L’épouse de bois de Terri Windling


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Dans L’épouse de bois de Terri Windling avec une pareille couverture, il est facile de s’attendre à se perdre en forêt ou dans un lieu plutôt surnaturel voire un monde imaginaire. Pourtant le synopsis laisse comprendre que nous allons accompagner Maggie Black dans un univers bien réel, sur les traces de David Cooper, un poète tout récemment décédé qui lui a donné sa maison en héritage en plein désert. Maggie aura échangé une grande partie de sa vie au travers d’une longue correspondance avec lui sans jamais le rencontrer en personne. Le destin est étrange en lui permettant de découvrir sa vie après sa mort. Curieux, bizarre, vous direz-vous. Oui vous avez raison, ce livre brillera au travers de ces adjectifs du début à la fin.

J’ai lu les premiers chapitres de ce livre par à coup. Je me suis vite rendue compte que cette histoire était brillante. Malheureusement, je n’arrivais pas à rentrer complètement dedans et j’avais presque honte de me dire que je ne donnais pas toutes ces chances à ce livre en le lisant correctement, dans de bonnes conditions. Et, je me suis dit qu’il fallait que je me pose au moins 2 longues heures en compagnie de ce bouquin pour laisser sa magie me traverser. Miracle, je suis tombée dans la spirale de ce petit coin de pays unique, de ces habitants autrement dit les voisins de Cooper mais aussi les êtres mystiques cachés dans le désert, de leur quotidien, de leurs histoires, de leurs passions…

Ce livre a un rapport au temps particulier, il est facile de se perdre dans ce récit où je me suis plus sentie en majorité dans un rêve éveillé où le temps n’a plus de sens. Ce récit est un éveil des sens, parfois un bouleversement quand je me suis retrouvée incapable de savoir si j’étais à la fin des années 50 ou bien des décennies plus tard. L’intrigue devient si prenante. Les mots et les idées sont beaux, intéressants et si perturbants qu’il est difficile de rester ancrer dans un contexte temporel précis. La mythologie, la poésie sont prégnants et m’ont énormément plu en étant mis en évidence sous la plume de Terri Windling. Je précise que je n’aime pas la poésie en temps normal mais les bribes d’extraits présents dans L’épouse de bois sont merveilleusement raccordées à l’histoire pour que j’y comprenne quelque chose. Par instant, il est aussi possible de se croire tomber dans la folie comme quand Maggie, l’héroïne commence à se demander si des êtres surnaturels ne sont pas aussi ses voisins. Le lecteur est tout aussi perplexe que les protagonistes sur cette étrange magie qui semble résider dans le désert. Il faut la comprendre, l’appréhender pour y voir plus clair.

En conclusion, c’est un bijou dont je ne dirais rien de plus sur le récit car il mérite d’être découvert. Même si j’aurais envie de vous en faire un résumé plus approfondi, il serait difficile tant il y a à dire. Le fil du récit n’est pas linéaire, il ondule, il vacille, il permet que le lecteur s’évade. Si vous pensez adorer ça, n’hésitez pas une minute. En attendant, je classe L’épouse de Bois dans les lectures à lire au moins une fois dans sa vie.

Si vous souhaitez découvrir d’autres avis : Avis d’Acr0

Lu dans le cadre du Projet 52 2017

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  • Maison d’édition : Editions Le Livre de Poche
  • Nombre de pages : 413 pages
  • 4ème de couverture : Maggie Black est écrivain, auteur d’études sur des poètes. Elle apprend qu’un de ses plus anciens correspondants, David Cooper, vient de mourir en lui laissant tous ses biens en héritage. Maggie décide d’aller s’installer dans l’ancienne maison de Cooper, pour enfin s’atteler à la rédaction d’une biographie du grand écrivain. Mais elle n’avait pas prévu que Cooper habitait en plein désert, dans les montagnes de l’Arizona (près de Tucson). Là, la vie n’a pas le même rythme qu’ailleurs. Les choses sont plus pures, les formes plus essentielles, les mystères plus profonds… Pourquoi Cooper est-il mort noyé dans un lit de rivière asséché ? Pourquoi des coyotes rôdent-ils autour de sa maison ? Qui est l’étrange fille- lapin qui s’abrite sous les grands cactus ? La magie de ces collines désertiques est puissante, Maggie Black devra prendre garde à ne pas y perdre la raison – ou la vie.

Traitors Gate d’Anne Perry


Couverture Traitors Gate Anne Perry

Traitors Gate d’Anne Perry est le premier polar de la série des Charlotte et Thomas Pitt que je lis. J’en ressors assez mitigée pour plusieurs raisons.

Thomas est chargé dès les premiers pages de Traitors Gate d’enquêter sur des fuites au Ministère à la demande d’un ami d’enfance. Notre enquêteur s’y attelle plein de motivation même si dans les bureaux, les personnages qu’il y rencontre sont peu bavards. Ils ne sont pas non plus d’une grande aide pour s’engager sur d’éventuelles pistes. Les investigations vont à un rythme plutôt lent dans une ambiance guindée de la haute société. Le crime d’une aristocrate s’ajoute au tableau et à ce moment-là, l’action et le mystère commenceront à atteindre un plus haut niveau de suspens.

Concrètement, le contexte n’est pas simple du tout à appréhender dans cette enquête. Les sujets autour des affaires étrangères et des colonies sont les principaux et peuvent devenir vite lassants quand on ne les maîtrise pas du tout surtout en ces années 1890…Anne Perry n’essaye pas vraiment de simplifier les choses ce que j’ai trouvé fort dommage car finalement mon intérêt principal était de me concentrer sur une enquête et non de piétiner autour des affaires politiques, diplomatiques, financières…

De plus, j’ai été très surprise d’en apprendre si peu sur le passé de nos deux enquêteurs. A plusieurs reprises, des références sont citées d’enquêtes plus anciennes ou bien de personnages rencontrés il y a quelques années mais Anne Perry se contente de citer trop succinctement pour que le lecteur qui ne suivrait pas depuis le début la série en lisant les tomes dans l’ordre s’y retrouve vraiment. De ce fait, je n’ai pas eu l’impression de pouvoir rentrer dans le quotidien des Pitt. Je suis même stupéfaite de la relation très distante de ce couple qui m’avait l’air un peu « avant-gardiste » en voyant l’intérêt que Charlotte porte au métier de son mari et son implication.

Par contre, j’ai adoré les petites pointes d’explications glissées de-ci-de-là sur des éléments plus quotidiens de l’époque. J’ai beaucoup aimé la résolution de l’enquête sur le meurtre de Mme Chancellor. Anne Perry sait tirer des ficelles de génie, agencer des enquêtes qui tiennent la route, il n’y a pas de doute.

En conclusion, je reste sceptique sur ce polar essentiellement car je connais très mal cette époque tout comme les sujets abordés. L’objectif était de la découvrir car j’ai lu cet ouvrage entre autres pour le Challenge Enigme – Chacun son époque pour lequel j’ai choisi les années 1870-1940, l’équivalent de notre IIIème République Française. Je reprocherais à l’auteur de ne pas avoir essayé de rendre ce livre plus ludique sur ces aspects même si je le conseille pour l’originalité de son intrigue et le travail de recherche fourni.

Lu dans le cadre du Challenge Enigme – Chacun son époque

Challenge énigme Chacun son époque

 dans le cadre du Projet 52 2017

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dans le cadre du challenge Polar Historique

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  • Maison d’édition : Editions 10/18
  • Nombre de pages : 384 pages
  • 4ème de couverture : Sir Arthur Desmond, mentor du commissaire Thomas Pitt, est retrouvé mort dans un club londonien.
    Accident ? Suicide ? Son fils n’y croit pas et demande à Thomas d’enquêter. Pendant ce temps, au ministère des Colonies, un traître divulgue à l’Allemagne des informations sur la politique anglaise en Afrique. Or Desmond travaillait aux Affaires étrangères et avait porté des accusations contre le gouvernement au sujet des colonies. Les suspects : un groupe d’hommes très influents et fort soucieux de leur réputation.
    C’est alors que le corps d’une aristocrate londonienne est découvert dans la Tamise… Thomas Pitt et sa femme Charlotte vont risquer leur vie dans cette intrigue qui mêle souvenirs, amitié et affaire d’Etat. C’est toute l’expansion de l’Empire qui est en jeu. La  » reine  » du polar victorien nous entraîne de nouveau, avec jubilation, dans une époque dont elle connaît tous les secrets.

 

 

Défi Minérine: mars/avril {Le Retour}


Logo défi Minérine

Je vous rappelle les fameuses règles de notre challenge à Mina et moi:

  • Tous les deux mois, chacune choisit une lecture pour l’autre dans sa PAL avec un petit mot d’explication.
  • Chacune a donc deux mois pour lire le livre choisi et le chroniquer.
  • Le défi était prévu pour 6 mois à l’origine mais nous l’avons reconduit et nous nous accordons toujours 1 joker si nous manquons de temps ou dans l’éventualité d’une lecture qui ne nous plairait pas.

Le défi Minérine est de retour, youpi!!! Mina a fait une bonne pause pouponnage et nous revoici toutes les deux pleines de motivation pour dégommer nos PAL et faire de belles lectures.  La dernière session s’était bien finie pour rappel, avec la lecture du Château des Poisons de Brussolo pour Mina et le tome 1 d’A comme Association d’Erik L’Homme pour moi.

Pour ce grand retour du défi, j’ai décidé de gâter Mina en choisissant un livre de son auteur préféré : le grand Stephen King. Plusieurs ouvrages de cet auteur trônaient en bonne place dans sa PAL mais mon choix s’est porté sur celui-ci car je l’ai déjà lu. Je l’avais beaucoup aimé, j’espère qu’il en sera de même pour Mina.

Blaze Stephen King Richard Bachman

Sa réaction quand je lui ai annoncé quel livre j’avais choisi:

Ok, je vais faire du total Stephen King les prochains mois, je suis dans Désolation.

A fond dans du Stephen King pour se remotiver, cela devrait être un combo gagnant pour ma binômette surtout que je sais qu’elle était un peu déçue d’être à la traîne sur un challenge S.King.

Pour découvrir le livre que Mina m’a choisi pour cette nouvelle session il faut aller par ici.

Et voilà, souhaitons – nous bon courage et de bonnes lectures!!!

Underground de S. L. GREY


Underground SL GREY

Underground est une lecture que j’ai avant tout choisi pour son contexte apocalyptique. Je ne me souvenais plus clairement de la 4ème de couverture au début de ma lecture et je n’apprécie pas de relire le synopsis quand je débute un roman. Je ne savais donc plus à quoi m’attendre mis à part qu’un virus était en train de semer la panique dans le Monde.

Cette histoire se découvre par petits bouts. Chaque chapitre est consacré à une des familles, couples, groupes ou autres venus se réfugier au sein du Sanctuaire pour survivre. Le nombre de protagonistes étant conséquent, j’ai trouvé que cette narration par chapitre était pratique. Le début est très bon enfant avec la découverte des logements de chacun, l’absence de stress car globalement ils pensent tous que l’épidémie ne va pas durer. De plus, ce sont des personnes ayant en majorité une appréciation du survivalisme. Le récit est crédible, ce contexte sur fond apocalyptique permet d’aborder rapidement les raisons de l’existence du Sanctuaire, des choix des personnages qui s’y sont réfugiés.

Pour autant, l’intrigue devient vite angoissante avec la découverte d’un premier meurtre. Autant le rythme était plutôt calme au début, autant les évènements s’enchainent à une vitesse folle avec cette « poisse collective » qui devient le moteur de l’histoire.

J’aime beaucoup les huis clos pour les discussions, réflexions qui en émergent généralement. Ici, l’affaire est tout autre, les personnages sont trop individualistes, paranoïaques pour en venir à des conversations abouties. L’idée réside vraiment autour de la survie et chacun est décidé à ce que les problèmes retombent sur les voisins plutôt que sur lui-même ou sa famille. Je suis déçue que l’intrigue n’a pas été plus loin dans les idées de ces survivalistes.

 A la fin du livre, mon ressenti est aussi mitigé sur le travail réalisé autour des personnages. Il est inégal suivant les protagonistes, leur passé est souvent abordé succinctement comme si la plupart des secrets devrait rester tabou. Finalement, il m’a été difficile de m’attacher réellement à l’un d’entre eux car la frustration de ne pas les connaître un peu mieux à primer. J’en suis restée à de la pitié à l’encontre des personnages apparaissant les plus faibles et à me baser sur des protagonistes manichéens alors que la fin nous laisse entrevoir que ce n’est pas le cas. Le manque d’exploitation de ce dernier aspect associé à cette rapidité exagérée a empêché de belles perspectives pour cet ouvrage. Cela reste dommage car la lecture est fluide, l’histoire réaliste et intéressante mais il manque du travail à mon sens pour en faire quelque chose de plus complet.

En conclusion, je conseille cet ouvrage pour son huis clos étouffant, son suspens mais si vous recherchez des réflexions abouties qui peuvent émerger dans un contexte apocalyptique ou bien des personnages à apprécier une fois que vous avez pu les découvrir de manière approfondie, je suppose que cet ouvrage ne restera pas un de vos préférés.

  • Maison d’édition : Editions Fleuve –  Parution prévue le 9 mars 2017
  • Nombre de pages : 398 pages
  • 4ème de couverture : Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
    Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d’armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin – et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
    Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre.
    Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…