certains, le sel de la terre pour d’autres. Paul grandit dans le désert et forge l’arme de sa vengeance.
    Mais ne va-t-il pas dépasser son but, lancer les légions Fremen en une effroyable croisade ? Il a, dit-on, le pouvoir de connaître l’avenir. Aura-t-il celui de l’éviter ?
  • Y-a-t-il une suite? : Oui tout un cycle existe sur Dune, mais les éditions françaises ne suivent pas forcément les éditions en VO notamment pour le tome 1 qui est découpé en 2 parties en France.
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AQUA™ de Jean-Marc Ligny


Aqua TM  jean-Marc Ligny

AQUA™ est un livre que j’ai acheté quelques mois après sa parution aux Editions Folio car la 4ème de couverture m’avait vraiment convaincue de le lire. Paradoxalement, AQUA™ est un livre qui malgré mon engouement au moment de son achat m’effrayait assez au point d’attendre une bonne année avant de le sortir de ma PAL. Effrayer est probablement un grand mot, je parlerai plutôt d’appréhensions. En effet la SF est un genre dans lequel je m’adonne encore peu, la technicité alliée à la SF me rebute encore. Avec ce roman, j’avais peur de m’éprouver à cet aspect et d’y trouver des difficultés à la lecture.

AQUA™ est un roman futuriste, la planète Terre a grandement changé en cette année 2030. Les changements climatiques sont décuplés, les lieux où la vie humaine est possible deviennent minimes, les technologies se sont encore développés. Jean-Marc Ligny s’attaque à nous décrire un monde de son invention même si ses origines ont vu le jour dans les derniers évènements que connaissent la Terre aujourd’hui (paru en 2006, son imagination pour les évènements entre cette date et aujourd’hui est déjà très troublante). Cet univers fera forcément froid dans le dos aux lecteurs à plus d’une reprise car il est facile de s’imaginer que cela pourrait être notre planète demain. En jouant avec ce climat de terreur, où les difficultés pour vivre au quotidien sont nombreuses, il est assez facile de s’attacher aux quelques protagonistes que nous allons suivre même si leurs actes ne sont pas tous forcément bons enfants.

Ainsi Laurie et Rudy deviennent le petit couple de héros parfait qui vient au secours du Burkina Faso, victime d’une sécheresse sans précédent. Leurs actes prennent une ampleur conséquente au fil des pages jusqu’à prendre une tournure mondiale. Fuller, dirigeant d’un empire du business conséquent, aux espoirs et ambitions démesurés, est plus insipide et moins attachant. Il peut dégouter avec ces rêves de puissance quand en parallèle on découvre une partie de la population en train de mourir de faim ou de soif si ce n’est d’assassinats « gratuits » et d’attentats. Pourtant son rythme de vie, son quotidien m’a parfois inspiré de la pitié. Fatimata est une femme pleine d’espoir, l’héroïne féminine forte du livre qui dirige tout un pays en train de mourir, un modèle en partie même si elle sait encore apprendre des autres.

L’auteur nous décrit un roman très complet et pointu où nous ne survolons pas qu’en surface les Etats-Unis, le Burkina, la France et autres coins de l’Europe. Nous entrons dans le quotidien des puissants, des pauvres, du fou de la secte du coin… de cette époque avec tous les problèmes vécus, du niveau de survie au niveau des relations économiques des entreprises dominant le monde. Le roman est tellement fouillé que durant toute ma lecture, j’ai eu l’impression d’avoir avancé d’une vingtaine d’années. La technicité d’un roman SF m’effrayait. Elle est présente effectivement vu le nombre de nouveaux appareils et concepts nouveaux sortis en partie de l’imagination de Ligny mais reste abordable. L’auteur met en scène à plus d’une reprise ces points de détails de manière ludique et ingénieuse. Non le plus dur reste le niveau de crédibilité, j’aurais presque envie de dire de réalisme mais ce n’est que le futur et cela n’existe pas mais cela pourrait le devenir. L’auteur ne nous épargne pas une seconde avec ce monde terrible où l’espoir existe à peine ou est si souvent balayé par l’évènement qui suit. C’est une vraie claque qui saura faire cogiter plus d’un lecteur même après la dernière page refermée.

Il faut s’accrocher mais je vous le conseille sans tarder. Maintenant, je réfléchis à mon prochain achat qui sera probablement un ouvrage de Jean-Marc Ligny.

Un autre avis : La Tête dans les livres

  • Maison d’édition : Editions Folio
  • Nombre de pages : 955 pages
  • 4ème de couverture: En 2030, l’enjeu vital autour duquel se battent les peuples et les nations n’est plus le pétrole mais l’eau potable. Sécheresse et réchauffement climatique obligent. Aussi, quand un petit pays d’Afrique assoiffé découvre, grâce à une image satellite piratée, une nappe phréatique dans son sous-sol, c’est la survie assurée ! Assurée ? Pas évident : un grand consortium américain, à qui appartient le satellite, revendique la possession de cette nappe et ne recule devant rien pour l’obtenir. Chargés de convoyer du matériel de forage, Laurie et Rudy s’engagent dans une aventure dont ils sont loin de mesurer les conséquences. Dans cette lutte acharnée, sur fond d’harmattan et de tornades, tous les moyens sont bons, politiques et militaires, mais aussi la sorcellerie… surtout quand vient s’en mêler la Divine Légion, une secte apocalyptique qui voit dans le fils cloné du P.-D.G américain l’incarnation d’un nouveau Messie… ou bien de l’Antéchrist ?

La Maison des reflets de Camille Brissot


la maison des reflets Camille BrissotLa Maison des Reflets de Camille Brissot est une lecture que j’ai choisi grâce à sa quatrième de couverture tout comme sa 1ère de couverture, elle est magnifique. Ce concept des « maisons de départ » qui émerge dans ce court résumé est très curieux et donne envie d’en savoir plus.

J’ai lu un récit à la hauteur de mes attentes. Les descriptions sont magiques avec des visuels de création à couper le souffle. J’ai souvent eu l’impression d’être à la limite du rêve éveillé. Camille Brissot a un talent de conteuse, elle est créative, elle sait nous emporter très facilement dans un univers crée de toutes pièces. La démarche est audacieuse car le concept des « maisons de départ » est imaginé de A à Z, tout comme cette société qui a évolué avec cette création élaborée par Edouard Edelweiss, le grand-père de notre jeune héros, Daniel.

Daniel est un adolescent, il a toujours vécu en vase clos dans cette maison, son futur héritage. Nous savons que l’Histoire de cette société donne une raison toute simple à l’isolement de ce jeune garçon, ce qui rend plus acceptable sa naïveté sur le monde, le VRAI. L’histoire qui se noue entre Violette et Daniel est charmante. Leurs échanges sont plaisants entre correspondances écrites et moments partagés. J’ai apprécié la personnification de la Maison Edelweiss qui la fait devenir un personnage à part entière.

L’auteur utilise plus d’un outil pour rendre son histoire vivante, ce qui reste paradoxal quand elle nous parle plus souvent de la mort que de la vie dans un premier temps. Ainsi, de courts articles de périodiques, des lettres, des extraits de livres parsèment ce roman. Ils permettent d’étayer le récit et insufflent régulièrement un souffle nouveau si bien que je me suis retrouvée à dévorer La Maison des Reflets en quelques jours.

Le nombre de sujets est important et permet des réflexions très intéressantes et pertinentes autour de la mort, des difficultés liées au deuil, de l’amour, de l’héritage familial… Cet ouvrage questionne et ne laisse pas impassible. Je suis ressortie de ma lecture avec un œil nouveau, des questionnements sont nés et j’ai vraiment apprécié de faire cette lecture pour tout ce qu’elle a su m’apporter. Je conseille ce livre, vous passerez un très bon moment.

Je remercie le site Lecteurs.com qui m’a envoyé gentiment ces épreuves non corrigées.

  • Maison d’édition: Editions Syros
  • Nombre de pages: 345 pages
  • 4ème de couverture: Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante.

la maison des reflets épreuves non corrigées

Yesterday’s Gone, tome 1 (épisode 1 et 2) de Sean Platt et David Wright


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  • Maison d’édition: Fleuve Editions
  • Nombre de pages: 448 pages
  • 4ème de couverture: La population mondiale a disparu. Totalement éradiquée. Enfin, presque. Car quelques survivants parcourent encore un monde redevenu sauvage, sans aucune règle si ce n’est celle de survivre… à n’importe quel prix. Un journaliste erre dans un New York fantomatique à la recherche de sa femme et de son fils. Un tueur en série est en chasse sur une terre où les proies sont devenues denrée rare. Une mère terrifiée doit trouver en elle le courage de protéger ce qu’elle a de plus précieux : sa fille. Un ado, souffre-douleur préféré de son quartier, est ravi de découvrir qu’il est enfin seul. Jusqu’à ce qu’on frappe à la porte… Un fugitif survit à un accident d’avion. À l’aube d’une nouvelle vie, va-t-il changer ou reprendre ce qu’il sait faire de mieux : tuer ? Un jeune garçon de huit ans part pour un long périple à la recherche de sa famille. Et quelques personnes ne semblent pas surprises de ce qui est arrivé. De fait, elles avaient rêvé de ce jour. Et ces survivants ne sont pas seuls… Quelqu’un ou quelque chose les observe. Et attend…
  • Y-a-t-il une suite?: Oui, au total il y a 6 saisons de 6 épisodes.

 

Mon avis: 

Tout d’abord, je dois dire que cette histoire m’a surprise par la structure de la narration. Elle est organisée à l’image du Trône de Fer avec des chapitres par personnages ou groupes de personnages qui vivent à des endroits différents aux Etats-Unis. Le rythme en conséquence est très soutenu et le suspens très présent.

Yesterday’s Gone est un récit qui commence à 2h15. La majorité de la population sur le continent américain a disparu durant cette nuit. Certains sont restés pourtant. Pourquoi ceux-là ont-ils « survécu » ? Y-a-t-il une explication ? Est-ce du hasard ? Et que se passe-t-il car outre les personnes des choses ont aussi disparu dehors ? Quels sont ces êtres étranges que certains ont pu apercevoir ?

A peine quelques pages lues et une foule de questions surgisse. Les descriptions sont nombreuses sur l’état de chaque personnage à son réveil et aux découvertes étranges que chacun fera de son côté. Nous sommes mis au fait de leurs ressentis, de leurs émotions. Les auteurs nous permettent très vite de créer un lien avec ces nombreux personnages. Très vite un suspens angoissant et une ambiance mystérieuse dominent ce que j’ai apprécié.

Un potentiel du livre est sa multitude de personnages d’âges, de sexe, de situations, de personnalités très variées. Cela permet à chaque lecteur de s’identifier aux protagonistes, de se sentir proche et apprécier au moins un d’entre eux.

De plus, cette structure du récit avec des héros éparpillés géographiquement favorise des débuts d’explication ou de réponse à ces disparitions étranges et à ces êtres bizarres qui habitent maintenant certains lieux. Le lecteur rassemble les informations contenues dans les explorations de chacun et peut déjà relier ou envisager certaines pistes ou solutions aux différents mystères sans réponse de ces 4 premiers épisodes.

A partir de ce livre, il est possible de se faire une idée assez globale sur ces évènements anormaux. Un constat est certain, ces disparations sont reliées à des êtres foncièrement mauvais même si leur identité exacte reste encore difficile à définir tout comme leur nombre. De plus, un message d’espoir est laissé avec les deux enfants de la série qui laissent entrevoir des pouvoirs méconnus entre les mains des humains. Tout n’est pas perdu maintenant il reste à savoir comment l’humanité va s’en sortir.

En conclusion, j’ai aimé cette série construite de manière originale qui permet de créer une relation de proximité avec ses personnages. L’ambiance est assez sombre mais des solutions d’espoir sont abordées ce qui va m’inciter à lire la suite.