Inséparables d’Elie Darco


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Inséparables d’Élie Darco est un ouvrage paru aujourd’hui, 7 avril 2017 aux Editions Magnard(Edit : parution repoussée au 14 avril). J’ai eu la chance de découvrir ce livre avant même sa sortie grâce à son auteur. Je la remercie pour sa confiance. J’ai découvert il y a quelques années sa plume au travers d’une nouvelle présente dans une anthologie publiée par les Editions du Riez, Les Dames Baroques. J’avais eu un coup de cœur pour cette nouvelle, intitulée « Les Crocs de la Basilicate ». Par hasard, Élie Darco a découvert mon avis et s’est proposé de me faire lire son dernier ouvrage Inséparables. Ce livre fait partie d’un registre tout autre, il s’adresse à un public jeunesse mais j’étais prête à tenter le pari et redécouvrir sa plume dans un autre contexte.

Cet ouvrage est encore assez court même s’il est bien plus approfondi et plus long qu’une nouvelle. Ainsi l’auteur ne va pas par quatre chemins et entre dans le vif du sujet. Nous découvrons une fratrie d’adolescents : un frère et une sœur, Alec et Béryl. Nous entrons d’office dans leur intimité et nous les suivons dans leurs 400 coups. Leur monde par la même occasion intrigue car même si plus d’une scène nous rappelle un quotidien contemporain, plusieurs pistes nous mènent à penser que les temps sont plus difficiles avec un déclin du monde possible ou probable. Le terrain familial est aussi original, c’est une première pour moi de lire les péripéties des rejetons de deux militaires. Ce terreau génétique a une influence sur leur besoin d’actions, de sports extrêmes, leur recherche de sensation…De fait, la narration aura un rythme intense, saccadé avec de nombreuses scènes d’action, du suspens et du mystère à en revendre.

Le nombre de personnages est assez limité ce qui s’apprécie dans un récit aussi court avec deux héros. Élie Darco a bien compris que le temps était compté et que devait primer le travail autour de ces deux héros. A mon sens, justement, cette fratrie est un personnage à part entière. Leurs liens frères-sœurs sont palpables, surréalistes tant ils sont forts. L’auteur décrit leur relation d’une justesse et d’une intensité, c’est impressionnant !

J’ai apprécié les aspects qui restent cachés jusqu’à la fin tout en sonnant juste et crédible à 100%. Le travail est d’une minutie, de calcul parfait pour aboutir à ce résultat que j’en reste sans voix. Par instant, j’ai eu envie de m’incriminer sur certaines choses mais le résultat final a tué dans l’œuf mes remarques notamment sur les amourettes présentes dans le récit qui étaient à mon sens d’une simplicité enfantine et rageante pour cela.

La longueur du récit est un frein à mon sens au plaisir de cette lecture. J’ai eu l’impression que l’auteur s’est freiné ou l’a été dans les descriptions sur ce monde différent avec ces couvre-feux, ses limitations sur les énergies, le détail de certaines actions notamment le travail d’Alec à la déchetterie et les découvertes, rencontres faites dans ce lieu. Des éléments sont parfois passés sous silence, l’auteur les assume mais en tant que lectrice j’aurais aimé les lire de manière approfondie pour avoir quelques pistes à gratter aussi.

En conclusion, je me suis fait balader de bout en bout, de surprises en surprises avec une action détonante dans un monde et un milieu original. Élie Darco est une technicienne de l’écriture, chaque élément introduit est précieusement calculé pour aboutir à un résultat totalement surprenant.

  • Maison d’édition : Editions Magnard
  • Nombre de pages : 220 pages
  • 4ème de couverture : Ballotés au gré des affectations successives de leurs parents militaires, Alec et sa sœur Beryl sont un peu livrés à eux-mêmes. Complices et inséparables, ils aiment repousser leurs limites et tenter des expériences dangereuses, quitte à enfreindre les règles. Mais quand la famille échoue dans une petite ville perdue au milieu de la forêt, loin de toute animation, l’ennui les gagne….

L’épouse de bois de Terri Windling


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Dans L’épouse de bois de Terri Windling avec une pareille couverture, il est facile de s’attendre à se perdre en forêt ou dans un lieu plutôt surnaturel voire un monde imaginaire. Pourtant le synopsis laisse comprendre que nous allons accompagner Maggie Black dans un univers bien réel, sur les traces de David Cooper, un poète tout récemment décédé qui lui a donné sa maison en héritage en plein désert. Maggie aura échangé une grande partie de sa vie au travers d’une longue correspondance avec lui sans jamais le rencontrer en personne. Le destin est étrange en lui permettant de découvrir sa vie après sa mort. Curieux, bizarre, vous direz-vous. Oui vous avez raison, ce livre brillera au travers de ces adjectifs du début à la fin.

J’ai lu les premiers chapitres de ce livre par à coup. Je me suis vite rendue compte que cette histoire était brillante. Malheureusement, je n’arrivais pas à rentrer complètement dedans et j’avais presque honte de me dire que je ne donnais pas toutes ces chances à ce livre en le lisant correctement, dans de bonnes conditions. Et, je me suis dit qu’il fallait que je me pose au moins 2 longues heures en compagnie de ce bouquin pour laisser sa magie me traverser. Miracle, je suis tombée dans la spirale de ce petit coin de pays unique, de ces habitants autrement dit les voisins de Cooper mais aussi les êtres mystiques cachés dans le désert, de leur quotidien, de leurs histoires, de leurs passions…

Ce livre a un rapport au temps particulier, il est facile de se perdre dans ce récit où je me suis plus sentie en majorité dans un rêve éveillé où le temps n’a plus de sens. Ce récit est un éveil des sens, parfois un bouleversement quand je me suis retrouvée incapable de savoir si j’étais à la fin des années 50 ou bien des décennies plus tard. L’intrigue devient si prenante. Les mots et les idées sont beaux, intéressants et si perturbants qu’il est difficile de rester ancrer dans un contexte temporel précis. La mythologie, la poésie sont prégnants et m’ont énormément plu en étant mis en évidence sous la plume de Terri Windling. Je précise que je n’aime pas la poésie en temps normal mais les bribes d’extraits présents dans L’épouse de bois sont merveilleusement raccordées à l’histoire pour que j’y comprenne quelque chose. Par instant, il est aussi possible de se croire tomber dans la folie comme quand Maggie, l’héroïne commence à se demander si des êtres surnaturels ne sont pas aussi ses voisins. Le lecteur est tout aussi perplexe que les protagonistes sur cette étrange magie qui semble résider dans le désert. Il faut la comprendre, l’appréhender pour y voir plus clair.

En conclusion, c’est un bijou dont je ne dirais rien de plus sur le récit car il mérite d’être découvert. Même si j’aurais envie de vous en faire un résumé plus approfondi, il serait difficile tant il y a à dire. Le fil du récit n’est pas linéaire, il ondule, il vacille, il permet que le lecteur s’évade. Si vous pensez adorer ça, n’hésitez pas une minute. En attendant, je classe L’épouse de Bois dans les lectures à lire au moins une fois dans sa vie.

Si vous souhaitez découvrir d’autres avis : Avis d’Acr0

Lu dans le cadre du Projet 52 2017

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  • Maison d’édition : Editions Le Livre de Poche
  • Nombre de pages : 413 pages
  • 4ème de couverture : Maggie Black est écrivain, auteur d’études sur des poètes. Elle apprend qu’un de ses plus anciens correspondants, David Cooper, vient de mourir en lui laissant tous ses biens en héritage. Maggie décide d’aller s’installer dans l’ancienne maison de Cooper, pour enfin s’atteler à la rédaction d’une biographie du grand écrivain. Mais elle n’avait pas prévu que Cooper habitait en plein désert, dans les montagnes de l’Arizona (près de Tucson). Là, la vie n’a pas le même rythme qu’ailleurs. Les choses sont plus pures, les formes plus essentielles, les mystères plus profonds… Pourquoi Cooper est-il mort noyé dans un lit de rivière asséché ? Pourquoi des coyotes rôdent-ils autour de sa maison ? Qui est l’étrange fille- lapin qui s’abrite sous les grands cactus ? La magie de ces collines désertiques est puissante, Maggie Black devra prendre garde à ne pas y perdre la raison – ou la vie.

Traitors Gate d’Anne Perry


Couverture Traitors Gate Anne Perry

Traitors Gate d’Anne Perry est le premier polar de la série des Charlotte et Thomas Pitt que je lis. J’en ressors assez mitigée pour plusieurs raisons.

Thomas est chargé dès les premiers pages de Traitors Gate d’enquêter sur des fuites au Ministère à la demande d’un ami d’enfance. Notre enquêteur s’y attelle plein de motivation même si dans les bureaux, les personnages qu’il y rencontre sont peu bavards. Ils ne sont pas non plus d’une grande aide pour s’engager sur d’éventuelles pistes. Les investigations vont à un rythme plutôt lent dans une ambiance guindée de la haute société. Le crime d’une aristocrate s’ajoute au tableau et à ce moment-là, l’action et le mystère commenceront à atteindre un plus haut niveau de suspens.

Concrètement, le contexte n’est pas simple du tout à appréhender dans cette enquête. Les sujets autour des affaires étrangères et des colonies sont les principaux et peuvent devenir vite lassants quand on ne les maîtrise pas du tout surtout en ces années 1890…Anne Perry n’essaye pas vraiment de simplifier les choses ce que j’ai trouvé fort dommage car finalement mon intérêt principal était de me concentrer sur une enquête et non de piétiner autour des affaires politiques, diplomatiques, financières…

De plus, j’ai été très surprise d’en apprendre si peu sur le passé de nos deux enquêteurs. A plusieurs reprises, des références sont citées d’enquêtes plus anciennes ou bien de personnages rencontrés il y a quelques années mais Anne Perry se contente de citer trop succinctement pour que le lecteur qui ne suivrait pas depuis le début la série en lisant les tomes dans l’ordre s’y retrouve vraiment. De ce fait, je n’ai pas eu l’impression de pouvoir rentrer dans le quotidien des Pitt. Je suis même stupéfaite de la relation très distante de ce couple qui m’avait l’air un peu « avant-gardiste » en voyant l’intérêt que Charlotte porte au métier de son mari et son implication.

Par contre, j’ai adoré les petites pointes d’explications glissées de-ci-de-là sur des éléments plus quotidiens de l’époque. J’ai beaucoup aimé la résolution de l’enquête sur le meurtre de Mme Chancellor. Anne Perry sait tirer des ficelles de génie, agencer des enquêtes qui tiennent la route, il n’y a pas de doute.

En conclusion, je reste sceptique sur ce polar essentiellement car je connais très mal cette époque tout comme les sujets abordés. L’objectif était de la découvrir car j’ai lu cet ouvrage entre autres pour le Challenge Enigme – Chacun son époque pour lequel j’ai choisi les années 1870-1940, l’équivalent de notre IIIème République Française. Je reprocherais à l’auteur de ne pas avoir essayé de rendre ce livre plus ludique sur ces aspects même si je le conseille pour l’originalité de son intrigue et le travail de recherche fourni.

Lu dans le cadre du Challenge Enigme – Chacun son époque

Challenge énigme Chacun son époque

 dans le cadre du Projet 52 2017

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dans le cadre du challenge Polar Historique

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  • Maison d’édition : Editions 10/18
  • Nombre de pages : 384 pages
  • 4ème de couverture : Sir Arthur Desmond, mentor du commissaire Thomas Pitt, est retrouvé mort dans un club londonien.
    Accident ? Suicide ? Son fils n’y croit pas et demande à Thomas d’enquêter. Pendant ce temps, au ministère des Colonies, un traître divulgue à l’Allemagne des informations sur la politique anglaise en Afrique. Or Desmond travaillait aux Affaires étrangères et avait porté des accusations contre le gouvernement au sujet des colonies. Les suspects : un groupe d’hommes très influents et fort soucieux de leur réputation.
    C’est alors que le corps d’une aristocrate londonienne est découvert dans la Tamise… Thomas Pitt et sa femme Charlotte vont risquer leur vie dans cette intrigue qui mêle souvenirs, amitié et affaire d’Etat. C’est toute l’expansion de l’Empire qui est en jeu. La  » reine  » du polar victorien nous entraîne de nouveau, avec jubilation, dans une époque dont elle connaît tous les secrets.

 

 

Défi Minérine: mars/avril {Le Retour}


Logo défi Minérine

Je vous rappelle les fameuses règles de notre challenge à Mina et moi:

  • Tous les deux mois, chacune choisit une lecture pour l’autre dans sa PAL avec un petit mot d’explication.
  • Chacune a donc deux mois pour lire le livre choisi et le chroniquer.
  • Le défi était prévu pour 6 mois à l’origine mais nous l’avons reconduit et nous nous accordons toujours 1 joker si nous manquons de temps ou dans l’éventualité d’une lecture qui ne nous plairait pas.

Le défi Minérine est de retour, youpi!!! Mina a fait une bonne pause pouponnage et nous revoici toutes les deux pleines de motivation pour dégommer nos PAL et faire de belles lectures.  La dernière session s’était bien finie pour rappel, avec la lecture du Château des Poisons de Brussolo pour Mina et le tome 1 d’A comme Association d’Erik L’Homme pour moi.

Pour ce grand retour du défi, j’ai décidé de gâter Mina en choisissant un livre de son auteur préféré : le grand Stephen King. Plusieurs ouvrages de cet auteur trônaient en bonne place dans sa PAL mais mon choix s’est porté sur celui-ci car je l’ai déjà lu. Je l’avais beaucoup aimé, j’espère qu’il en sera de même pour Mina.

Blaze Stephen King Richard Bachman

Sa réaction quand je lui ai annoncé quel livre j’avais choisi:

Ok, je vais faire du total Stephen King les prochains mois, je suis dans Désolation.

A fond dans du Stephen King pour se remotiver, cela devrait être un combo gagnant pour ma binômette surtout que je sais qu’elle était un peu déçue d’être à la traîne sur un challenge S.King.

Pour découvrir le livre que Mina m’a choisi pour cette nouvelle session il faut aller par ici.

Et voilà, souhaitons – nous bon courage et de bonnes lectures!!!