Mauvais genre d’Isabelle Villain


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Mauvais Genre d’Isabelle Villain est le dernier thriller que j’ai eu l’occasion de découvrir récemment. C’est aussi ma première lecture d’un roman d’Isabelle Villain qui n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’elle a déjà écrit Peine Capitale, ouvrage pour lequel, elle avait obtenu le prix Maurice Bouvier en 2015 ou encore Âmes battues qui avait aussi été primé en 2016 à l’occasion du Festival Jeter l’encre. Avec cette entrée en matière, dont je n’avais pas forcément connaissance avant le début de ma lecture, vous savez où vous mettez les pieds, vous ne tenez pas n’importe quel thriller entre vos mains. Pour être honnête, Mauvais Genre est un des rares thriller que j’ai réussi à dévorer en quelques heures – moins d’une journée si on compte les quelques interruptions que j’ai dû octroyées non sans mal – un record durant ces derniers mois !

Hugo, jeune collégien, est le témoin d’une scène de violence entre ses deux parents. Point de départ d’une intrigue assez sombre, angoissant mais aussi étrange. Le chapitre suivant se déroule une vingtaine d’années plus tard, le lecteur fera la connaissance de Rebecca de Lost, commandante au sein de la Police et de son équipe puis rencontre avec un autre personnage nommé Angélique, jeune femme kinésithérapeute rencontrant quelques difficultés au sein de son couple.

Vous l’avez compris, nous sommes dans un ouvrage où le lecteur se fait balader d’une scène à une autre et forcément la question habituelle : mais quel est le lien ?

La suite pour la compréhension de l’intrigue est amenée finement. Pas à pas, avec un maximum de suspens et de fluidité, Isabelle Villain dévoile chaque détail, chaque subtilité, chaque facette de ses protagonistes. L’ambiance s’assombrit au fil des pages, devient oppressante pour les protagonistes comme pour le lecteur qui peut s’attacher très vite à chacun. La psychologie tout comme la violence sont modulées ensemble dans le récit ce qui renforce la crédibilité et la réalité des réactions, des choix, des découvertes.

Les personnages sont travaillés avec soin. Ainsi le lecteur découvre Rebecca de Lost, une femme forte mais avec ses faiblesses côté cœur, veuve dans une situation amoureuse compliquée, à l’aube de la cinquantaine mais aussi Angélique, une jeune femme active, ayant très bien réussie professionnellement mais pour elle aussi, les histoires d’amour sont chaotiques, Tom, un autre flic, proche de Rebecca mais avec une situation familiale qu’il tait beaucoup mais qui n’est pas reluisante. Le livre est court mais Isabelle Villain prend le temps de créer ses personnages.

Je ressors malgré tout légèrement désappointée de ne pas avoir toujours eu mon compte de détails sur certains aspects du récit, notamment concernant la fin qui est vite amorcée et où je n’ai pas eu l’impression avec la rapidité de l’action de prendre toute la mesure des aspects plus psychologiques et des quelques grains de précisions auxquels nous avaient habitués Isabelle Villain durant de nombreuses pages.

En conclusion, j’ai découvert un page-turner oppressant avec Mauvais Genre, réaliste sur des thématiques comme la question de genre très bien amenée et utilisée pour enrichir l’enquête. Un thriller que je conseille si vous recherchez la compagnie de personnages que vous apprenez à connaître tout au long d’une intrigue. Et puis surtout, une auteur à suivre si vous êtes amateur de thriller.

  • Maison d’édition : Editions Taurnada
  • Nombre de pages : 247 pages
  • 4ème de couverture : Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
    Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.
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2 réflexions sur “Mauvais genre d’Isabelle Villain

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