Rétrospective 2018 et premiers mots de début d’année


Il est temps de faire un bilan sur l’année qui vient de s’écouler mais avant tout, je ne peux pas commencer 2019 par ce premier billet sans vous souhaiter une très belle nouvelle année et vous transmettre tous mes vœux de bonheur, d’amour, de santé, de réussite. Pour ma part, j’ai passé une année plus que mitigée en 2018 sur un plan professionnel mais aussi personnel. Heureusement le blog et les livres sont restés des atouts pour me remonter le moral ; surtout que même si le nombre de publications a diminué, vous êtes toujours aussi nombreux voire un peu plus, MERCI !!! Et pour l’avenir, j’espère que 2019 sera une année plus sereine où je pourrais repartir du bon pied et m’épanouir vers d’autres horizons tout en continuant à lire et blogguer.

Passons à la rétrospective livresque avec le tag de PKJ « Adieu… »

Pouvez-vous citer…?

  1. vos trois meilleures lectures de l’année.

    * en roman

    Ces trois romans sont mes pépites de l’année mais aussi un peu les inclassables de l’année. Ils ont chacun leur « petit quelque chose » qui en a fait des coups de cœur. Black Out de Brian Selznick un ouvrage magnifique et illustré pour parler d’un handicap : la surdité avec le texte et les images qui se font échos tout au long de l’intrigue. Un seul mot « magique » et merci à l’auteur d’avoir écrit sur le sujet de manière aussi réaliste. On ne sait pas ce que le passé nous réserve d’Edouard Moradpour est une très belle découverte au cœur d’un véritable huis-clos où l’auteur titille admirablement les protagonistes mais aussi les lecteurs sur nos émotions, sur nos faces cachées, nos secrets…Et enfin Jaworski avec l’intégrale des Récits du Vieux Royaume parce que je suis complètement addict à la plume de cet auteur, je ne voudrais jamais quitter ces univers. Quand on me dit de me lancer dans l’écriture, je me dis que je ne serais jamais capable d’écrire quand je vois à quelle hauteur est plantée la barre par certains auteurs et Jaworski est en tête de liste.

    * en BD/mangas

    En tout début d’année, ma première lecture BD a été un véritable coup de cœur avec le premier opus de L’adoption. Un thème riche pour en faire une histoire poignante avec de très beaux dessins, des personnages hauts en couleur. Les Carnets de Cerise avec son 3ème tome est ma dernière lecture BD de l’année, la source sûre, la série BD phare à la maison. J’ai encore adoré cette nouvelle histoire et je sais déjà (merci ma fille) que le tome suivant est encore une pépite. Et puis 2018 a été aussi l’année pour découvrir de nouvelles séries manga dont l’Atelier des Sorciers. Le premier tome était très bien, le suivant encore mieux, l’univers complètement décalé dans le milieu de la sorcellerie avec de jeunes héroïnes pleins d’imaginations m’a vraiment conquise.

  2. vos trois plus grandes déceptions.

    * en roman

    Mais forcément toi lecteurs, tu sais bien que les lectures ne sont pas que des moments de plaisir. Parfois, nous passons aussi à côté de certains ouvrages. Ces 3 livres-là en font parties, ce sont mes flops. Un été sans les hommes de Siri Hustvedt m’a fait passer plusieurs mauvaises semaines, j’ai cru que j’allais finir par abandonner mais je suis tenace et me suis forcée. Malheureusement, je n’ai pas adhéré du début à la fin à la plume de l’auteur et je sais déjà que je peux bannir tous les autres romans car c’est vraiment la question du style le problème majeur. La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt dans un genre un peu plus classique ne m’a pas plus emballée, le synopsis pourtant m’avait énormément tenté mais j’ai été assez sceptique sur le cheminement, l’imagination de l’auteur. Pas mal de problèmes de rythme qui ont entaché ma lecture et m’ont lassé bien vite. Et alors Harry Potter et l’enfant maudit, le livre que j’ai fini par lire, alors que je m’étais dit qu’il ne fallait pas que je le lise durant un petit moment et j’ai craqué. Le drame, je n’aurais pas dû, l’intrigue est complètement bancale, ne fait pas honneur du tout à la série d’origine.

    * en BD/manga

    Décidément, les livres dans l’univers de HP n’auront pas eu la part belle dans mes lectures 2018, vous le constaterez. Harry Cover est une BD parodiant la série que nous connaissons tous, malheureusement cette série le fait avec un humour grinçant, un humour gras et niais si je pourrais dire. Les personnages sont caricaturés et ne m’ont absolument pas plus, représentés ainsi, surtout Hermione qui devient la bimbo de service… Ensuite le hasard aura fait que le premier tome était un coup de cœur mais le tome 2 celui de l’Adoption a été une vraie déception. J’attendais beaucoup de la suite et elle n’a pas été à la hauteur de mes espérances. C’est assez subjectif malheureusement comme avis car cela tient surtout à l’orientation qu’a pris l’histoire qui m’a déçue. Et enfin le 3ème tome du Château des étoiles m’a relativement déçue car l’action est omniprésente si bien qu’il est parfois difficile de comprendre techniquement comment tout se déroule et pourtant on apprend si peu de choses … Vivement la suite pour celui-ci.

  3. le meilleur roman PKJ lu cette année.

    C’est une série SF et jeunesse qui me passionne assez ces dernières années, qui se lit vite, qui bénéficie d’un univers foisonnant, de personnages originaux. Que dire à part qu’il faut que je la continue ?

  4. le premier livre lu en 2018.


    Ma première lecture qui à ce jour ne m’a pas laissé un souvenir très intense, un peu oublié finalement. La Disparue de la cabine N°10 de Ruth Ware m’avait surtout rappelé un univers s’approchant de celui d’Agatha Christie. C’est le roman que j’avais apprécié pour son univers élitiste en plein huis-clos où la disparition nous promet de grands moments de recherches, d’enquêtes… Cependant, je suis m’étais assez questionnée sur l’objectif réel de ce roman à savoir : développer la paranoïa d’un personnage ou bien résoudre une disparition ?

  5. le dernier livre lu en 2018.

    L’ombre de l’oiseau lyre de Andrés Ibáñes est ma dernière lecture de l’année 2018, il aurait aussi pu faire partie des déceptions de l’année. Un ouvrage assez particulier à la limite du conte philosophique avec trop de passages abstraits pour me plaire.

  6. le livre avec la plus belle couverture.

    Et surtout un très bon premier tome et une auteure que je compte aussi découvrir avec d’autres ouvrages. Dans La Voie des Oracles, j’ai surtout aimé le contexte assez original puisqu’il se situe en pleine Antiquité et finalement pour le genre ce n’est pas si fréquent.

  7. une saga que vous avez terminée.

    Une saga dont j’ai relu le tome 1 pour replonger dans l’univers et dont j’ai fini par enchaîner les deux tomes qui suivaient. Une série pour les lecteurs aimant les univers originaux et décalés avec de nombreuses aventures.

  8. le meilleur nouvel auteur lu.

    Un auteur à suivre et qui n’a pas peur de raconter les faits les plus noirs en n’épargnant pas la vérité…

  9. la maison d’édition la plus lue.


    Eh oui finalement le format Poche est un format qui me convient et cette maison d’édition revient régulièrement au travers de mes lectures.

  10. le dernier livre qui a intégré votre bibliothèque.

     

    Mes cadeaux de Noël sont les derniers arrivants de l’année.

  11. le roman que vous attendiez le plus en 2018.

    Je suis accro depuis des années à cet auteur et j’ai eu la grande chance de recevoir Le Signal à mon anniversaire.

  12. le livre que vous avez le plus conseillé.

     

    C’est une série plutôt avec L’Assassin Royal de Robin Hobb et c’est depuis des années. Les valeurs sûres on ne les change pas.

13) le livre dont tout le monde parlait (que vous l’ayez lu ou non).

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J’ai fini par me lancer dans La Vérité sur l’Affaire Harry Québert de Joël Dicker quand la série a commencé à être diffusée. C’est pas faute de me l’avoir conseillé depuis un moment mais il me fallait le temps et la menace de me faire spoiler ^^.

14) votre meilleur souvenir lié aux livres.

Mon petit dernier qui commence à aller à la pêche au livre dans ma PAL et qui fait semblant de lire. Il commence à déchiffrer des lettres et cela fait fondre mon cœur de maman lectrice.

15) le livre que vous attendez le plus en 2019.

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Il va faire partie de mes prochaines lectures aucun doute .

Si vous êtes tentés pour faire ce tag ou l’avez déjà fait n’hésitez pas à me faire signe, j’irais voir avec plaisir votre sélection de titres. Et merci de m’avoir lu.

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Les ombres d’Esver de Katia Lanero Zamora


Les Ombres d’Esver est le dernier roman fantastique de Katia Lanero Zamora paru aux Editions ActuSF. C’est une première découverte de l’auteure et une de mes rares lectures fantastiques de l’année. L’ambiance « historique » précisée dans le synopsis a été l’une des raisons du choix de cette lecture et je n’ai aucun regret d’avoir sauté le pas.

Les Ombres d’Esver est un roman étonnant aux accents oniriques dès les premières pages. Forcément, l’héroïne Amaryllis apparaît comme une jeune fille aux nuits agitées, encombrées de cauchemars. La nuit dans cette histoire prend déjà toute son importance, c’est le moment de la journée qui semble clé, attendu et redouté à la fois. D’un regard extérieur, ces rêves quoique bien décrits sont étranges. Pourquoi Amaryllis vit-elle des moments pareils chaque fois que le sommeil l’emporte ? Pourquoi a-t-elle besoin de ce fameux élixir ? A la découverte du quotidien de ces deux recluses au fin fond d’un manoir Amaryllis et sa mère Gersande intriguent déjà leurs lecteurs avec leurs activités orientées autour de la botanique, le comportement de la jeune fille de 16 ans… Mais que se passe-t-il donc dans cette maison ? Et pour combien de temps encore cela va-t-il durer ? Amaryllis va-t-elle entrer à l’école de botanique ou finir mariée ?

Vous ne serez pas au bout de vos peines si vous tenez cet ouvrage entre vos mains. Le récit peut paraître très embrouillé lors des premiers chapitres, à l’image de ces rêves indescriptibles, de la mémoire défaillante de l’héroïne sur son enfance. Mais ne prenez pas peur, prenez votre courage à deux mains et tournez les pages! Partez au cœur des aventures d’Amaryllis en sa compagnie ! Le rythme avec un peu de patience vous prendra rapidement d’assaut, de découvertes en découvertes tout finira par être compris. L’intrigue est stupéfiante, poignante car le lecteur découvre en même temps que notre jeune héroïne re-découvre certains pans de sa vie mais aussi ceux de sa mère. Rien est facilement acquis, les personnages sont assez froids du moins au début notamment Gersande – qui je ne le cacherais pas m’a hérissé à plus d’une reprise avec le comportement qu’elle a à l’égard de sa fille- mais il y en a d’autres… Finalement, ce roman en deviendrait presque sombre avec ces différents mystères familiaux dans une ambiance assez désolée.

Les sentiments, les émotions face à tant de froideur se développent et s’épanouissent de plus en plus au fil des pages. J’ai eu la gorge nouée à plus d’une reprise tout en étant surprise par l’ampleur de cette intrigue, les proportions prises par cette histoire. Effarant serait le mot !!!

L’enfance, le merveilleux sont des thèmes récurrents et formidablement agencés. Les personnages sont suffisamment étayés même si les caractères et personnalités peuvent être particulières, froides, éteintes. Heureusement Amaryllis à l’aube de sa vie, s’éveille un petit peu, se rebelle aussi et apporte de jolis accents de révolution dans ce manoir déserté. Gersande quant à elle reste prostrée énormément sur elle et il est presque dommage de découvrir à la toute fin les raisons. Certains personnages se font échos entre rêve et réalité, j’ai eu des coups de coeur pour ces parallèles.

Les Ombres d’Esver est un ouvrage poignant sur une mystérieuse histoire de famille qui a pris une ampleur folle au fil des années dans un univers sombre, un peu gothique. A mi-chemin entre le conte onirique et une histoire de vie plus « réaliste » que nature. Riche en émotions, il est impossible de rester impassible même s’il est possible que l’immersion au cœur de ses pages ne soit pas évidente dans un premier temps. Il faudra prendre le temps de démêler ce beau fouilli d’évènements, d’actions, de descriptions mais une fois l’écheveau démêlée, la magie se crée…

  • Maison d’édition : Editions ActuSF
  • Nombre de pages : 261 pages
  • 4ème de couverture : Tous les espoirs d’avenir comme botaniste d’Amaryllis, 16 ans, s’effondrent quand parvient au manoir, où elle vit seule avec sa mère, la lettre de son père annonçant la vente du domaine d’Esver et le mariage qu’il a engagé entre sa fille et un de ses associés.

Mauvais genre d’Isabelle Villain


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Mauvais Genre d’Isabelle Villain est le dernier thriller que j’ai eu l’occasion de découvrir récemment. C’est aussi ma première lecture d’un roman d’Isabelle Villain qui n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’elle a déjà écrit Peine Capitale, ouvrage pour lequel, elle avait obtenu le prix Maurice Bouvier en 2015 ou encore Âmes battues qui avait aussi été primé en 2016 à l’occasion du Festival Jeter l’encre. Avec cette entrée en matière, dont je n’avais pas forcément connaissance avant le début de ma lecture, vous savez où vous mettez les pieds, vous ne tenez pas n’importe quel thriller entre vos mains. Pour être honnête, Mauvais Genre est un des rares thriller que j’ai réussi à dévorer en quelques heures – moins d’une journée si on compte les quelques interruptions que j’ai dû octroyées non sans mal – un record durant ces derniers mois !

Hugo, jeune collégien, est le témoin d’une scène de violence entre ses deux parents. Point de départ d’une intrigue assez sombre, angoissant mais aussi étrange. Le chapitre suivant se déroule une vingtaine d’années plus tard, le lecteur fera la connaissance de Rebecca de Lost, commandante au sein de la Police et de son équipe puis rencontre avec un autre personnage nommé Angélique, jeune femme kinésithérapeute rencontrant quelques difficultés au sein de son couple.

Vous l’avez compris, nous sommes dans un ouvrage où le lecteur se fait balader d’une scène à une autre et forcément la question habituelle : mais quel est le lien ?

La suite pour la compréhension de l’intrigue est amenée finement. Pas à pas, avec un maximum de suspens et de fluidité, Isabelle Villain dévoile chaque détail, chaque subtilité, chaque facette de ses protagonistes. L’ambiance s’assombrit au fil des pages, devient oppressante pour les protagonistes comme pour le lecteur qui peut s’attacher très vite à chacun. La psychologie tout comme la violence sont modulées ensemble dans le récit ce qui renforce la crédibilité et la réalité des réactions, des choix, des découvertes.

Les personnages sont travaillés avec soin. Ainsi le lecteur découvre Rebecca de Lost, une femme forte mais avec ses faiblesses côté cœur, veuve dans une situation amoureuse compliquée, à l’aube de la cinquantaine mais aussi Angélique, une jeune femme active, ayant très bien réussie professionnellement mais pour elle aussi, les histoires d’amour sont chaotiques, Tom, un autre flic, proche de Rebecca mais avec une situation familiale qu’il tait beaucoup mais qui n’est pas reluisante. Le livre est court mais Isabelle Villain prend le temps de créer ses personnages.

Je ressors malgré tout légèrement désappointée de ne pas avoir toujours eu mon compte de détails sur certains aspects du récit, notamment concernant la fin qui est vite amorcée et où je n’ai pas eu l’impression avec la rapidité de l’action de prendre toute la mesure des aspects plus psychologiques et des quelques grains de précisions auxquels nous avaient habitués Isabelle Villain durant de nombreuses pages.

En conclusion, j’ai découvert un page-turner oppressant avec Mauvais Genre, réaliste sur des thématiques comme la question de genre très bien amenée et utilisée pour enrichir l’enquête. Un thriller que je conseille si vous recherchez la compagnie de personnages que vous apprenez à connaître tout au long d’une intrigue. Et puis surtout, une auteur à suivre si vous êtes amateur de thriller.

  • Maison d’édition : Editions Taurnada
  • Nombre de pages : 247 pages
  • 4ème de couverture : Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
    Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

Blue Mauritius d’Emmanuel Richon


Blue Mauritius

Blue Mauritius d’Emmanuel Richon est un ouvrage original autour des timbres dont l’auteur a fait le pari fou d’en faire un roman. Le synopsis m’a fortement inspiré dans le choix de cette lecture et en même temps c’était l’occasion de découvrir un nouvel univers celui de la philatélie et son histoire.

Ce roman a la particularité d’être rédigé chronologiquement, chaque chapitre correspond à une année mais aussi d’avoir un narrateur Friedrich Kosack, héros de bout en bout du récit qui va tenir longuement la plume durant des décennies pour nous parler de sa vie mais surtout des timbres. Ces marqueurs temporel et physique permettent aux lecteurs de se rappeler à chaque page tournée qu’ils sont bien dans un roman et non dans un précis sur ces fameux petits bouts de papier. Oui oui, suivant les passages, le doute pourrait être permis vu le degré de précisions sur l’Histoire des timbres, leur univers, les aspects techniques…Mais ce fil rouge du roman nous tient en haleine et nous rappelle que les timbres voudraient devenir un personnage à part entière mais ne le sont pas tout à fait malgré tout.

Ainsi, le lecteur découvre la vie de Friedrich Kosack, héros encore très jeune au début de l’ouvrage, encore dans l’ignorance de certaines de ses origines, proche de ses deux parents dont il a une passion commune et dévorante avec son père et leurs amis proches : la philatélie. Son père travaille au sein d’un musée du timbre, c’est l’occasion de découvrir le Blue Mauritius et autres timbres mauriciens. C’est précisément autour des pérégrinations du Blue Mauritius en parallèle de celle de Friedrich que le récit se déroule. Une manière de redécouvrir l’Histoire notamment avec la Seconde Guerre Mondiale, de faire connaissance avec une famille et les leçons de vie qui peuvent en ressortir avec les bouleversements qu’a connus le siècle dernier…

A la frontière entre roman de vie, roman historique, beau livre, il est parfois facile de s’y perdre voire de se demander dans quel genre devons-nous classer cet ouvrage ? Parfois, ce doute sur ce que le lecteur en attendrait pourrait lui faire défaut. Ainsi, je n’attendais pas des passages très précis et aussi longs sur les timbres, à la limite de l’oubli du propos initial et de l’indication « roman » sur la couverture. Honnêtement, quelques pages ou quelques lignes m’ont parue lourdes, des citations sans fin de noms propres, de lieux m’ont parfois fait sauter quelques lignes car je n’y voyais pas un grand intérêt pour la compréhension de l’intrigue. Le rythme peut paraître par instant décousu avec cette profusion de détails. En tant que lectrice, cet apport prolifique de l’auteur qui semble vénérer son sujet m’a semblé entacher la connaissance avec Friedrich. Durant une bonne partie de l’ouvrage, il reste surtout un personnage narrant sa passion autour des timbres en oubliant le reste. On le connait très peu mais heureusement il y a eu ce sursaut avec la Seconde Guerre Mondiale qui a changé le quotidien de notre protagoniste et nous a enfin permis de densifier le récit.

En conclusion, j’ai apprécié ma lecture même si je l’aurais préféré avec un peu moins de lourdeur mais peut-être est-ce l’habitude pour l’auteur de rédiger des essais. Néanmoins, Emmanuel Richon a su se rattraper en agrémentant son récit de faits historiques qui ont su en faire un roman plus dépaysant et intriguant.

 

  • Maison d’édition : Editions Sépia
  • Nombre de pages : 206 pages 
  • 4ème de couverture : Entièrement construit autour des timbres, ce roman transmet une passion pour ceux-ci et un univers particulier, celui des collectionneurs. Mais cette ambiance d’apparence si paisible devient vite le prétexte narratif à la description ni plus ni moins que de toute l’histoire de l’Allemagne du XXe siècle. Le pari semble insensé, mais ô combien audacieux, de pouvoir faire tenir toute l’histoire d’un pays dans une surface aussi petite qu’à peine 1 cm2.