Mon ombre assassine d’Estelle Tharreau


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Mon ombre assassine est un thriller signé Estelle Tharreau. Une écrivain que j’avais déjà découvert avec De la Terre dans la Bouche paru l’année dernière, un thriller lui aussi mais qui était plus orienté sur un contexte historique prégnant au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Dans Mon ombre assassine, dès la lecture de la 4ème de couverture, vous saurez lecteur que vous êtes d’ores et déjà dans une lecture bien plus noire. C’est cet aspect qui m’a tentée et surtout ce côté « témoignage » d’une tueuse en série. Merci aux Editions Taurnada une fois de plus pour leur confiance.

Mon ombre assassine démarre de manière très franche avec quelques articles et études sur le sujet des tueurs en série en orientant directement sur ces femmes qui peuvent aussi devenir des serial killer. Nadège est l’une d’entre elle, c’est un fait totalement assumé et déclaré dès le synopsis. Nous la découvrons enfant jusqu’au moment de son jugement lorsqu’adulte, elle finit par être arrêtée et suspectée dans la mort d’un père de famille. Mais comment a-t-elle pu en arriver là ? Et qu’a-t-elle commis pour finalement être suspectée ? Son entourage s’est dit-il douté de quelque chose ?

Une foule de questions va vous assaillir concernant Nadège, cette jeune femme, cette institutrice appréciée de son entourage familial, de ses élèves et de leurs parents, que nous découvrons dès sa petite enfance est-elle ce monstre qui est décrit dans la 4ème de couverture ? C’est une plongée dans sa vie, son quotidien aussi bien à la maison qu’à l’école, ses relations avec ses proches. C’est un contact constant sous la forme d’un témoignage qui va permettre au lecteur de comprendre qui est Nadège.

Cet ouvrage est glaçant, perturbant. D’une part, l’auteur choisit d’aborder un sujet un peu occulté dans la vie courante : les tueuses en série. Eh oui, les femmes aussi sont concernées et finalement peut être plus que nous pourrions le penser. Ainsi, nous apprenons vite qu’elles ont un mode opératoire différent des hommes et qu’elles ne ciblent pas leur victime de la même façon. Estelle Tharreau a en ce sens fait un nombre de recherches que nous ressentons chaque minute dont elle n’hésite pas à nous faire part notamment avec les quelques articles qui parsèment son livre afin de vulgariser certains faits à notre attention. C’est probablement aussi pour nous glacer le sang quant au fil de l’intrigue nous allons visualiser qu’avec les quelques informations en notre possession, nous sommes en capacité de nous douter de certaines choses. Dans un second temps, le contexte, la personnalité, la psychologie de Nadège et même de son entourage englobent un récit si réaliste que cela devient angoissant. Et si finalement Estelle Tharreau avait recueilli un témoignage réel ou bien et si cet auteur était Nadège ? Il serait bien facile d’y croire. Cet écrivain a réussi à se plonger suffisamment dans la peau de son personnage et à étayer ses connaissances au travers de ces recherches pour nous écrire une intrigue qui pourrait paraître vraie.

Les retours au passé soit entre l’enfance jusqu’à la période où Nadège est une jeune adulte et le présent soit le moment où elle est inculpée à l’aube de la trentaine insufflent du suspens, de la terreur aussi car nous lecteurs nous sommes les seules personnes au courant de ses confidences et de sa réelle personnalité. Jusqu’au bout, nous aimerions pouvoir glisser des indices pour aider les enquêteurs mais malheureusement nous sommes juste des spectateurs bien trop passifs pour aider Nadège et cette impression sera récurrente car dès sa petite enfance au cœur de la cellule familiale, toi lecteur, je suis sûre que comme moi tu aurais voulu aider Nadège.

En conclusion, si vous recherchez un thriller bien noir, glaçant et réaliste sur une intrigue orientée sur les tueurs en série version féminine, foncez !

 

  • Maison d’édition : Editions Taurnada
  • Nombre de pages : 227 pages
  • 4ème de couverture : En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
    Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
    Celle d’une femme manipulatrice et cynique.
    Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.
    Un être polymorphe.
    Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
    Une ombre. Une ombre assassine.

Juges et Coupables de Guillaume Herambourg


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Juges et Coupables de Guillaume Herambourg, ma première lecture de l’année classée sous l’étiquette des thrillers mais qui pourrait tout aussi bien se ranger dans les inclassables car sa construction est vraiment unique même si l’ambiance sombre et les morts qui parsèment l’ouvrage ne peuvent pas non plus nous faire hésiter à le caser dans la première catégorie citée. Guillaume Herambourg m’a proposé son ouvrage en le présentant comme « hors norme ». Je ne vous cacherais pas que cela m’a intriguée, la lecture du résumé et de l’extrait sur Calaméo m’ont encore plus confortée à découvrir une jolie plume.

Une chasse poursuite dans un sous-sol abandonné, dans le noir, trois hommes armés qui ne peuvent s’échapper tant qu’il n’y aura pas un gagnant. Le ton est donné : pas de répit, pas de pitié. Que réserve la suite après un tel début ?

Des faits tout aussi effrayants mais pas seulement. Juges et Coupables, est avant tout un livre où la réflexion répond à l’action. J’ai fini par comparer ce livre à un puzzle où l’auteur parsème de nombreux morceaux et en faisant le pari que le lecteur arrive à les remettre dans le bon ordre. Ainsi, il y a l’intrigue autour de Luce, le héros tourmenté presque constamment en plein action dans une ambiance très noire, les passages du journal intime de Lucia, l’héroïne mystérieuse que nous ne connaissons que par ce biais-là au travers des nombreuses réflexions sur la vie, sur le comportement humain mais aussi avec des poèmes magnifiques (j’en suis tombée sous le charme et je rappelle que la poésie et moi ne sommes pas très amies). Des passages plus marginaux sur des personnes dans l’entourage de Luce et enfin, s’imbriquent aussi des passages un peu sous forme d’articles outils pour préciser certains sujets. Une construction originale parfois un peu alambiquée aussi. Forcément, le risque c’est de perdre le fil rouge de l’intrigue et de ne pas arriver à tout relier ensemble. La fin m’a quelque peu stupéfaite par l’aboutissement, la motivation de Luce du début à la fin, certains non-dits aussi qui ont choisi de ne pas être révélés notamment sur ce qui est arrivé à Lucia exactement dans les faits car toutes les pièces m’ont paru par instant embrouillé. Mais c’est un livre où le suspens nous tient en haleine car vous voulez à tout prix comprendre qui est cette Lucia et qui est « vraiment » Luce.

C’est un livre intense vous l’aurez compris où vous serez constamment dans la réflexion et dans les réflexions en compagnie d’une plume très agréable qui mérite qu’on s’y attarde. Un ouvrage assez noir qui peut se voir apprécier quelques pauses car l’auteur écrit des faits très noirs, bruts parfois dérangeants car les réflexions énoncent aussi des réalités que nous voulons nier. Personnellement, j’en ai fait une de plusieurs jours mais qui m’a peut-être un peu desservie pour comprendre l’intrigue dans sa globalité.

En conclusion, un thriller psychologique mais pas seulement à découvrir pour sa construction et ses réflexions. Une plume à surveiller à mon avis car ce jeune auteur pourrait surprendre.

  • Maison d’édition : auto-édité
  • Nombre de pages : 268 pages
  • 4ème de couverture : Juges et Coupables, un thriller psychologique pas comme les autres… Un roman social, initiatique, philosophique et métaphysique qui interrogera vos sens les plus profonds. Une écriture originale pour une intrigue puissante et percutante comme coupée au rasoir. Elle commence dans les profondeurs et les ténèbres abyssales où règnent l’incertitude, l’enfermement et l’obscurité la plus totale vers une lente montée au ciel et à la lumière. L’itinéraire littéraire de l’âme perdue d’un jeune délinquant nommé Luce au cœur d’une folie furieuse et meurtrière en suivant de noirs désirs… Autour de cet être humain en chemin vers sa destinée, et de son monde, deux nuances : D’un côté, le journal intime de Lucia, lecture inspirante d’une expérience intérieure telle la lune dans la nuit noire. Ses pensées sauvages, sa poésie, son « savoir aimer », ses méditations sur la vie. Une volonté de pleine conscience, de sagesse, d’être libre. Force mentale bienveillante et humaniste. Mais, qui est Lucia ? Et de l’autre, derrière la lumière, comme une ombre, une force brute, les paroles amères d’une sombre résurgence trouble et manipulatrice, celles de Jack. Qui est Jack ? Une histoire contemporaine, romanesque et humaniste. Un livre écrit à cœur ouvert… Jugé coupable.

Mauvais genre d’Isabelle Villain


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Mauvais Genre d’Isabelle Villain est le dernier thriller que j’ai eu l’occasion de découvrir récemment. C’est aussi ma première lecture d’un roman d’Isabelle Villain qui n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’elle a déjà écrit Peine Capitale, ouvrage pour lequel, elle avait obtenu le prix Maurice Bouvier en 2015 ou encore Âmes battues qui avait aussi été primé en 2016 à l’occasion du Festival Jeter l’encre. Avec cette entrée en matière, dont je n’avais pas forcément connaissance avant le début de ma lecture, vous savez où vous mettez les pieds, vous ne tenez pas n’importe quel thriller entre vos mains. Pour être honnête, Mauvais Genre est un des rares thriller que j’ai réussi à dévorer en quelques heures – moins d’une journée si on compte les quelques interruptions que j’ai dû octroyées non sans mal – un record durant ces derniers mois !

Hugo, jeune collégien, est le témoin d’une scène de violence entre ses deux parents. Point de départ d’une intrigue assez sombre, angoissant mais aussi étrange. Le chapitre suivant se déroule une vingtaine d’années plus tard, le lecteur fera la connaissance de Rebecca de Lost, commandante au sein de la Police et de son équipe puis rencontre avec un autre personnage nommé Angélique, jeune femme kinésithérapeute rencontrant quelques difficultés au sein de son couple.

Vous l’avez compris, nous sommes dans un ouvrage où le lecteur se fait balader d’une scène à une autre et forcément la question habituelle : mais quel est le lien ?

La suite pour la compréhension de l’intrigue est amenée finement. Pas à pas, avec un maximum de suspens et de fluidité, Isabelle Villain dévoile chaque détail, chaque subtilité, chaque facette de ses protagonistes. L’ambiance s’assombrit au fil des pages, devient oppressante pour les protagonistes comme pour le lecteur qui peut s’attacher très vite à chacun. La psychologie tout comme la violence sont modulées ensemble dans le récit ce qui renforce la crédibilité et la réalité des réactions, des choix, des découvertes.

Les personnages sont travaillés avec soin. Ainsi le lecteur découvre Rebecca de Lost, une femme forte mais avec ses faiblesses côté cœur, veuve dans une situation amoureuse compliquée, à l’aube de la cinquantaine mais aussi Angélique, une jeune femme active, ayant très bien réussie professionnellement mais pour elle aussi, les histoires d’amour sont chaotiques, Tom, un autre flic, proche de Rebecca mais avec une situation familiale qu’il tait beaucoup mais qui n’est pas reluisante. Le livre est court mais Isabelle Villain prend le temps de créer ses personnages.

Je ressors malgré tout légèrement désappointée de ne pas avoir toujours eu mon compte de détails sur certains aspects du récit, notamment concernant la fin qui est vite amorcée et où je n’ai pas eu l’impression avec la rapidité de l’action de prendre toute la mesure des aspects plus psychologiques et des quelques grains de précisions auxquels nous avaient habitués Isabelle Villain durant de nombreuses pages.

En conclusion, j’ai découvert un page-turner oppressant avec Mauvais Genre, réaliste sur des thématiques comme la question de genre très bien amenée et utilisée pour enrichir l’enquête. Un thriller que je conseille si vous recherchez la compagnie de personnages que vous apprenez à connaître tout au long d’une intrigue. Et puis surtout, une auteur à suivre si vous êtes amateur de thriller.

  • Maison d’édition : Editions Taurnada
  • Nombre de pages : 247 pages
  • 4ème de couverture : Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
    Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Shalom de David Dall


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Shalom de David Dall est une enquête autour de la disparition d’un chercheur et inventeur d’une technologie, gratuite destinée à devenir incontournable pour le futur tout en étant associée à la notion de paix mondiale. Après la lecture de la quatrième de couverture, le lecteur s’attend à entrer dans le vif du sujet et pourtant David Dall décide de planter son décor en nous offrant la découverte de Lamech, un mystérieux protagoniste, auteur de machinations sombres notamment auprès de Wallace, notre premier héros en virée nautique pour disperser les cendres de ses deux plus proches parentes récemment décédées. Une surprise qui a titillé immédiatement ma curiosité puisque de prime abord, il est logique de se demander quel va être l’objectif de cette entrée en matière. Quand allons-nous obtenir nous lecteurs, les explications autour de cette mystérieuse disparition, sur ses raisons et quels liens pouvons-nous d’ores et déjà faire avec cet homme nommé Wallace, si lien il y a ?

Autant de questions qui ne seront pas résolues dans l’immédiat mais juste une certitude vu le temps que le lecteur passe auprès de Wallace, il a forcément un rôle à jouer dans cette intrigue qui ressemble de plus en plus à un complot de grande ampleur.

En complément, le synopsis nous indique aussi un découpage en deux volumes, information notamment intéressante puisque le résumé du second opus nous laisse présumer que nous ferons forcément la connaissance de ce Davidstein, personnage d’emblée déjà très mystérieux aussi. Pour ma part, j’imaginais dès la lecture une 2ème partie où le chercheur serait notre narrateur.

L’ouvrage se démarque par une intrigue complexe, avec un scénario crédible et grandiose. L’imagination de l’auteur est à mon sens impressionnante et on en prend vraiment toute la mesure quand on ferme la dernière page tant le récit est abouti, fouillé et d’une justesse malgré l’étendue que va prendre cette disparition. La plume de David Dall est riche, y transparait un écrivain très cultivé, maitrisant de nombreux sujets dont la plupart sont techniques et ont probablement mérité plusieurs recherches pour parvenir à ce degré de précision. Je cite entre autres, les passages faisant référence à tous les aspects associés à la technologie imaginée créée par Davidstein, reliée à des notions de physique… ou encore les mentions et explications données autour des religions.

L’action est présente à foison dès les premières pages, le lecteur a à peine le temps de se demander quand il va enfin avoir des précisions sur le déroulement de la disparition citée dans la 4ème de couverture. Le lecteur doit être présent à 100% avec Wallace qui va passer plus d’un sale quart d’heure ou avec Catherina, une journaliste, en vacances mais qui suit les actualités assidûment avec lesquels nous alternons les différents chapitres de cette première partie. A plus d’une reprise, j’ai eu l’impression d’être munie d’une caméra et de suivre pas à pas nos deux protagonistes dans leurs pérégrinations. Nous sommes à la limite d’un film d’action qui s’accorderait très bien vu l’ambiance décrite. Mon seul regret c’est que j’ai trouvé très peu d’éléments nous laissant penser à un monde à bout de souffle. Je m’attendais à des catastrophes naturelles, des populations méfiantes et vivant dans la peur face à un avenir incertain et je n’en ai rien vu.

Cependant, après cette lecture, je regrette vraiment le découpage réalisé par l’auteur pour ces deux tomes recoupés dans l’ouvrage. En effet, de mon point de vue, l’organisation en est décousue et cela pour plusieurs raisons. D’une part, le récit est repris selon deux points de vue différents, dans le premier tome, Wallace est notre héros principal, dans le second tome c’est à Davidstein de prendre cette place. Ainsi, mis à part des passages différents entourant les évènements relatifs à la vie privée, professionnelle etc propres à chaque personnage, nous retrouvons le même récit donc de nombreuses redondances.

Le récit aurait pu alterner les points de vue dans le même ouvrage à mon avis, le rendre plus vivant tout en évitant des passages longs avec une suite d’informations successives sur Davidstein ou Wallace et leurs entourages- à assimiler rapidement forcément- qui auraient peut-être pu être disséminées au fil de l’ouvrage pour rendre la lecture encore plus fluide. Forcément, ces parties quoique intéressantes alourdissent le récit et ma lecture a parfois trainé un peu en longueur avec cette construction.

Les personnages sont assez nombreux mais les plus récurrents pour un ouvrage de cette taille sont vraisemblablement un petit comité. L’auteur en profite et nous apporte une profusion d’éléments les concernant. Par contre, ils représentent assez bien les dualités bien/mal sans juste milieu. Ainsi Lamech est un vrai méchant, persécuteur, calculateur, cynique alors que Davistein et Wallace sont vraiment des gentils et veulent faire le bien par opposition. Encore une fois, dans son organisation, l’auteur ne nous propose pas de compromis, soit c’est noir, soit c’est blanc… C’est son fonctionnement et cela se comprend assez vite finalement, il faut réussir à l’appréhender ensuite et pour ma part, j’ai eu bien des difficultés.

En conclusion, j’ai des sentiments assez partagés sur ma lecture. Je regrette d’avoir lu cet ouvrage par petits bouts car je suppose que cela a pu influer sur mon avis surtout quand j’ai constaté que pour les moments où je lui ai accordé de nombreuses heures, je ne décrochais plus de ma lecture. Et pourtant, même en me disant que je n’ai pas toujours opté pour les meilleures conditions de lecture, des passages restent lents, suite au découpage en deux tomes et aux redondances et blocs d’informations à assimiler trop rapidement. Pour autant, j’ai découvert une très belle plume autour de sujets ardus que David Dall a su rendre intéressants avec des personnages très bien construits auxquels on peut s’attacher.

Merci aux Editions Bergame pour leur confiance et pour cette découverte.

 

  • Maison d’édition : Editions Bergame
  • Nombre de pages : 624 pages
  • 4ème de couverture : L’histoire de l’humanité se situe à une époque charnière. La planète bleue montre des signes d’agonie précoce. L’équipe dirigée par Salomon Davidstein a réussi une percée dans le domaine de la fusion de l’hydrogène à froid. Elle a développé un générateur d’énergie verte qui recourt à l’eau lourde comme carburant. Salomon Davidstein annonce son intention d’offrir cette technologie au monde entier. Il établit un partenariat avec l’ONU, et ce faisant, il contraint chaque pays à vivre en paix avec tous ses voisins. Lors de la conférence sur les changements climatiques à la ville de Québec, un coup de théâtre survient. À quelques heures de la clôture de cette réunion historique, Salomon Davidstein devient introuvable. Dès la disparition du savant, les espoirs du monde entier sont remis en question et un compte à rebours est amorcé.
    Durant l’enquête, la police découvre le portefeuille de Joshua Wallace, un officier haut gradé de l’armée canadienne, et elle confi rme sa présence sur les lieux du crime. Toutes les preuves recueillies indiquent qu’il serait un agent dormant à la solde du Mossad.
    Shalom décrit ce drame à travers le point de vue de Joshua Wallace et de Salomon Davidstein. Les tomes I et II constituent deux angles de vue différents du même récit.
    Dans le premier livre, intitulé Terreur à Sion, Lamech brise les urnes funéraires des deux êtres les plus importants dans la vie de Wallace et il disperse leurs cendres en mer. La route sera longue avant que Wallace puisse assouvir sa soif de vengeance puisque Lamech l’enlève et lui fait porter le chapeau du meurtre de vingt-sept personnes et du kidnapping de Salomon Davidstein. Lamech sabote les efforts du scientifique pour niveler les différends entre les pays et il élabore un complot visant à détruire Israël. Wallace réussira-t-il à s’extirper des griffes de Lamech ? Wallace parviendra-t-il à s’innocenter des crimes pour lesquels les forces constabulaires cherchent à l’appréhender ? Enfin, Wallace saura-t-il tirer Israël du danger avant la fi n du décompte ?
    Dans le second livre, intitulé Le duel des Balances, Salomon Davidstein s’apprête à célébrer en famille la réalisation du rêve de son père, soit de créer un pacte de paix durable entre Israël et ses ennemis. Cette même journée, sa fi lle, son gendre et ses petits-enfants sont victimes d’un terrible accident routier et son fi ls meurt à la suite d’un saut en parachute. Salomon cherche à sauver les apparences devant les siens, mais au-dedans de lui, il vit une révolte contre Dieu au point de le mettre au banc des accusés. Salomon sera-t-il capable de pardonner à Dieu son absence dans les moments importants de sa vie ? Salomon arrivera-t-il à croire que son père ne se sentirait pas trahi par l’abjuration de sa foi dans le judaïsme ? Enfi n, Salomon pourra-t-il faire face à ses engagements envers l’humanité avant la fi n de l’ultimatum lancé par une organisation criminelle pro-israélienne ?