Fils-des-Brumes, tome 1 : L’Empire ultime de Brandon Sanderson (LC avec La Tête dans les Livres)


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  • Maison d’édition: Editions Le Livre de Poche
  • Nombre de pages: 928 pages
  • 4ème de couverture: Les brumes règnent sur la nuit, Le Seigneur Maître sur le monde.

    La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
    Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

  • Y-a-t-il une suite?: A l’origine c’est une trilogie mais une suite sous forme de trilogie est parue depuis qui se nomme Wax et Wayne .

Mon avis: 

J’ai découvert Monsieur Brandon Sanderson en compagnie de Christel du blog La Tête dans les Livres dans le cadre d’une lecture commune avec le premier tome de Fils-des-Brumes: L’Empire Ultime.

Je suis tombée des nues car l’ambiance est vraiment très sombre. Je ne m’attendais pas du tout à un roman axé sur de la dark fantasy. C’est une belle surprise car j’en lis trop rarement.

Durant les premiers chapitres, l’intrigue reste prenante. Il y a une foule de personnages, un environnement très particulier. Il faut un petit peu de temps pour s’installer dans le décor en tant que lecteur avec les protagonistes. Les questions fusent au sujet de cet univers notamment sur les cendres qui tombent du ciel et recouvrent la terre, sur le lexique adapté à ce monde imaginaire mais aussi si la narration va être définie autour d’un ou plusieurs héros ? Avec Christel, nous avons été interpellées toutes les deux et sans surprise, nous avons constaté que Vin prenait la main pour être au centre du récit.

Ce choix fait par Brandon Sanderson m’a légèrement effrayé, j’ai eu peur d’une quête initiatique tout simple et banale comme dans la plupart des livres d’héroic fantasy. Heureusement, j’ai été vite rassurée par la complexité développée même si j’ai parfois été sceptique sur la machination totalement abracadabrante mis en place par le petit groupe auquel appartient Vin.
La magie développée autour de l’allomancie est originale mais son fonctionnement est vraiment compliqué et j’ai eu fréquemment la migraine lors des combats de ce premier livre. Cela m’a pénalisé la lecture à plus d’une reprise.

Heureusement, le mystère insufflé à petites doses m’a permis d’avancer dans ma lecture et ne pas abandonner sur les légères difficultés trouvées en chemin. J’ai trouvé que l’auteur est un perfectionniste. Il pense à tout ce qui pourrait être remis en question dans les manigances de nos héros. Mais il trouve aussi le moyen de nous interroger au travers des personnages sur la condition des Skaas, des nobles, leurs différences …

Par contre, autant il y a de nombreux points positifs autant il a quelques détails qui m’ont échappé notamment le rapport au temps défini dans cette histoire. De très rares allusions au temps qui s’écoule sont faites, pourtant le groupe de protagonistes dont fait partie Vin doit résoudre leur mission dans un temps imparti. De plus, il leur arrive des mésaventures qui prennent parfois de l’ampleur et il est vite fait de s’imaginer que cela dure longtemps alors qu’il n’en est rien apparemment. Cela devient vite perturbant mais s’accorde malgré tout à cette ambiance sombre et dictatoriale…

La dernière grosse surprise repose sur la résolution de l’intrigue de manière expéditive. Je m’attendais à devoir attendre toute la trilogie pour que les héros arrivent à leurs fins et finalement coup de poker dès ce premier tome ils arrivent à leurs objectifs. Le ficelage est ingénieux même s’il est possible d’avoir découvert en partie le dénouement.

A l’issue du roman, beaucoup de questions restent sans réponse ou avec des réponses partielles ce qui va m’inciter à lire la suite assez rapidement. Je suis bien contente d’avoir fait cette lecture car j’ai lu de la fantasy comme je l’aime avec un monde crée de toutes pièces qui tient la route, une intrigue bien complexe, de l’originalité et beaucoup de surprises, quelques bémols mais qui ne nuisent pas à la qualité du récit … Je n’imaginais pas une seconde que Brandon Sanderson écrivait de la fantasy si noire mais la découverte valait le détour.

Et pour information, j’avais reçu l’ouvrage dans ma Kube qui m’avait été envoyé en second choix lors de ma commande. J’avais demandé à recevoir un livre dans le genre fantasy/fantastique dans le but de réfléchir et avec cette envie précise « Une histoire prenante, originale qui fait plusieurs centaines de pages afin d’apprécier son contexte et ses personnages à leur juste valeur. »

J’avais eu en premier choix  le tome 1 de Shannara de Terry Brooks mais débuter une très longue série ne me tentait pas vraiment. A la base, j’aurais voulu recevoir un one-shot. J’avais demandé un second choix sans vouloir savoir le titre cette fois-ci et j’avais eu la surprise de recevoir L’empire Ultime, livre dans ma WL. Au final, après lecture, je pense que ce livre correspond totalement à mon envie.

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La chronique de ma binôme de LC est ici.

A comme Association, tome 1 : La Pâle Lumière des ténèbres d’Erik L’Homme


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  • Maison d’édition: Editions Gallimard/Rageot
  • Nombre de pages: 154 pages
  • 4ème de couverture: Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l’adresse ultra secrète de l’Association. L’organisation a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Armé d’une bombe lacrymogène au jus d’ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue. Attention au retour du jet d’ail !
  • Y’a-t-il une suite?: Cette série compte 8 tomes.

 

Mon avis: 

Encore une série conseillée depuis longtemps par de multiples lecteurs, et oui encore car ma pile de livres en contient beaucoup si on y réfléchit. Finalement c’est Mina dans le cadre du défi Minérine qui a réussi à faire sortir ce premier tome de ma PAL.

J’ai découvert par cette entremise Erik L’Homme, compagnon d’écriture de Pierre Bottero que j’ai lu pour la première fois tout récemment aussi avec Les Âmes croisées. Mes premières impressions ont été positives puisque j’ai trouvé un récit original à la plume fluide qui s’adresse à un public de jeunes lecteurs mais peut tout autant convenir à un public adulte. J’ai apprécié les pointes d’humour de l’auteur même si j’ai senti que celle-ci s’adressait de prime abord aux lecteurs adolescents. Je suis curieuse de savoir ce que Pierre Bottero va écrire par la suite, à savoir s’il va poursuivre avec sa patte à lui que j’estime un peu plus sérieuse, du moins dans Les Âmes Croisées, je ne me rappelle pas qu’il usait de l’humour ou de l’ironie ainsi.

Concernant l’histoire, Erik L’Homme fait en sorte d’entrer dans le vif du sujet avec l’aide de son héros Jasper. Collégien, aux passions farfelues entre la cornemuse et la magie, c’est un héros assez décalé que l’auteur nous présente. Il fait partie de l’Association, un petit groupe qui cherche à limiter les dérives de la magie. La plupart des petits marrants qui s’amusent à jouer avec la magie devant les humains sont bien entendus des êtres fantastiques plutôt mauvais. J’ai apprécié lire les investigations et péripéties que vit Jasper avec ses collègues de l’Association. Jasper nous prouve que c’est un jeune homme plutôt débrouillard et astucieux. J’ai trouvé les ingrédients simples, avec un manichéisme affirmé – même si soit dit en passant, c’est une série jeunesse donc la violence avec les méchants reste très soft et il n’y a pas d’effusion trop sanguinolente- quelques surprises pour développer un peu de suspens, un héros avec ses particularités mais qui gère les situations difficiles.

Ce premier tome me fait penser qu’A comme Association est une série jeunesse fantastique assez classique qui se lit bien. Je suis curieuse de lire le tome 2 écrit par Pierre Bottero, je m’attends à découvrir un plus large panel de créatures mais aussi les membres de l’Association, les secrets de celle-ci aussi. Et puis, si je peux rêver un peu j’aimerais être surprise par une intrigue qui se complexifie au fil des tomes. Ce qui est certain, c’est que cette série fera partie de celle que je conseillerais dans un premier temps à ma fille mais aussi à tous les jeunes lecteurs d’une dizaine d’années et aux parents qui veulent partager leur lecture avec leurs enfants.

Lu dans le cadre du défi Minérine Session Octobre/Novembre

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Mina a aussi fini son livre pour cette session et son avis se trouve ici.

Les Cités des Anciens, tome 1: Dragons et serpents de Robin Hobb


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  • Maison d’édition: Editions France Loisirs
  • Nombre de pages: 372 pages
  • 4ème de couverture: Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…
  • Y-a-t-il une suite? Oui cette saga comporte 8 tomes.

 

Mon avis: 

Dans le cadre de notre défi avec Mina, je lui ai proposé une lecture commune afin de nous rebooster suite à nos échecs précédents. J’ai souhaité débuter ce premier tome des Cités des Anciens en juin et j’ai été surprise en feuilletant la liste des personnages de retrouver une grande majorité de ceux faisant partie des Aventuriers de la Mer. N’ayant pas fini cette saga, il me manquait 2 tomes à lire, j’ai préféré me dépêcher pour la terminer avant de commencer cette nouvelle série et éventuellement de subir un spoiler. Bien m’en a fait !

Même si ce ne sont pas les mêmes protagonistes qui sont mis en lumière dans Les Cités des Anciens, l’intrigue suit celle des Aventuriers de la Mer concernant les serpents et les dragons. Cela a été un vrai délice de retrouver des lieux connus, de connaître l’histoire de la migration des serpents et de la création des cocons pour mieux appréhender les événements qui suivent. A l’inverse, j’étais aussi ravie de suivre de nouveaux personnages. Cela permet de changer un peu même si Robin Hobb utilise toujours la même recette avec les sympathiques qui subissent des événements désagréables si ce n’est effroyables et à l’inverse les plus désagréables connaissent des petites victoires du moins au début (le revers de la médaille arrive toujours à un moment) …
Dans l’immédiat j’ai pris en pitié Alise, une fille de Marchand à Terrilville qui est en voie d’épouser l’un des plus riches et plus beau jeune homme promis à se marier. Alise est une jeune femme cultivée, passionnée par les dragons qui se voit devenir vieille fille, ce qui en soit lui convient très bien, elle qui convoite juste sa liberté. Malheureusement sa famille n’est pas décidée à lui faciliter la tache, ni son futur époux. Un compromis sera trouvé mais malheureusement la satisfaction de chaque partie sera de courte durée.
En parallèle, j’ai aussi apprécié Thymara, elle vit dans les arbres avec sa famille auprès des Dragons. La pauvre subit son physique disgracieux, elle est née à moitié humaine selon certains. Son père est le seul à lui montrer son amour, pour le reste des gens, elle n’est rien, au quotidien, on lui reproche même de vivre. La fin laisse entrevoir une destinée pour cette jeune adolescente. Elle va avoir l’occasion de prouver son utilité enfin je l’espère.

Concernant les dragons, j’ai été bien déçue de la suite de leur histoire. Ils mitigent mon avis, d’un côté, je les prendrais bien en pitié mais de l’autre, je trouve leurs personnalités vraiment difficiles. Ils sont imbus d’eux-mêmes et en veulent à la terre entière. Tintaglia sera très peu présente dans ce livre ce qui reste bien dommage.

En conclusion, j’ai apprécié de retrouver la suite des Aventuriers de la Mer, de découvrir de nouveaux personnages pour lesquels j’ai déjà des préférences. Cependant, j’attends un peu plus concernant les principaux concernés de cette saga c’est-à-dire les dragons. Connaissant Mme Hobb, je suppose que la suite va être riche et me combler.

Pour lire l’avis de Mina, il suffit d’aller ici.

 

 

Les Dames du Lac, tome 1 de Marion Zimmer Bradley


  • Maison d’édition: Editions Le Livre de Poche
  • Nombre de pages: 408 pages
  • 4ème de couverture: La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde n’avait, depuis longtemps, inspiré un roman d’une telle envergure, d’un pareil souffle. Et, pour la première fois, ce draine épique nous est conté par une femme à travers le destin de ses principales héroïnes. Bien sûr, Merlin l’Enchanteur, Arthur et son invincible épée Excalibur, Lancelot du Lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents mais ce sont ici les femmes, exceptionnellement attachantes, qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Dame du Lac, grande prêtresse d’Avalon, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d’Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la Fée, soeur et amante du grand roi… S’appuyant sur plusieurs années de recherches, cette épopée envoûtante est bien autre chose qu’un roman historique de plus. Elle relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables, celui des Druides et des anciennes croyances défendant désespérément un paradis perdu et celui de la nouvelle religion chrétienne supplantant peu à peu rites et mystères enracinés au coeur de la Grande Bretagne avant qu’elle ne devienne l’Angleterre. Au-delà du rêve et de la réalité, au-delà des passions tumultueuses, où l’amour charnel, loin de toute notion de péché, pouvait s’extérioriser librement, au-delà des intrigues de Cour, des larmes et du sang, voici une nouvelle et fascinante reconstitution de l’un des thèmes romanesques les plus impérissables de toute l’histoire de l’Occident. Eternelle histoire d’amour et de mort, vécue et ressentie intensément par celles sans lesquelles l’exaltante aventure des Chevaliers de la Table Ronde, opposant forces du mal et hommes de bonne volonté, n’aurait jamais existé.
  • Y a-t-il une suite?: Oui 5 tomes sont parus au total dans l’édition de mon livre.

Mon avis:

C’est suite au choix de Mina pour le Minérine que ce livre est sorti de ma pile à lire. Avec la série des Dames du Lac, c’est la première fois que je découvre Marion Zimmer Bradley, cette grande dame de la fantasy. J’étais curieuse, j’appréhendais de ne pas apprécier car finalement je me rends compte que souvent mes goûts divergent de la majorité. Pour cette fois, je rejoins les convaincus. J’ai lu une belle plume, un récit où l’auteur prend ses aises et axe cette fameuse légende de la Table Ronde suivant ses préférences ou ce qu’elle pense le plus juste.

Dans ce livre, j’ai surtout aimé cette narration alternative entre plusieurs personnages féminins. J’ai fait la connaissance d’Ygerne, la mère d’Arthur et de Marianne que je n’avais jamais vu apparaître dans les lectures que j’ai pu faire sur cette légende. Après celle-ci, nous suivrons avec intérêt Marianne puis Guenièvre pour finir par revenir à Marianne. Quelques passages, nous permettrons aussi de nous intéresser à Vivianne qui réside en grande partie à Avalon. Cette alternance des points de vue donne une grande richesse au récit.

Au travers de cette réécriture, nous voyageons entre 2 mondes ou plusieurs contrées par instant car la situation géographique d’Avalon n’est pas si figée que cela en Angleterre. Je me suis rendue compte de plus que Marion Zimmer Bradley mettait en avant de nombreux paradoxes autres que géographique notamment avec la religion. La population est partagée entre les croyances païennes et le christianisme, la propension de croyants pour l’une ou l’autre variant au fil du récit notamment avec l’arrivée de Guenièvre au côté d’Arthur. J’ai apprécié découvrir de nombreux détails surtout avec les danses de Beltane, la magie, les prêtresses…

Cette adaptation par Marion Zimmer Bradley est d’autant plus intéressante qu’elle m’a donnée une image différente de cette légende. Elle insiste sur le commencement de tout avec Ygerne, nous prenons donc connaissance des faits avant même la naissance d’Arthur et pouvons suivre l’évolution des évènements avec les Chevaliers de la Table Ronde. L’auteur pousse même le vice à nous donner des précisions sur l’origine de cette fameuse table.

Avec cette version, j’ai eu un aperçu totalement nouveau de Marianne. Elle n’apparaît pas comme une menace, elle est décrite d’une façon qui la met en valeur. Cela m’a plu. Et à l’inverse, j’avais une image plus positive du personnage de Guenièvre et pour cette fois, je ne l’ai pas lu décrite à son avantage. Elle n’est pas ouverte d’esprit, elle est peureuse, dévote, j’en avais jusque-là une image totalement à son contraire. C’est bien la preuve que suivant les versions, nous pouvons appréhender les faits, les protagonistes de plusieurs manières et c’est plaisant de se laisser surprendre ainsi.

Vous l’aurez compris, j’ai été charmée avec ce premier tome des Dames du Lac. J’y ai trouvé un livre dépaysant, bien travaillé parfois un peu trop car des passages en deviennent ennuyeux mais c’est probablement le seul reproche que j’aurais. J’ai hâte d’en lire la suite car la fin m’a laissée sans voix.

Pour finir, je n’ai qu’une chose à dire, merci Mina de m’avoir choisi ce livre. Pour lire son avis sur le livre qu’elle a lu pour notre 1er défi c’est par ici.