Rose-Aimée, tome 1: La Belle qui porte malheur de Béatrice Bottet


Couverture Rose-Aimée, tome 1 : La belle qui porte malheur

  • Edition: Editions Nouvel Angle
  • Nombre de pages: 468 pages
  • 4ème de couverture: San Francisco, mai 1851
    Dans le saloon bruyant et enfumé bourré de chercheurs d’or, l’homme aux cheveux gris haussa la voix :
    – J’ai quelque chose d’important à te demander…
    Le jeune marin ouvrit bien grand ses oreilles.
    – Es-tu capable de retrouver quelque chose à Paris ? demanda Garancher, fébrile, en lui mettant une main sur le bras. Et quelqu’un ?
    – Ce que vous voulez, dit Martial Belleroche avec assurance. Et qui vous voulez.
    – Alors je compte sur toi. Mais surtout, surtout… il faudra te méfier, fit Garancher d’une voix grave et lugubre sans s’expliquer davantage.
    Il leva alors son verre et les deux hommes trinquèrent.Paris, avril 1852
    Fifi -Bout-d’Ficelle sourit au public et s’inclina. Tous les spectateurs sentirent leur cœur fondre. Tous sauf un. Le piano et le violon jouèrent un prélude d’une grande intensité dramatique. Fifi salua gracieusement en tenant sa robe à deux mains. Quelques applaudissements éclatèrent encore, vite rembarrés par des « chuuut » impatients. Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur…
  • Y-a-t-il une suite? Oui un second tome.

Mon avis:

Béatrice Bottet est une auteur dont j’avais entendu parler depuis longtemps et que j’avais envie de découvrir. J’ai sauté sur l’occasion quand j’ai aperçu le premier tome de Rose-Aimée en bibliothèque.

Tout d’abord, il faut avouer que la couverture est magnifique. La 4ème de couverture éveille la curiosité en citant deux villes à l’autre bout du monde l’une de l’autre mais aussi en parlant de marins. J’adore les aventures en mer, tout de suite, je craque, je sais drôle de goût mais ça me fait rêver même si ça ne serait pas pour moi des voyages en mer interminables.

Cependant, ce n’est pas d’aventures en mer que Béatrice Bottet va nous parler mais plutôt de deux destins hors norme celui de Rose-Aimée et de Martial. Rose-Aimée, elle est orpheline, dispose d’un surnom peu commun « la belle ou la fille qui porte malheur ». Et quels malheurs alors, la pauvre elle est servie. L’auteur lui a imaginé de ces horreurs, quand elle a décidé de doter de ses personnages de quelque chose, elle ne fait pas semblant. Outre cela, la jeune femme est chanteuse dans un cabaret miteux des faubourgs de Paris.

De l’autre, nous avons un jeune homme. A la base, il s’est exilé aux USA pour gagner sa croûte mais c’est un français de souche qui revient dans sa patrie pour résoudre une certaine mission. C’est dans la capitale française, qu’il devra chercher quelques choses et il fera la rencontre de la fille qui porte malheur par hasard.

De manière générale, l’histoire est intéressante. Le contexte est bien planté, détaillé à souhait. Pour chaque lieu, le lecteur peut facilement se projeter au point de pouvoir imaginer qu’il se trouve bien en ces endroits comme le couvent abandonné ou aux abords des cabarets ou encore dans l’ambiance fiévreuse de San Francisco. Béatrice Bottet maîtrise son sujet concernant le monde des cabarets dans un Paris de l’époque bien présenté, ou encore le pays des chercheurs d’or qui a attiré une foule d’hommes à cette époque. Une mise en situation qui m’a plu, qui m’a permis de découvrir certaines choses et qui je trouve sort de l’ordinaire.

De plus, les personnages sont attachants. Ils inspirent la pitié de manière générale, ce qui explique ma sympathie à leur égard. On apprend de nombreuses choses au sujet de leur vie ce qui nous les rend plus familiers. C’est le point fort de ce tome. C’est aussi ceci qui m’a permis de lire ce livre jusqu’au bout et qui me fera lire la suite.

En effet, bien souvent ce livre a été d’un ennui terrible. La Belle qui porte malheur a des défauts : des problèmes de rythme, de nombreuses répétitions. On stagne, on lit la même chose de plusieurs façons aussi, l’intrigue piétine, les jours ne passent pas vite, on suit la routine des personnages…

En conclusion, malgré des descriptions bien maîtrisées, des personnages bien travaillés, ce livre est une déception. J’en attendais plus, j’espérais une écriture plus uniforme à la hauteur des recherches qu’a du faire l’auteur pour lui donner toute son authenticité. Je me suis ennuyée, je me suis acharnée car la lassitude arrivait vite à chaque reprise de ma lecture. Cependant, je tiens à lire la suite car la fin a titillé ma curiosité quant à ce qui attend les 2 protagonistes.

Le petit plus : des informations supplémentaires à la fin de l’ouvrage sur l’aspect historique de l’intrigue.

Le Chant des Sorcières, tome 1 de Mireille Calmel


  • Edition: Editions XO
  • Nombre de pages:  384 pages
  • 4ème de couverture: En 1483, dans le Vercors, la jeune Algonde fille de l’intendante du château de Sassenage, échappe miraculeusement à la mort après être tombée dans un torrent. Sous le choc, elle confie avoir été sauvée par la fée à queue de serpent, Mélusine… Désormais, pour la fière Algonde, rien ne sera plus comme avant. Afin d’échapper à une redoutable prophétie, elle doit percer les secrets du château: Quel mystère entoure la mort de la baronne? Pourquoi la plus haute chambre du donjon est-elle condamnée? Et surtout, d’où lui vient cette ressemblance troublante avec la fée? La jeune fille s’apprête à combattre des puissances aussi mystérieuses que maléfiques…
  • Y-a-t-il une suite? oui c’est une trilogie

Mon avis:

J’ai lu ce premier tome de la trilogie du Chant des Sorcières, il y a plusieurs mois déjà. Ma chronique n’a été faite que très récemment et j’ai lu le tome 2 entre temps. Pardonnez-moi d’avance si la description de mes sentiments sur le moment n’était peut être pas exactement identique à mes souvenirs.

De Mireille Calmel, j’ai déjà lu Lady Pirate . J’avais beaucoup aimé et cela m’avait convaincu de lire d’autres romans de cette auteur. J’ai poursuivi avec Le Chant des Sorcières un peu par hasard puisque j’ai aussi Le Bal des Louves sous la main.

En débutant cette lecture, je n’ai pu que la comparer à mes premières découvertes de cette auteur. Et j’ai été contente de découvrir un contexte, des personnages totalement différents de Lady Pirate. En effet, Lady Pirate racontait les aventures d’une héroïne au XVIIème dans l’Europe et le Nouveau Monde alors que Le Chant des Sorcières se déroule à la fin du Moyen-âge, dans le Vercors, dans un château plus précisément.

Mon enthousiasme est cependant vite retombé car la vie d’un château est bien plus figée par rapport à des aventures dans divers pays. L’ennui s’est fait assez rapidement sa place du à un manque d’actions. Malgré tout, j’ai su prendre du plaisir à découvrir la légende de Mélusine au travers de ce roman, j’ai apprécié les quelques rebondissements, le mystère crée autour des évènements que vit la jeune Algonde. J’ai trouvé que Mireille Calmel n’épargnait pas cette dernière avec des faits qu’elle ne maîtrisait pas du tout, d’une portée immense pour une si jeune demoiselle et de si basse extraction (niveau sociétale). Cet ensemble m’a permis de m’attacher à la jeune fille.

Ce livre est aussi plaisant car il ne se centre pas seulement sur Algonde, on y découvre aussi la fille du châtelain, Philippine appelée aussi Hélène. Cette dernière est un peu l’opposée de sa servante, Algonde, elle a le pouvoir, elle peut s’affirmer, elle peut mener la vie qu’elle désire. Mais comme toutes adolescentes, malgré leur différentes origines elles vivent la même chose sur le plan sentimental, sur leur condition de femme ce qui les rapproche et va créer un lien très fort entre elles.  Dans le cadre des personnages auxquels on attache de l’importance, on trouve au moins un membre de chaque ordre (ceux qui prient : oratores ; ceux qui font la guerre : bellatores ; ceux qui travaillent : laboratores.) comme des soldats, un sultan, des religieuses… Cette richesse est importante même si l’ensemble est si dilué que je n’y ai pas attaché tant d’importance au moment de ma lecture. J’ai pris conscience de l’importance de certains protagonistes seulement à la lecture du tome 2.

Pour résumer, ce tome 1 est intéressant mais il présente énormément de choses pour préparer la suite et finalement on se noie dans tous ces détails, ces descriptions. De mon côté, j’attendais plus d’actions et j’ai donc été légèrement déçue.

Lu dans le cadre du challenge A&M Sagas

et dans le cadre du challenge A&M Maisons Partenaires

Les Piliers de la Terre de Ken Follett



  • Titre d’origine : The pillars of the earth
  • Date de parution : 1992
  • Nombre de pages : 1049 pages
  • Edition de ton livre : Le Livre de Poche

Quatrième de couverture : Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu’elle n’ait pas de fin.
Y a-t-il une suite ? oui Un monde sans fin

Ton avis :

Tout d’abord je tiens à préciser que j’ai choisi cette lecture sur conseil d’une lectrice qui savait que j’adorais les romans historiques ; elle ne m’aurait pas conseillé je pense que je ne l’aurais jamais lu et que je serais passée à côté de quelque chose.

J’ai eu du mal à me lancer dans cette œuvre, le début était très sombre et j’étais en train de me décourager à m’imaginer que toute l’œuvre serait écrite dans le même fond. Je ne me suis pas rendue compte à partir de quand mais j’ai réussi à me laisser emporter dans le récit, évidemment d’autres passages du récit étaient encore bien dur mais j’avoue m’y être habituée.

J’ai fini par m’attacher à ces personnages, à désirer que leurs vœux se réalisent et que leur vie n’en soit qu’améliorer, j’étais surement aussi triste et désespérée qu’eux quand je lisais les coups du sort qui se dressaient devant leur chemin. Et le cadre historique était bien dessiné, le récit était ludique, on suivait les faits d’histoire tout en lisant le côté romancé inventé de toute pièce.

L’écriture est fluide, on le laisse vraiment emporter dans ce chef d’œuvre.
A qui le recommanderais-tu ? A des personnes pour qui un roman de plus de 1000 pages ne pose pas de problème aimant l’histoire.

La Prophétie Charlemagne de Steve Berry



  • Titre d’origine : The Charlemagne Pursuit
  • Date de parution : 2008(traduction anglaise), 2010(traduction française) 
  • Nombre de pages : 660
  • Edition de mon livre : Le Cherche Midi

Quatrième de couverture : An 1000. Aix-la-Chapelle. Othon III, roi de Germanie, pénètre dans le tombeau de Charlemagne, inviolé depuis 814. Parmi de nombreuses reliques, il y découvre un étrange manuscrit, couvert de symboles inconnus. 1935. Allemagne. Himmler crée un groupe spécial d’archéologues et d’ésotéristes chargés de se pencher sur les racines de la race allemande, des Aryens aux chevaliers teutoniques. Dans la sépulture d’un proche de Charlemagne, ceux-ci trouvent un manuscrit montrant les mêmes symboles que ceux découverts neuf siècles plus tôt à Aix-la-Chapelle. 2008. Afin d’élucider la mort mystérieuse de son père, Cotton Malone va devoir déchiffrer les énigmes entourant ces deux manuscrits. Du cœur de l’Allemagne aux glaces de l’Antarctique, en passant par un monastère de la région de Toulouse, c’est un puzzle passionnant qui l’attend, à travers l’histoire, les cultures et les civilisations. Fourmillant de détails passionnants, depuis le formidable bouleversement du savoir à l’époque de Charlemagne jusqu’aux expéditions nazies au pôle Sud et au Tibet, ce roman exceptionnel ensorcelle le lecteur de la première à la dernière ligne.

Y a-t-il une suite ? L’auteur utilise son personnage principal et autres personnages secondaires dans d’autres romans. Cependant leur lecture n’est pas nécessaire pour la compréhension de l’intrigue, de la vie du personnage et tout autre élément qui pourrait gêner la lecture.

Mon avis : Quand j’ai choisi ce livre à l’époque, la 4ème de couverture m’a intrigué avec ces 3 lieux, ces 3 époques différentes mais liées. J’ai fini par me décider à l’acheter pour attiser ma curiosité. Le début du livre, sincèrement, j’ai eu beaucoup de mal à m’y mettre. Des scènes différentes, des personnes différentes à des endroits différents et par forcément d’une époque différente, bref en quelques pages, on voit de nombreux personnages se dessiner au fil de la lecture mais rien qui se détache et qui permette que le lecteur s’y retrouve tout de suite. Le début est longuet et on commence à s’impatienter et puis on commence à voir le fil de l’histoire se profiler. L’auteur joue sur les scènes pour retenir l’attention du lecteur, il joue avec nos nerfs en mettant du suspense sur plusieurs scènes et en les alternant les unes les autres et on ne veut qu’une chose lire la suite, savoir ce fin de mot de l’histoire. On finit par s’attacher aux personnes, on voit les groupes se former, des histoires d’amour difficiles, des histoires de famille qui ont bouleversé des vies et qui sont au cœur de l’histoire. On finit par partager la haine de tous les personnages pour le « méchant » de cette fiction qui perd de son image qu’il veut pourtant si belle. On distingue le complot qui s’est enroulé autour de cette quête de la prophétie qui a tué des hommes, permis de découvrir une partie de notre histoire, en partie inventée par l’auteur. Si bien inventée, si réaliste que j’y aurais cru et on a envie de remercier l’auteur à la fin quand il nous démêle le vrai du faux dans ses notes. Seul bémol, la fin n’est pas une fin, on s’attend à une suite car un mystère reste, c’est flou et je trouve très dommage que ça se soit fini de cette manière. Et la fin est triste c’est le 2ème élément que je n’ai pas vraiment aimé aussi. Voilà, pour moi c’est un livre que je conseille vraiment, il est aussi bien à lire pour le plaisir, qu’à lire pour apprendre des choses notamment sur l’histoire, des thèses scientifiques qu’on ne connaît pas forcément et qui nous font réfléchir sur la vie sur terre, ses peuples. Et j’ajouterais que j’ai craqué pour un autre roman de l’auteur, je vous donnerais mon avis sous peu.

A qui le recommanderais-tu ?: aux jeunes adultes et plus âgés je pense, au-dessous je ne suis pas sûre que ça pourrait passionner. La période reliée à l’intrigue concernant le Moyen-Age pourrait vite ennuyer un jeune lecteur, après c’est un avis personnel à vous de juger :).