Les Dames baroques, anthologie dirigée par Estelle Valls de Gomis


 

Les Dames Baroques

  • Edition: Editions du Riez
  • Nombre de pages: 300
  • 4ème de couverture: Anthologie dirigée par Estelle Valls de Gomis

« La Femme Fatale, une figure du quotidien mais aussi de l’imaginaire séculaire : de Circé à Marie-Madeleine, de la Reine Margot à Vampirella, de Marilyn Monroe à Lilith, de la fée Morgane aux succubes les plus vénéneuses, la vamp, la sorcière, l’enchanteresse, la Belle Dame Sans Merci a toujours inspiré les artistes et les écrivains, mais aussi le commun des mortels. Aimée des uns, haïe des autres, elle peuple de ses courbes protéiformes les pages de la littérature. Estelle Valls de Gomis, écrivain et anthologiste, a rassemblé de jeunes auteurs et des plumes confirmées pour vous dévoiler les Salomé et les Iseult de la littérature fantastique et de fantasy. »

Auteurs de cette anthologie :
Carole Grangier, Armand Cabasson, Charlotte Bousquet, Karim Berrouka, Justine Niogret, Daniel Alhadeff, Cyril Carau, Tepthida Hay, Sophie Dabat, Morgane Guingouain, Sire Cédric, Eli Darco, Leonor Lara, Lucie Chenu, Sophie Goasguen, Jean Lorrain, Joris Karl Huysmans, Petrus Borel, Madame D’Aulnoy, Jules Barbey d’Aurevilly

Mon avis:

Cette anthologie a rejoint ma bibliothèque suite à un concours organisé par Blackangel qui m’avait permis de découvrir les éditions du Riez. En regardant le site de la Maison d’édition à l’époque, la couverture de ce livre, son thème et il faut aussi le dire son prix (de mémoire un des moins élevés à l’époque), petit budget oblige, m’avait clairement décidée à acheter cet ouvrage. Par la suite, on avait constaté Blackangel et moi que nous pourrions éventuellement faire une lecture commune ensemble puisque lui aussi disposait des Dames Baroques. Nous avons mis un peu de temps à concrétiser le projet mais enfin c’est chose faite.

J’ai débuté ce livre avec un peu d’appréhension car cela arrive très rarement que je lise des nouvelles et dans ce cas-ci, la 1ère fois que je lisais une anthologie. J’étais rassurée de faire cette lecture avec Black car j’avais peur d’être vite perdue et de ne pas savoir quoi penser car c’est vrai qu’avec des textes si courts, on passe vite à autre chose quand même. Au final, les points que nous faisions sur chaque nouvelle m’ont beaucoup aidée surtout pour la 1ère  par exemple qui m’a laissée totalement de marbre. Je n’ai pas tout compris, le texte était bien écrit mais à part ça je ne serais pas en mesure d’en dire plus . Cependant, je ne me suis pas relâchée et les 2 nouvelles suivantes m’ont déjà paru plus abordables et m’ont beaucoup plu surtout la 2ème. Elle s’intitule « Le baiser de la Sorcière » texte plutôt évocateur sur ce que l’image de la femme inspirait à une époque avec les craintes superstitieuses des populations. J’ai beaucoup aimé ce récit car on était en plein dans l’action, la femme mystérieuse, sorcière ou pas, mais forte face au châtiment subi. L’écriture de ce récit est intense, la fin est étonnante, de bons compromis de l’auteur pour que son lecteur garde en mémoire cette lecture.

Le thème de la femme torturée sera repris par la suite, de manière diverse mais on voit que beaucoup d’écrivains ont cette conception de la femme comme d’autres l’ont associés à plusieurs reprises à l’objet ensorcelé. On oscille entre des récits présentant la femme « forte », fatale, mystérieuse notamment avec l’incidence de la magie, du diable mais aussi faible car au fond elle est aussi un être fragile et parfois justement les deux entremêlées.

Ce qui est intéressant dans cette anthologie, c’est que chaque texte apporte son petit plus, que ce soit par son genre, par l’époque de sa rédaction comme « La Belle aux Cheveux d’Or » de Madame d’Aulnoy ou encore « Le Cachet d’Onyx » de Jules Barbey D’Aurevilly  :qui contrairement à ce qu’on pourrait penser ne donne pas des récits avec des images totalement dépassées de la femme, on y retrouve beaucoup les  conceptions d’aujourd’hui.

Cette anthologie a su aussi me donner un aperçu des textes de certains auteurs que j’aimerais découvrir comme Charlotte Bousquet qui a vraiment une très jolie plume et emporte très vite le lecteur dans son monde ou encore Sire Cédric qui m’a un peu choquée car je m’attendais pas à un tel contenu dans ses textes.

Ma nouvelle favorite est et restera « Les Crocs de la Basilicate » d’Elie Darco, une des plus longues voire la plus longue et je pense que cet élément a joué en sa faveur. J’ai toujours une préférence pour les récits très longs de manière générale car j’aime le détail, la complexité des intrigues et j’ai trouvé ce que je cherchais dans Les Crocs de la Basilicate. Fellenza, le personnage principal m’a vraiment convaincue, une femme anti-héros, un physique qui ne va pas en sa faveur, sa qualité de servante qui ne la met pas en valeur non plus et pourtant cela ne l’empêche pas d’être plus qu’elle n’y paraît. Le sujet du récit était super bien trouvé et le retournement de situation à la fin plutôt bon.

Concernant, les points qui m’ont le plus gênés dans cette anthologie, je dirais que c’est avant tout les récurrences dans les thèmes qu’on trouvait dans plusieurs nouvelles à la suite. La fin de ce livre a perdu toute saveur pour moi personnellement car à force je n’y trouvais plus forcément mon compte dans ses redondances et le manque d’originalité dans les derniers récits. Cette organisation des nouvelles m’a beaucoup titillée de plus, à savoir si l’ordre était voulu ou non, une interrogation qu’on avait en commun avec Black.

Au final, ce livre m’a donné envie de lire les classiques de l’imaginaire ou qui ont inspiré ce genre car dans certaines nouvelles je me suis sentie perdue par mon manque de « culture »; ce livre a été révélateur de ce point pour ma part. Ce livre va m’inciter aussi à lire des ouvrages d’auteurs que j’ai pu repéré comme Charlotte Bousquet, Elie Darco…

Et surtout, ce livre a de grandes chances de plaire à de nombreux lecteurs grâce à la richesse de toutes ces nouvelles, alors n’hésitez pas car les textes sont de qualité.

Je vous invite à aller lire la chronique qu’a rédigé Blackangel. Et merci pour ses échanges Black !!!

Lu aussi dans le cadre du challenge A&M Maisons Partenaires

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8 réflexions sur “Les Dames baroques, anthologie dirigée par Estelle Valls de Gomis

  1. Hello,
    non ta chronique ne fait pas pale figure, je la trouve très bien moi ^^. J’ai mis le lien de ta chronique sur mon blog. Est-ce que je peux me permettre de transmettre le lien de ta chronique à Alexis des Editions du Riez ?

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  2. J’aime beaucoup les écrits d’Estelle Valls de Gomis mais du coup, je ne la connais pas en tant qu’anthologiste. Oui si tu n’as pas l’habitude du format « nouvelle » cela peut être d’autant plus stressant que de lire une anthologie, ou le style diffère à chaque fois.

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  3. Je ne lis que peu de nouvelles, mais j’aime bien ce format, pouvoir me dire était-ce percutant ou non, remplissait-elle bien le sujet ? Des questions que je me pose moins souvent, paradoxalement par rapport à un roman, où les choses sont plus développées, on plus le temps de prendre forme.
    J’aime beaucoup le sujet de cette anthologie, et c’est vrai que c’est une figure qui revient beaucoup dans la littérature ou dans l’art en général.. Comme quoi, même si on souvent décriées, nous les femmes, inspirons quand même beaucoup ! =)

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