La disparue de Noël de Rachel Abbott


 

sms-meilleur-voeux-bonne-annee

Avant de laisser la place à ma première chronique de l’année 2018, je tenais à vous souhaiter une très belle année remplie de bonheur, de lectures passionnées, de moments uniques, de projets aboutis et de toutes les choses qui pourraient vous combler.

couv65439097

La Disparue de Noël de Rachel Abbott est un ouvrage qui m’a longuement tenté et pour lequel j’ai profité de l’occasion d’un Book Club pour le découvrir. J’avais déjà lu quelques chroniques positives, le titre de ce livre tout comme son contexte autour de cette période de Noël ainsi que la 4ème de couverture abordant une histoire de famille m’avaient fortement influencé dans mon envie de le lire.

Le prologue est saisissant. Dès les premières pages, le lecteur est embarqué dans de sombres évènements à savoir une mort lors d’un accident de voiture, celle de Caroline et la disparition d’une enfant, Tasha. Le mystère va planer autour de cette nuit et mon intérêt personnellement a déjà été tout orienté sur l’envie d’en connaître plus, d’avoir des précisions et surtout de lever le voile sur ces faits troublants. Le suspense commence dès les premières pages et laisse envisager une suite au minimum au même niveau.

Le premier chapitre qui va suivre le prologue nous plonge quelques années plus tard, au cœur du foyer de David, le père de Tasha, notre petite disparue, sa nouvelle compagne Emma et leur bébé. Nous ne sommes pas au bout de nos émotions car déjà Rachel Abbott, ingénieuse, repart de plus belle avec un nouvel évènement inattendu : la réapparition de Tasha. Par quel hasard, cette enfant devenue une jeune adolescence a-t-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Comment les retrouvailles vont-elles se passer ?

Après le choc viennent les questions. La suite va continuer dans le même sens avec du suspense à foison, de nombreux évènements encore choquants. Le drame n’est pas fini et il va nous révéler en profondeur plus d’un personnage. Ainsi Emma, belle-mère qui m’apparaissait plutôt comme une femme antipathique au début du livre devient une mère et femme aimante, attentive, une battante. David quant à lui, je l’imaginais comme un père meurtri mais finalement, il est froid, distant si bien que son comportement m’a interpellé régulièrement. Et Tasha, notre petite Tasha m’a fait passer par toute une palette de sentiments, d’émotions de la colère à la pitié…En ajoutant un petit bébé attachant.

 L’auteur a su développer tout un florilège de personnages avec minutie et réalisme. C’est une grande force tout comme son imagination débordante pour créer une foule de péripéties renforçant le suspense et l’atmosphère angoissante de cette histoire. De plus, cette action centrale cache plusieurs histoires enchâssées et cela a été un réel plaisir de démêler le fil de cette intrigue.

Un seul bémol, j’attendais beaucoup de cette période aux alentours de Noël. Mis à part, l’ambiance glaçante, je suis légèrement déçue que l’auteur n’a pas plus utilisé le climat, le quotidien des familles préparant cette fête familiale etc. L’action reste essentiellement centrée autour de la maison familiale, ce foyer assez isolé qui permet beaucoup de choses mais j’attendais quelques ingrédients supplémentaires pour me sentir un peu plus ancrée dans ce mois de décembre…

Et forcément la fin m’a laissée pantoise un peu. J’espère une suite pour retrouver la jeune fille qui ne s’est pas encore totalement révélée et certains personnages qui m’ont beaucoup plu comme Jack.

En attendant, je sais que je vais aller m’intéresser à Une famille trop parfaite écrit par Rachel Abbott car j’ai été charmée par cette plume fluide mêlant le suspense et des personnages accomplis à merveille.

  • Maison d’édition : Editions Belfond
  • Nombre de pages : 460 pages
  • 4ème de couverture : En Angleterre, de nos jours. Emma le sait, il est des passés qui ne s’oublient pas. Mariée à David, directeur de banque traumatisé par la mort de sa première épouse et l’inexplicable disparition de sa fille Natasha la veille de Noël, six ans plus tôt, la jeune femme a appris à vivre avec les drames. Mais l’arrivée d’Ollie, leur fils de dix-huit mois, semble avoir redonné le sourire à David et renforcé leur couple. La promesse de jours meilleurs semble enfin possible… Mais le monde d’Emma se fissure lorsqu’une jeune fille apparaît un jour dans sa cuisine. Natasha. Alors que David est en joie, Emma, elle, s’interroge : où était-elle toutes ces années ? Comment l’intégrer dans leur vie de famille idéale ? Et pourquoi ce sentiment que l’adolescente pourrait représenter une menace pour elle et pour son bébé ? Que cache la disparue de Noël ?
Publicités

La Balance de l’amour de Marie-Christine Noyer


La balance de l'amour de Marie-Christine Noyer

La Balance de l’amour de Marie-Christine Noyer a ébloui mes yeux avec sa magnifique couverture de fleurs bleues. Le synopsis m’a un peu moins emballée sur l’instant avec cette histoire d’amour déjà citée mais la tentation a été si forte que conquise à 90 % par le visuel de l’ouvrage, j’ai décidé de sauter le pas et de marquer mon intérêt auprès des éditions Persée pour ce livre. Je les remercie en retour pour cette très belle découverte.

Marina, mère de famille, mariée très jeune est mise à mal dans cet ouvrage. Son couple est à bout de souffle, son mari choisit de partir et de la laisser elle et leur fils. C’est un gouffre pour Marina, elle peine à remonter la pente, à se reconstruire, à se retrouver en tant que femme. La destinée place dans la vie de la jeune femme, un homme à qui elle va commencer à s’attacher. Ce nouvel amour n’est-il pas trop beau? N’arrive-t-il pas trop rapidement? Quel avenir pour lui ?

Marie-Christine Noyer décrit ce processus de « reconstruction » suite à une rupture conjugale avec finesse et réalisme. L’auteur va tirer les ficelles avec justesse. Chaque nouvel évènement apparaît succinctement. L’auteur ne s’éternise pas sur l’action mais bien sur les conséquences de certaines situations de la vie au travers d’émotions, de sentiments…

Les réflexions à ce sujet sont abouties, les relations humaines pertinentes pour apporter de la matière à ce récit.

Il y a bien de l’amour mais c’est surtout une porte d’entrée pour parler d’un incontournable dans nos vies humaines. Pour les lecteurs qui comme quoi évitent régulièrement les romances, cet ouvrage ne comporte aucun passage dégoulinant, rien de trop cru ni d’inutile, vous pouvez vous rassurer et foncer.

Ce livre se lit très vite, a des personnages authentiques et comme le dit si bien la 4ème de couverture, l’auteur a un don pour transformer le banal en une véritable histoire de vie. L’ennui n’est pas possible, ce récit sonne juste et vrai. Les choix de l’héroïne pourront plaire ou déplaire mais concernant mon appréciation personnelle, j’ai réussi à passer outre et à m’attacher aux mots, aux émotions que ce récit a pu déclencher en moi. Sur l’instant, j’ai pu rester figée et perplexe sur certaines situations mais avec le recul on peut entrevoir l’ensemble sous un autre angle. Ce récit est plus profond qu’on ne pourrait le supposer avec ces 142 pages.

Pour ma part La Balance de l’amour a été une vraie pépite capable de me réconcilier avec un genre de roman qui n’a que rarement ma préférence. Merci.

  • Maison d’édition : Editions Persée
  • 4ème de couverture : Un couple marié trop jeune et un mari qui s’en va courir après son adolescence perdue. Une jeune mère dont le quotidien bascule dans la solitude. Un nouvel amour trop beau pour être vrai. Marina retrouvera-t-elle le bonheur qu’elle mérite ?
    Cet ouvrage s’adresse aux dames de toutes sortes et de tous âges qui ont en commun une fleur bleue à la place du coeur. Puissent-elles se reconnaître dans ce portrait de femme et visiter en chemin notre beau pays d’Oc.
    Marina nous laisse apercevoir ses forces et ses faiblesses de femme, de mère et d’épouse.
    L’auteur nous invite à partager les doutes et la rancoeur de ces personnages aussi complets que complexes, avec lesquels on pardonne pour le regretter parfois. Marie- Christine Noyer possède un don certain pour transformer le banal en une véritable histoire de vie.
  • Nombre de pages : 142 pages

Vices – 2e enquête : Zabulu de Gipsy Paladini


zabulu

Zabulu la 2ème enquête de Vices de Gipsy Paladini est une série dont les tomes peuvent se lire indépendamment. Je n’ai pas lu la 1ère enquête et je n’ai pas ressenti de difficultés particulières à appréhender l’intrigue ni ses personnages. Certaines histoires personnelles pour quelques personnages pourraient nécessiter d’avoir lu le premier tome pour comprendre l’ensemble des tenants et aboutissants mais il est aussi possible de faire sans.

L’intrigue est incisive, elle nous prend aux tripes dès les premiers chapitres avec une plume franche et directe. Gipsy Paladini est très directive et va à l’essentiel.

Le corps d’une Africaine est découvert brûlée au cœur d’une cité, qui a pu commettre un tel crime et surtout pour quelles raisons ? Zolan, Marie et les membres de leur équipe vont chercher, fureter, interroger, s’intéresser à la vie, à certaines anecdotes pour comprendre et trouver le ou les coupables.

En parallèle, l’histoire alterne certains chapitres avec des enquêtes un peu plus secondaires ou bien avec la vie privée des personnages ou les relations au sein de l’équipe.

De manière générale, l’auteur noie ce récit dans un contexte très raide en pleine banlieue avec une population multi-ethnique avec de nombreux personnages apparaissant en second plan qui trainent leurs problèmes, vivent dans des tours insalubres, de petits boulots voire de larcins et autres inventions pour s’en sortir. L’ambiance est donnée, il ne faut pas chercher une histoire gaie si vous souhaitez lire cette enquête.

Les enquêteurs pour la majorité trainent aussi leurs casseroles mais nous apportent aussi le sourire avec des scènes parfois totalement délirantes et ironiques. Les plaisanteries m’ont parfois paru un peu lourdes et décalées mais semblent plutôt vraisemblables avec une équipe majoritairement masculine avec un humour parfois gras et grinçant qu’on peut très bien imaginer que cela pourrait être la réalité d’un commissariat…

L’enquête avance par petits bouts et le lecteur a la possibilité de raisonner au même rythme. Rien ne sort du chapeau pour la résolution de cette enquête et j’ai apprécié. La psychologie est souvent mise en avant, elle est même souvent au cœur des raisonnements ou des discussions avec les personnes interrogées. Cette enquête policière nous invite à réviser nos a-prioris, à chercher à penser comme les potentiels suspects, à prendre en considération leurs cultures, leurs histoires, leurs vécus avant de tirer des conclusions hâtives.

En conclusion, Zabulu est une intrigue policière à lire si vous cherchez un polar à la plume singulière où les aspects sociologiques et psychologiques sont fortement mis en avant dans les réflexions et explications apportées aux différents passages à l’acte.

  • Maison d’édition : Editions 12/21
  • 4ème de couverture : Le temps ou Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes ou elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale doit au plus vite se faire une place au sein d’une équipe de flics à vif. Qui est l’homme dont Zolan crie le nom chaque nuit ? D’ou vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien…Dans cette nouvelle enquête, la Brigade des Jeunes Victimes est appelée à la cité des 608 : le jeune Djibril a disparu et une vieille femme, Adolphine, a été retrouvée brûlée vive dans son appartement. Ces deux événement sont-ils liés ? Les enquêteurs se retrouvent confrontés aux croyances des habitants et aux rumeurs du quartier. Démêler le vrai du faux va se révéler bien délicat.

    Si le monde selon Gipsy Paladini se donne sous ses atours les plus noirs, ne vous fiez pas aux apparences : sa voix est lumineuse et perce avec rage l’obscurité.

Le Cycle d’Ardalia, tome 3 : Les flammes de l’immolé d’Alan Spade


les flammes de l'immolé

Les flammes de l’Immolé est le dernier opus du Cycle d’Ardalia écrit par Alan Spade. Le récit va raconter la lutte désespérée des Krongos, des Malians mais aussi des Hevelens face aux forces de Valshhyk, l’Immolé qui menace l’ensemble des peuples. Ces peuples pas forcément alliés vont-ils réussir à s’unir pour lutter contre le même ennemi ?

Ce dernier tome très mouvementé, l’action est toujours présente sur des lieux divers avec différents protagonistes. L’action est encore plus présente que dans les deux premiers et tend à se complexifier car il ne se passe pas une seconde sans de nouveaux affrontements, sans de nouveaux bouleversements. Avec la multiplicité des lieux des différentes actions, il est parfois complexe de tout suivre. On ne souffle pas et j’ai parfois cru m’y perdre tant les événements arrivent par lots. Heureusement, il y a des certitudes auxquelles se raccrocher comme la lutte commune contre les monstres de la Grande Déchirure, Valshhyk. Les intrigues sont par contre tellement emmêlées, les complots présents sur tous les lieux si bien qu’il devient difficile de se rappeler quel personnage appartient à quel clan : celui des méchants, des traitres, ou des autres ? Le casse-tête est d’autant plus alambiqué quand la grande majorité des prénoms finissent par la syllabe « en » pour les Hevelens etc etc. Je suppose que pour ma part d’avoir éloigné la lecture du tome 2 et du tome 3 a été en ma défaveur aussi pour cet aspect.

Ce tome très dynamique a l’avantage malgré tout de ne pas nous ennuyer une minute. De plus, ce livre est révélateur de la maturité acquise par cette trilogie. Jusqu’au tome 2, je trouvais personnellement que Pelmen évoluait un peu trop facilement. Avec le recul et au vu de l’ampleur des évènements, ce constat a fini par être contrebalancé. Pelmen dans ce tome-ci, freine même par moment des quatre fers et avoue ne pas toujours se sentir à la hauteur. Notre jeune héros est devenu un homme plus humble, plus réfléchi dans ses actes, il court moins aux devants du danger impulsivement. Il se rend compte qu’il a besoin de l’aide ou des conseils de ses pairs. Son comportement plus adulte lui rapporte des bénéfices avec la reconnaissance de son entourage, de son peuple et de certains protagonistes importants.

Un défaut aura cependant persisté de tomes en tomes, le manque de descriptions et de précisions sur le vocabulaire propre à cet univers, cela reste regrettable car je suis sûre qu’Alan Spade aurait pu étayer plus d’une de ses créations.

En conclusion, Alan Spade aura su me surprendre dans le développement de cette quête que mène Pelmen et ses alliés. D’évènements apparemment anodins, nous sommes passés en très peu de temps à une intrigue de bien plus grande ampleur qui a su prendre en complexité au fil des tomes. Ce final est bouillonnant avec parfois un manque de concision pour ce dernier tome mais qui n’empêche pas de comprendre l’intrigue dans son évolution. Pour cette fin, l’auteur s’est attaché à passer de protagonistes en protagonistes afin de permettre aux lecteurs de reposer le livre en toute tranquillité en sachant ce que tout le monde est devenu. Jusqu’aux dernières pages, Alan Spade sera resté minutieux dans le soin apporté à cette histoire.

  • Maison d’édition : Editions Emmanuel Guillot
  • Nombre de pages : 550 pages
  • 4ème de couverture : La grande traque avait commencé, et les hevelens étaient le gibier. Quand se conclurait-elle ? Et comment ? Impossible de le prédire.L’armée de Malia vaincue, les forces de la Destruction font le siège de la Porte des Canyons et se répandent dans les Steppes Venteuses. Pour chaque enfant du vent ou de l’eau capturé et précipité dans la Grande Déchirure, c’est un nylev, un être de feu qui naît. Pelmen, Laneth, Lominan et Elisan-Finella doivent convaincre les krongos de se joindre à leur lutte désespérée. Mais les êtres de pierre ne sont qu’une poignée, et plus rien n’entrave Valshhyk, l’Immolé… Les Flammes de l’Immolé est le troisième et dernier tome du cycle d’Ardalia, roman de science-fantasy.