Continent, livre 1 : Un Complot de Franck Wagrez


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Un complot est le premier tome de Continent écrit par Franck Wagrez. Un Complot a fait l’objet de l’ouverture d’un financement participatif sur Ulule ces derniers jours. Vous pouvez suivre le lien qui vous permet d’apprendre plusieurs choses sur cette saga fantasy notamment les origines de sa création, les éléments de l’intrigue, les visuels des personnages… Ma chronique arrive un peu après l’évènement puisque le financement du projet s’est clos hier, plus que positivement puisque les fonds collectés ont dépassé l’objectif fixé par Franck Wagrez. Pour ma part, j’ai été contacté par l’auteur il y a un bon mois pour donner mon avis sur ledit ouvrage. Et je remercie au passage Franck Wagrez pour sa confiance.

Un Complot est un premier tome dans la droite lignée du Trône de Fer de G.R.R Martin avec une intrigue plutôt complexe dans un univers moyenâgeux totalement imaginaire, avec sa multitude de personnages, d’aventures à foison.

Dès l’ouverture des premières pages, vous aurez le droit à un à-propos, à la liste des protagonistes (comme ça vous êtes déjà prévenus qu’il y en a un petit nombre), puis à un prélude intitulé « Genèse ». C’est la première occasion de découvrir les premiers personnages, la première occasion de constater que l’auteur n’y va pas de mains mortes pour donner du caractère à certains comme Guillaume d’Arrimatie et pour toute dire j’ai eu la première appréhension de me demander si j’allais apprécier au moins un seul protagoniste dans ce livre ? Guillaume est l’élève d’une école de magie, il est en pleine comparution devant un conseil de discipline pour avoir outrepassé plus d’une limite et sa sanction est le renvoi pur et dur.

La suite nous permettra de découvrir Alphon, premier né de messire Sigismond d’Halgedad de nature jalouse, colérique, ambitieuse… encore un autre qui m’a fait grincer des dents mais dont la destinée va être prometteuse ou pas. Il est le départ d’une intrigue autour de la personne de sa sœur nommée Isabella qu’il souhaite marier avec un vieux bonhomme. Une histoire de redorer un nom, de faire une bonne alliance… Les mariages arrangés, la bonne vieille habitude mais parfois tout ne se passe pas comme prévu. Ce premier plan de l’histoire est l’illustration des premières aventures, des premières machinations de protagonistes recherchant pouvoir et gloire. Ce n’est qu’un début et il y en aura d’autres si le voyage au cœur des contrées du royaume d’Ominados vous tente.

Pour ma part, j’ai découvert un univers crédible, foisonnant d’informations avec un lexique totalement adapté, pas rebutant pour le lecteur qui a l’habitude de lire de la fantasy dans un univers médiéviste. Il faut s’attendre à des phrases longues, un lexique crédible pour garder un contexte vraisemblable. Personnellement, la plume de Franck Wagrez se cadre si bien avec l’histoire que j’ai parfois oublié l’espace de quelques pages que je n’étais pas rendue dans notre Moyen-Age. Une autre impression qui a été de plus en plus marquante – et c’est une grande première pour moi quand je lis un roman de fantasy- c’est d’avoir été à la limite d’une pièce de théâtre. Probablement car le style est très tranché, les scènes sont incisives tellement qu’on pourrait penser que nous sommes tombés dans un ou plusieurs actes d’une pièce de théâtre ou bien encore car les machinations sont telles dans ce récit qu’il en devient facile de croire que tous les personnages jouent un rôle ?

La narration est assez simple, les chapitres alternent entre plusieurs plans. Il est encore difficile de savoir vers quel horizon nous sommes portés mais j’ai envie de dire que c’est le jeu et que dès le premier tome avec un ouvrage intitulé Un Complot, il fallait s’y attendre. Pour ma part, j’apprécie les romans longs qui prennent le temps de poser le décor et je suis satisfaite dans l’ensemble mis à part pour une ellipse qui m’a laissée sur ma faim pour un passage qui selon moi avait toute son importance.

Les personnages sont nombreux sans pour autant avoir l’impression de se perdre avec une foule de noms non plus. Chacun a des caractères très « aboutis, », tous ne sont pas aussi imbuvables que Guillaume et Alphon. Triboulet le bouffon du roi par exemple a une langue plutôt acérée par plus d’une pointe d’humour et une légère couardise plutôt humaine qui m’a bien plu. Philippe et Isabella m’ont paru un couple un peu terne et banal, plus manipulé qu’autre chose et où je demande à voir des caractères plus tangibles. Orléane de Trémisande, quant à elle est une femme avec plus de personnalité mais surtout une joueuse… Le roi Arhmarel, un puissant parmi les puissants mais qui me semble trop compter sur ses conseillers par instant dont je suis curieuse de connaître le vrai jeu sur du plus long terme. Vous constaterez, il y en a pour tous les goûts et vous trouverez des personnages bien noirs, d’autres plus creux, des gentils, des ambigus…

Quant à Continent, le nom de la série, il reste encore bien mystérieux durant ce premier opus. Le lecteur a pu apprendre que c’était une contrée lointaine, territoire d’exploration pour le compte du roi Arhmarel. Des explorations houleuses et coûteuses mais où Franck Wagrez ne nous a pas encore permis d’y mettre les pieds et de nous rendre compte nous-même mis à part les propos rapportés devant le roi.

La suite devrait apporter des réponses prometteuses sur cette question et sur les évolutions de l’intrigue notamment avec une fin qui risque d’amener des aventures belliqueuses et bouleverser probablement quelques cartes dans ce monde des puissants.

En conclusion, avec cet ouvrage, j’ai découvert l’origine d’un jeu nommé Continent que je ne connaissais pas mais qui a permis d’amener la création du contexte de cet ouvrage, ce qui reste une très bonne chose puisque j’ai agréablement apprécié cet virée dans cet univers. Pour ma part, j’ai découvert une lecture fluide avec les ingrédients que j’apprécie retrouver dans mes lectures : aventures, univers fouillé, des personnages qui tiennent la route tout en apportant un petit quelque chose en plus par rapport aux séries fantasy habituelles notamment cette pointe théâtrale que j’ai pu relever. A conseiller aux lectrices et lecteurs de fantasy. Et en attendant, je ne vais pas tarder à continuer avec la suite.

  • Maison d’édition : Autoédition
  • Nombre de pages : 320 pages
  • 4ème de couverture : Un mage, chassé de son institution vingt ans auparavant alors qu’il était étudiant et travaillait sur une hypothèse scientifique iconoclaste, et un jeune courtisan ambitieux, dont la carrière prometteuse se brise par la faute d’une demi-sœur qu’il hait au plus profond de son âme, s’allient dans une quête folle pour la conquête du pouvoir dans le royaume protecteur de la magie. Une terre nouvelle, baptisée Continent, où abonde la plante dont les mages ont besoin, devient l’objet d’une concurrence âpre entre royaumes humains et colonies aliens au point de déclencher une guerre meurtrière. Un roi atrabilaire, un recteur d’études aux abois, un archimage aveugle détenteur de secrets inavouables, un trésorier sans scrupules, un bouffon nain aux couplets assassins, un espion de genre incertain, un marquis benêt et gentilhomme, un chevalier fraichement adoubé, parangon de l’honneur, un assassin aussi noir à l’intérieur qu’à l’extérieur, tous ces personnages vont mêler intrigues politiques et amoureuses dans une farandole tragique qui les poussera les uns contre les autres. Ils imagineront toujours contrôler leurs vies et rester maîtres de leurs actes, alors qu’ils ne feront que réagir à des évènements qui les dépassent et qui les amèneront inexorablement jusqu’à la confrontation finale.
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L’erreur de Susi Fox


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L’Erreur de Susi Fox est un roman classé thriller paru en janvier dernier. Etant maman, j’étais assez curieuse de découvrir un ouvrage sur la question d’un échange d’enfant à la naissance, notamment cet instinct qui semble laisser peu de place au doute pour une jeune mère.

Sasha a accouché en urgence d’un bébé prématuré. Elle a été endormie pour subir une césarienne et n’a que des bribes de souvenirs sur ce qui s’est passé avant. Elle demande dès son réveil à rencontrer son enfant mais quand on finit par l’emmener auprès de son bébé, elle ne comprend pas, elle ne ressent rien, elle est persuadée que ce n’est pas son bébé. Est-ce la confusion suite à son opération qui lui laisse penser cela ou son instinct est-il bon et dans ce cas il s’agira de convaincre les médecins de la vérité ?

Ce roman est avant tout psychologique et aborde le long cheminement d’une mère dans l’hypothèse où celle-ci serait persuadée qu’on a échangé son bébé à sa naissance. De manière très chronologique avec des indicateurs de temps précis, des passages dans le présent suite à l’accouchement de Sasha ou dans le passé, du point de vue de Sasha comme de son mari, nous sommes amenés à prendre connaissance des faits. Point par point, nous sommes amenés à avancer avec Sasha, à douter aussi avec le point de vue des médecins, de tiers totalement extérieurs comme d’autres mamans, des amis proches, la famille sur ce qui a pu se passer réellement. Le passé de Sasha est ausculté en parallèle, interrogeant son passé familial, sa vie de couple. C’est clairement une intrusion dans la vie de Sasha que nous vivons pour comprendre.

Ce roman est très lent si bien que les marqueurs de temps sont bienvenus car j’ai souvent eu l’impression que des jours étaient passés alors qu’il n’y avait que quelques heures seulement. C’est assez perturbant surtout quand j’ai eu l’impression que certains faits n’étaient pas crédibles notamment le rétablissement de Sasha ultra rapide suite à sa césarienne. L’autre point assez pénible reste surtout que Sasha n’est pas crue une seconde. Même de manière rationnelle, l’hôpital ne se remet pas en question et n’admet absolument pas qu’il y ait pu avoir une erreur. L’ambiance est donc assez oppressante car on évolue dans un univers où le personnel médical se sent tout puissant avec ces procédures. Le pire reste son mari qui est d’un total manque de soutien et cela m’a fait souvent grincer des dents pour la pauvre Sasha qui subit terriblement cette situation.

L’auteur a créé une héroïne qui tient la route en termes de détails, tout est fait pour la suspecter d’être déséquilibrée en cherchant dans sa vie passée.

Le retournement de situation est assez surprenant et la fin m’a semblé complètement illogique.

Outre le fait, que j’ai pu très vite m’attacher à l’héroïne car tout est fait pour la prendre en pitié dans la situation qu’elle vit, j’ai constaté que l’histoire était souvent dérangeante soit par le parti pris de l’auteur ou bien par les incohérences assez constantes dans l’ouvrage. En tant que maman, j’étais quand même curieuse de savoir si Sasha avait raison ou pas et pour cette raison je l’ai lu rapidement mais si je n’avais pas été dans cette situation je me questionne si j’aurais réussi à le lire en entier.

En conclusion, je pense que L’Erreur de Susi Fox doit avant tout parler à son public avant de se lancer dans cette lecture car sa lenteur et certains partis pris peuvent compliquer la lecture.

  • Maison d’édition : Editions  Fleuve
  • Nombre de pages : 359 pages
  • 4ème de couverture : Le pire est arrivé. Mais personne ne vous croit.
    Sasha a toujours voulu un bébé.
    Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on
    lui amène n’est pas le sien.
    La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours.
    Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences.
    Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

La forêt des araignées tristes de Colin Heine


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La forêt des araignées tristes de Colin Heine est un roman atypique classé fantasy mais plus précisément c’est un mélange de steampunk, de roman d’horreur et d’aventures… Un inclassable finalement si l’on veut faire simple et je tire mon chapeau à l’auteur qui s’est lancé dans ce pari avec ce premier roman.

Bastien de Corville, paléontologue et chercheur à ses heures perdues, se trouve sur la Grande Place où une manifestation s’y déroule. Bastien dont le désir est de s’éloigner quelques minutes de la foule présente, profite d’une démonstration publique, c’est l’occasion de survoler la ville différemment qu’en treum ou en gargouille. Mais la montée s’engage à peine qu’une gargouille se heurte à l’engin et c’est l’accident. Un accident déjà, la suite va promettre ? Notre héros serait-il légèrement malchanceux ? Et cet évènement cache-t-il finalement des faits plus importants ?

En parallèle, nous allons faire la connaissance d’Ernest, l’explorateur qui est engagé pour s’aventurer vers de nouvelles contrées mais cette fois-ci l’exploration sera différente qu’à l’accoutumée car la société qui l’engage lui demande d’embarquer un passager exceptionnel. Décidément, dans cet ouvrage, tout est vocation à l’inhabituel, l’insolite ?

La forêt des araignées tristes de Colin Heine est un roman assez dense, avec de multiples protagonistes. La difficulté dès les premières pages est de repérer ces personnages qui évoluent en parallèle les uns des autres sur différents plans et sur des intrigues diverses. Cela peut être assez perturbant pour le lecteur même si l’action démarre rapidement, voire confus de ne pas voir le lien entre chaque scène. Cependant, le mystère et le suspens se distillent et suffisent pour que les pages se tournent seules.

Ce roman est d’une richesse par son contexte et la qualité de détails sur les différents protagonistes. L’univers est orienté sur des aspects steampunk en pleine révolution industrielle mais pas telle que notre Histoire l’a vécue. Dans son roman, Colin Heine revisite les industries à sa sauce avec des automates, des ballons, cette mystérieuse vape produisant l’ignium pour leur fonctionnement et surtout avec l’introduction des gargouilles qui a aussi bien fait évoluer les déplacements dans cette société et notamment l’organisation des zones urbaines. En découlent des descriptions assez grandioses et magiques sur les conséquences liées à cette industrialisation étonnante mais pas seulement car pour l’auteur c’est aussi un prétexte pour aborder les impacts sur la société qui y vit, des plus pauvres comme des plus puissants. Au-delà, ces machines permettent de relever de nombreux défis dans les contrées inconnues masquées par la vape. J’ai beaucoup apprécié ces passages qui promettent de belles et effrayantes aventures en compagnie de l’explorateur de l’histoire, Ernest.

En conclusion, ce roman est dense au travers de ces intrigues politiques, de ces réflexions sociétales, et de ces découvertes nous plongeant parfois à la limite de l’horreur. Colin Heine à l’identique des contrées qu’il décrit est tout aussi un virtuose pour nous faire frissonner avec des créatures de cauchemar.

  • Maison d’édition : Editions Actu SF
  • Nombre de pages : 400 pages
  • 4ème de couverture : Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l’engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d’un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d’un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu’à un fil, il voit son destin basculer. Le voilà pris dans l’engrenage d’une affaire d’espionnage d’envergure internationale, sous les feux croisés d’une société secrète d’assassins, de brutes armées et d’une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu’une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau…

 

Mon ombre assassine d’Estelle Tharreau


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Mon ombre assassine est un thriller signé Estelle Tharreau. Une écrivain que j’avais déjà découvert avec De la Terre dans la Bouche paru l’année dernière, un thriller lui aussi mais qui était plus orienté sur un contexte historique prégnant au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Dans Mon ombre assassine, dès la lecture de la 4ème de couverture, vous saurez lecteur que vous êtes d’ores et déjà dans une lecture bien plus noire. C’est cet aspect qui m’a tentée et surtout ce côté « témoignage » d’une tueuse en série. Merci aux Editions Taurnada une fois de plus pour leur confiance.

Mon ombre assassine démarre de manière très franche avec quelques articles et études sur le sujet des tueurs en série en orientant directement sur ces femmes qui peuvent aussi devenir des serial killer. Nadège est l’une d’entre elle, c’est un fait totalement assumé et déclaré dès le synopsis. Nous la découvrons enfant jusqu’au moment de son jugement lorsqu’adulte, elle finit par être arrêtée et suspectée dans la mort d’un père de famille. Mais comment a-t-elle pu en arriver là ? Et qu’a-t-elle commis pour finalement être suspectée ? Son entourage s’est dit-il douté de quelque chose ?

Une foule de questions va vous assaillir concernant Nadège, cette jeune femme, cette institutrice appréciée de son entourage familial, de ses élèves et de leurs parents, que nous découvrons dès sa petite enfance est-elle ce monstre qui est décrit dans la 4ème de couverture ? C’est une plongée dans sa vie, son quotidien aussi bien à la maison qu’à l’école, ses relations avec ses proches. C’est un contact constant sous la forme d’un témoignage qui va permettre au lecteur de comprendre qui est Nadège.

Cet ouvrage est glaçant, perturbant. D’une part, l’auteur choisit d’aborder un sujet un peu occulté dans la vie courante : les tueuses en série. Eh oui, les femmes aussi sont concernées et finalement peut être plus que nous pourrions le penser. Ainsi, nous apprenons vite qu’elles ont un mode opératoire différent des hommes et qu’elles ne ciblent pas leur victime de la même façon. Estelle Tharreau a en ce sens fait un nombre de recherches que nous ressentons chaque minute dont elle n’hésite pas à nous faire part notamment avec les quelques articles qui parsèment son livre afin de vulgariser certains faits à notre attention. C’est probablement aussi pour nous glacer le sang quant au fil de l’intrigue nous allons visualiser qu’avec les quelques informations en notre possession, nous sommes en capacité de nous douter de certaines choses. Dans un second temps, le contexte, la personnalité, la psychologie de Nadège et même de son entourage englobent un récit si réaliste que cela devient angoissant. Et si finalement Estelle Tharreau avait recueilli un témoignage réel ou bien et si cet auteur était Nadège ? Il serait bien facile d’y croire. Cet écrivain a réussi à se plonger suffisamment dans la peau de son personnage et à étayer ses connaissances au travers de ces recherches pour nous écrire une intrigue qui pourrait paraître vraie.

Les retours au passé soit entre l’enfance jusqu’à la période où Nadège est une jeune adulte et le présent soit le moment où elle est inculpée à l’aube de la trentaine insufflent du suspens, de la terreur aussi car nous lecteurs nous sommes les seules personnes au courant de ses confidences et de sa réelle personnalité. Jusqu’au bout, nous aimerions pouvoir glisser des indices pour aider les enquêteurs mais malheureusement nous sommes juste des spectateurs bien trop passifs pour aider Nadège et cette impression sera récurrente car dès sa petite enfance au cœur de la cellule familiale, toi lecteur, je suis sûre que comme moi tu aurais voulu aider Nadège.

En conclusion, si vous recherchez un thriller bien noir, glaçant et réaliste sur une intrigue orientée sur les tueurs en série version féminine, foncez !

 

  • Maison d’édition : Editions Taurnada
  • Nombre de pages : 227 pages
  • 4ème de couverture : En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession.
    Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs.
    Celle d’une femme manipulatrice et cynique.
    Celle d’une tueuse en série froide et méthodique.
    Un être polymorphe.
    Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir.
    Une ombre. Une ombre assassine.