Les Cités des Anciens, tome 1: Dragons et serpents de Robin Hobb


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  • Maison d’édition: Editions France Loisirs
  • Nombre de pages: 372 pages
  • 4ème de couverture: Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…
  • Y-a-t-il une suite? Oui cette saga comporte 8 tomes.

 

Mon avis: 

Dans le cadre de notre défi avec Mina, je lui ai proposé une lecture commune afin de nous rebooster suite à nos échecs précédents. J’ai souhaité débuter ce premier tome des Cités des Anciens en juin et j’ai été surprise en feuilletant la liste des personnages de retrouver une grande majorité de ceux faisant partie des Aventuriers de la Mer. N’ayant pas fini cette saga, il me manquait 2 tomes à lire, j’ai préféré me dépêcher pour la terminer avant de commencer cette nouvelle série et éventuellement de subir un spoiler. Bien m’en a fait !

Même si ce ne sont pas les mêmes protagonistes qui sont mis en lumière dans Les Cités des Anciens, l’intrigue suit celle des Aventuriers de la Mer concernant les serpents et les dragons. Cela a été un vrai délice de retrouver des lieux connus, de connaître l’histoire de la migration des serpents et de la création des cocons pour mieux appréhender les événements qui suivent. A l’inverse, j’étais aussi ravie de suivre de nouveaux personnages. Cela permet de changer un peu même si Robin Hobb utilise toujours la même recette avec les sympathiques qui subissent des événements désagréables si ce n’est effroyables et à l’inverse les plus désagréables connaissent des petites victoires du moins au début (le revers de la médaille arrive toujours à un moment) …
Dans l’immédiat j’ai pris en pitié Alise, une fille de Marchand à Terrilville qui est en voie d’épouser l’un des plus riches et plus beau jeune homme promis à se marier. Alise est une jeune femme cultivée, passionnée par les dragons qui se voit devenir vieille fille, ce qui en soit lui convient très bien, elle qui convoite juste sa liberté. Malheureusement sa famille n’est pas décidée à lui faciliter la tache, ni son futur époux. Un compromis sera trouvé mais malheureusement la satisfaction de chaque partie sera de courte durée.
En parallèle, j’ai aussi apprécié Thymara, elle vit dans les arbres avec sa famille auprès des Dragons. La pauvre subit son physique disgracieux, elle est née à moitié humaine selon certains. Son père est le seul à lui montrer son amour, pour le reste des gens, elle n’est rien, au quotidien, on lui reproche même de vivre. La fin laisse entrevoir une destinée pour cette jeune adolescente. Elle va avoir l’occasion de prouver son utilité enfin je l’espère.

Concernant les dragons, j’ai été bien déçue de la suite de leur histoire. Ils mitigent mon avis, d’un côté, je les prendrais bien en pitié mais de l’autre, je trouve leurs personnalités vraiment difficiles. Ils sont imbus d’eux-mêmes et en veulent à la terre entière. Tintaglia sera très peu présente dans ce livre ce qui reste bien dommage.

En conclusion, j’ai apprécié de retrouver la suite des Aventuriers de la Mer, de découvrir de nouveaux personnages pour lesquels j’ai déjà des préférences. Cependant, j’attends un peu plus concernant les principaux concernés de cette saga c’est-à-dire les dragons. Connaissant Mme Hobb, je suppose que la suite va être riche et me combler.

Pour lire l’avis de Mina, il suffit d’aller ici.

 

 

Les Aventuriers de la Mer, tome 2: Le Navire aux esclaves de Robin Hobb


Couverture Les Aventuriers de la Mer, tome 2 : Le Navire aux esclaves

  • Edition: Editions France Loisirs
  • Nombre de pages: 449 pages
  • 4ème de couverture: Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l’utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain À travailler à bord de l’embarcation et à abandonner l’apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-soeur Althéa, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir, Elle doit prouver à Kyle qu’elle est un véritable marin pour récupérer Vivacia…
  • Y-a-t-il une suite?: la saga comporte 9 tomes au total

Mon avis:

Les aventures se poursuivent pour la foule de personnages découverte dans le tome 2. Il y a des rebondissements à n’en plus finir et j’ai adoré.

Althéa et Brashen remportent encore la palme. L’action qui concerne les protagonistes est unique. Althéa doit camoufler son identité et Brashen doit faire comme si de rien n’était. Qu’est- ce qu’il ne faut pas faire pour atteindre ses objectifs. Cette situation cocasse m’a beaucoup amusée mais aussi inquiétée. La peur qu’on découvre le pot aux roses, que Brashen vende la mèche. Que d’émotions! Brashen peut reprendre du poil de la bête dans ce tome. Ses mauvais jours sont dans l’ensemble finis et on lui refait même confiance, quelle chance par comparaison à certains.

Malheureusement, certaines choses ne changent pas en bien. Notamment Kyle, l’homme qui dirige maintenant la famille Vestrit, aussi capitaine de Vivacia qui fait ses premiers pas dans sa relation avec son fils, Hiémain. Des rôles qui ne lui conviennent pas totalement, des gestes qu’il va commettre qui m’ont relativement énervés. Robin Hobb sait se lâcher avec les protagonistes qu’elle ne veut pas qu’on aime. Elle l’écrase de défauts comme l’égoïsme, la cruauté, une ambition démesurée qui déborde sur de l’intransigeance. Elle n’y va pas non plus de main morte avec Malta, la fille de Kyle et Keffria. Il y a de l’eau dans le gaz dans cette famille, entre problèmes conjugaux, l’adolescence à gérer, un commerce à renflouer… surtout quand la grand-mère se trouve prise à partie et doit gérer tant bien que mal.

Hiémain quant à lui, ne vit pas une partie de plaisir. Il me fait penser à Fitz, le héros des Aventuriers de la Mer par certains côtés même s’il est beaucoup plus couard et qu’il n’a pas le physique pour se dresser contre son entourage. Cependant, sa relation avec le bateau est magnifique. Ah Vivacia ! C’est du grand art de l’avoir imaginée.

Et alors, là, première surprise sur le plan des personnages que Robin Hobb nous a concoctés avec l’évolution de Kennit et de son compagnon Sorcor. On ne pouvait que se faire une mauvaise idée de Kennit dans le premier tome et finalement, il a peut être un bon fond.

Bref pour résumer, la saga -en grande partie- familiale se poursuit. Certains faits sont prévisibles comme la relation entre Kyle et Hiémain pour d’autres on était loin de s’y attendre. Ce tome 2 confirme que le tome 1 mettait le contexte en place. Et ici, on a la possibilité de découvrir des détails croustillants comme la tradition marchande et enfin je profite de voyages en mers. Robin Hobb a vraiment un don pour planter un décor et construire des intrigues qui emportent les lecteurs.

A mon sens, c’est une saga fantasy à lire, c’est une petite merveille bien prenante qui change les idées.

Lu dans le cadre du challenge A&M Sagas

Les Aventuriers de la Mer, tome 1: Le Vaisseau Magique de Robin Hobb


  • Titre VO: The Liveship Traders Trilogy, book 1 : Ship of Magic
  • Edition: Editions France Loisirs
  • Nombre de pages: 427 pages
  • 4ème de couverture: Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates… et font l’objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s’approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d’autres dangers se profiles à l’horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.
  • Y-a-t-il une suite?: Oui, il y a 9 tomes au total.

Mon avis:

Cela faisait déjà un moment que j’avais envie de re-plonger dans du Hobb. Envie de retrouver une lecture addictive tel que cela m’était arrivée avec le cycle de l’Assassin Royal que j’avais dévoré durant toute mon adolescence. Il y a quelques temps j’avais fait une tentative de renouer avec cette auteur en lisant le tome 1 du Soldat Chamane. Petite déception avec ce titre mais cela ne m’a pas empêchée de chercher éperdument l’intégralité du cycle des Aventuriers de la Mer. Eh oui, autant retrouver le personnage du Fou pour ne rien risquer…

J’ai maintenant cette série de livres en ma disposition depuis un moment et enfin le premier tome en est sorti. Dès les premières pages, j’ai été agréablement surprise par des personnages atypiques : des serpents, des Vivenefs, des vaisseaux magiques, des hommes et des femmes dont chacun semble avoir son importance et marque déjà l’esprit du lecteur  Il y a Kennit, un capitaine pirate, ambitieux comme tout qui vendrait apparemment père et mère pour obtenir ce qu’il désire. On découvre aussi la famille d’Ephron Vestrit avec son gendre Kyle, qui se démarque par son autorité sur sa famille, les pirates et surtout la gent féminine, le fils aîné de ce dernier qu’il a eu avec la fille aînée du capitaine : Hiéman, un jeune moine arraché à son monastère, il m’a inspirée pour le moment beaucoup de pitié même si cela se sent et se voit qu’il va s’affirmer. Il y a aussi Althéa, la seconde fille du vieux capitaine, ma préférée. Elle a un sacré caractère, impulsive, agaçante, des manières de marin mais très touchante de par ce qu’elle doit vivre dans ce premier tome. On apprend à connaître aussi Brashen Trell, marin de la Vivacia qui lui aussi m’a attendrie au même titre qu’Althéa. Ce sont ces deux dernières personnages que je porte le plus dans mon cœur pour l’instant car ce qu’ils vivent me paraît injuste et me donne envie de les défendre.

C’est donc avec étonnement et ravissement que j’ai apprécié retrouver la plume de Hobb mais je n’ai pas été emportée non plus comme cela avait pu être le cas dès le 1er tome de l’Assassin Royal. En effet, l’histoire ici est beaucoup plus statique, les choses se mettent en place, c’est un tome introductif et cela a ses côtés négatifs, il ne faut pas se leurrer. L’auteur pose juste chaque pierre pour que le lecteur découvre tranquillement les protagonistes, les lieux, le contexte. Cela est déjà suffisant car il y a un nombre de personnages importants, de nombreux éléments à assimiler pour suivre l’histoire.

Si j’avais un véritable bémol à évoquer, ce serait ma déception pour le peu de récits en mer pour l’instant mais ce n’est que partie remise je n’en doute pas.

Voilà c’est une série que je vais donc suivre car Robin Hobb a su dès ce premier tome m’attacher à des personnages et éveiller ma curiosité concernant les vivenefs et les serpents.

PS : Et puis vivement que je retrouve le Fou même si je sais que je vais devoir patienter encore un petit moment car il ne fait que son apparition plus tard selon mes sources.

Lu dans le cadre du challenge A&M Sagas

(Série) Le Soldat Chamane, tome 1: La Déchirure de Robin Hobb


  • Titre d’origine : Shaman’s Crossing
  • Date de parution :  2006
  • Nombre de pages : 357 pages
  • Edition du livre :  Pygmalion
  • 4ème de couverture : Par son rang de naissance, Jamère est promis à une brillante carrière militaire. Son père, le colonel Burvelle, anobli par le roi sur le champ de bataille, n’a pas attendu qu’il ait atteint l’âge d’intégrer l’école militaire pour lui imposer une discipline de fer et lui inculquer les rudiments de son éducation martiale. Mais que doit-il penser lorsque son père le confie aux soins d’un inquiétant guerrier nomade, un chamane qui l’entraîne dans un rêve dont il ressortira changé à jamais ? Car Jamère a beau essayer de toutes ses forces d’enfouir ce souvenir au plus profond de lui-même, sa compréhension du monde a été altérée. Appartient-il encore à la culture rigide dont il est issu, ou bien à cette nature primitive et puissante qu’il sent s’exprimer sous le vernis social ?
  •  Y a-t-il une suite ? oui c’est une série qui compte 8 livres au total.

Mon avis : J’ai découvert Robin Hobb il y a quelques années déjà dans la Série de l’Assassin Royal, il est donc presque logique que je me lance dans la série du Soldat Chamane. J’étais heureuse de retrouver la plume de Robin Hobb, cependant ce n’était pas du tout ce a quoi je m’attendais. Je n’ai pas été emportée par l’intrigue, de nombreuses parties du volume sont longues. Je n’ai pas non plus compris vers quoi l’enchainement des évènements nous menait, j’avais l’impression qu’elle ne savait pas encore quoi faire de son personnage principal. Pourtant ce dernier a tout pour être sympathique, il évolue déjà énormément dans ce premier tome, cela dit facile on le découvre de l’enfance jusqu’au passage de l’âge adulte qui le mène à l’entrée de son école militaire.

Pour un jeune homme il a déjà vécu de nombreuses choses (dont je tairais le contenu sous peine de spoiler) qui l’ont fait gagné en maturité et ont joué sur sa personnalité. Il est proche des femmes qui composent son entourage c’est aussi appréciable et lui donne cette petite touche d’attention et de proximité avec les autres. Jamère a aussi des origines particulières qui ne l’aident pas forcément dans la vie, on le verra à plusieurs reprises, en effet son père est un nouveau seigneur non par le sang mais par l’anoblissement reçu en cadeau pour la carrière militaire qu’il a accompli.

On découvre avec lui ses débuts à l’école militaire, le début des relations avec des compagnons de son âge, le début de la « collectivité », les réflexions sur lui même et sa future carrière, l’amour, les filles aux rigueurs de l’armée. Cependant ce tome voit son intensité diminuée sur cette partie. Même si c’est intéressant de le découvrir sous ce nouveau jour, elle insiste trop sur son quotidien et on perd par rapport à la partie précédente où le rythme était beaucoup plus soutenu. J’ai aussi apprécié le côté « exotique » des contrées évoquées dans ce tome dont Jamère en subit de nombreuses influences et font de lui une personne un peu à part de par les enrichissements ou au contraire les nuisances que ça pourra lui apporter à l’avenir.

En conclusion, je reproche vraiment au 1er tome ces écarts de rythme, j’espère réellement que je ne retrouverais pas ce défaut dans le tome 2 et que notre jeune héros vivra des aventures plus intéressantes à l’image de celles de Fitz dans le cycle de l’Assassin.